Les services statistiques des ministères de la justice et de l'intérieur ont publié le 15 octobre 2026 un bilan de la traite et de l'exploitation des êtres humains entre 2016 et 2025. Le document révèle une hausse du nombre de victimes, des personnes mises en cause et des condamnés sur la période.
La traite est le fait de recruter une personne, la transporter, la transférer, l’héberger ou l’accueillir à des fins d’exploitation.
Le nombre de mineurs victimes a doublé en 10 ans
En 2025, les principales victimes de la traite et de l'exploitation des êtres humains sont les femmes (67%). La part des mineurs a également augmenté : les jeunes de moins de 18 ans victimes sont deux fois plus nombreux qu'en 2016.
Les victimes ont subi pour la grande majorité d'entre elles des actes de proxénétisme (49%) et d'exploitation par le travail (36%).
Le nombre de mis en cause a augmenté de 5% par an en moyenne depuis 2016. Ils sont essentiellement des hommes (75%), majeurs (90%) et de nationalité française (60%).
Une réponse pénale stable
Quand la police ou la gendarmerie a constaté une infraction pour traite des êtres humains et y a associé un mis en cause, elle transmet l’affaire au parquet (procureur de la République). En 2025, les parquets ont orienté près de 2 100 personnes mises en cause (+4% par an en moyenne depuis 2016). Le taux de réponse pénale reste stable depuis 2016 (99% des poursuivables), selon le document.
Entre 2021 et 2024, 68% des personnes condamnées ont eu une peine d’emprisonnement ferme.