Selon une étude de l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) publiée le 1er octobre 2026, 51,6% de la population majeure française a joué à un jeu d’argent et de hasard au cours des 12 derniers mois en 2023 et, en 2022, plus d'un quart des jeunes de 17 ans.
L'indicateur qui permet d'évaluer l'activité du marché des jeux est le produit brut des jeux (PBJ), c'est-à-dire le montant des mises auquel on a déduit les gains versés aux joueurs.
- En points de vente : ≈ 29 000 FDJ, ≈ 14 200 PMU, 202 casinos, 7 clubs de jeux, 233 hippodromes ; jeux de tirage et de grattage, paris sportifs (en monopole FDJ) ; paris hippiques (PMU) ; jeux de casino et clubs de jeux (casino).
- En ligne : jeux de tirage et de grattage (en monopole FDJ) ; paris sportifs, paris hippiques, poker (en concurrence, 17 opérateurs agréés).
- Source : ANJ, PMU, FDJ UNITED, ministère de l’intérieur SCCJ (Service central des courses et jeux) - exploitation OFDT.
Quels sont les jeux qui attirent le plus ?
En France, cinq formes principales de jeux sont autorisées :
- la loterie ;
- les paris sportifs ;
- les paris hippiques ;
- le poker ;
- les machines à sous et les jeux de table.
Le produit brut des jeux (PBJ) s'élève à 14,1 milliards d'euros (Md€) en 2025 dont près de 6 Md€ pour la loterie (soit 42,8% de parts de marché). Viennent ensuite les jeux de casino (19,9% de parts de marché avec 2,8 Md€) et les paris sportifs sur internet (12,5% de parts de marché et 1,7 Md€).
Les paris sportifs sur internet affichent le plus fort taux de progression du PBJ entre 2024 et 2025, avec une progression de 10,4%, devant le poker en ligne (+6,5%) et les jeux de tirage et de grattage en points de vente ou en ligne (+4,9%). Les paris sportifs et paris hippiques commercialisés en points de vente ont un PBJ en baisse. La numérisation croissante des jeux explique cette baisse.
Le secteur des jeux en ligne est en progression de 8,6% entre 2024 et 2025. Ce secteur contribue pour moitié (49,8%) à la croissance entre 2024 et 2025 du marché des jeux d’argent et de hasard.
Les ménages dépensent plus
La dépense annuelle moyenne par personne majeure est elle aussi en augmentation et s’élève en 2025 à 259 euros contre 253 euros en 2024. Les jeux de loterie concentrent la plus grande part des dépenses (111 euros par adulte), suivis des jeux exploités au sein des établissements de casino et des clubs de jeux (53 euros) et des paris sportifs (49 euros). Enfin, les paris hippiques et le poker sur internet viennent en dernière position avec respectivement une dépense de 36 euros et de 10 euros par adulte.
En 2023, la pratique hebdomadaire concerne 11,9% des 18-75 ans, dont 0,8% jouant tous les jours ou presque. Les jeux de tirage et les jeux de grattage sont ceux pour lesquels on observe la plus forte participation, avec respectivement 34,2% et 30,9% des adultes qui ont misé de l’argent au moins une fois dans l’année.
Parmi la population majeure, tous départements confondus, sur 100 000 individus, 122 font l’objet d’une interdiction volontaire de jeu, cette densité étant la plus faible dans le Loir-et-Cher (41 pour 100 000) et la plus élevée dans les Alpes-Maritimes (350 pour 100 000). Les joueurs masculins sont davantage concernés par le jeu problématique comparativement aux joueuses (respectivement 7,5% contre 2,2%).