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© Florence Piot / Stock-adobe.com

Projet de loi visant à renforcer l'État local, articuler son action avec les collectivités territoriales et sécuriser les décideurs publics

Temps de lecture  5 minutes

Le projet de loi vise à renforcer l'État local, en réaffirmant le rôle des préfets. Un "pouvoir de substitution général" leur est attribué. Un nouvelle stratégie nationale d'aménagement du territoire (SNAT) est également annoncée, et un nouveau cadre contractuel défini pour sa mise en œuvre.

Où en est-on ?

  1. Étape 1 validée

    Conseil des ministres

    20 mai 2026

  2. Étape 2 en cours

    Dépôt au parlement

    20 mai 2026

  3. Étape 3 à venir

    Promulgation

Qu'est-ce que la procédure législative ?

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Le 20 mai 2026, le projet de loi a été déposé sur le bureau du Sénat.

L'essentiel du projet de loi

Le projet de loi, qui contient 12 articles, a plusieurs objectifs : 

  • clarifier le rôle de l'État à l'échelle locale ; 
  • simplifier la relation à l'État des élus locaux ; 
  • sécuriser l'action des agents publics et des élus locaux dans l'exercice de leurs compétences.

Il s'agit de renforcer l'État local et recentrer son rôle, dans un mouvement de déconcentration. Les mesures de décentralisation initialement annoncées ne figurent pas dans le texte présenté. La répartition des compétences n'est donc pas modifiée.

L'autorité de l'État se confortera autour de la figure du préfet, représentant de l'État. Ses moyens et pouvoirs sont renforcés, afin de mieux coordonner les politiques publiques territorialisées relevant des services de l'État et de ses opérateurs. Les délégations régionales de l'Agence de la transition écologique (Ademe) seront transférées à des services préfectoraux. 

Le rôle du préfet en tant qu'interlocuteur de proximité et soutien des élus locaux est réaffirmé. Un guichet unique autour du préfet sera créé. Le représentant de l'État sera doté d'un "pouvoir de substitution général" qui lui permettra de se substituer à la collectivité en cas de carence dans l'exercice de ses pouvoirs (absence de décision ou défaillance grave). Cette prérogative pourra être déployée lorsque la carence compromettra le fonctionnement des services publics ou l'application des lois. 

La nouvelle stratégie nationale d'aménagement du territoire (SNAT) sera pilotée par l'État, en partenariat avec les collectivités. La nouvelle stratégie constituera un document socle pour préparer et mobiliser les crédits du plan de partenariat national et régional prévu par le cadre financier pluriannuel 2028-2034 de l'Union européenne (UE). 

Un nouveau cadre contractuel est défini pour la mise en œuvre de la SNAT. Le texte entend renforcer et améliorer la cohérence des contrats d'aménagement du territoire, qui associent l'État, les collectivités territoriales et leurs groupements et d'autres personnes morales (contrats État-Région, contrats État-département...). Les modalités de la contractualisation des politiques publiques entre l'État et les collectivités territoriales et les interactions entre collectivités d'un même bassin de vie sont simplifiées. 

Le rôle central des contrats État-Région est réaffirmé, avec une obligation de signature par les départements et les métropoles pour les projets concernant leur territoire et financés par les régions. Un contrat unique est institué à l'échelle infrarégionale, afin de remplacer les différents dispositifs existants. Des contrats spécifiques sont également créés à l'échelle des départements et des communes. L'entraide entre communes et intercommunalités et le soutien des métropoles au développement des communes rurales sont encouragés. Le rôle d'autorité de gestion des régions et d'organismes intermédiaires des collectivités infrarégionales ou de leurs groupements est clarifié.

Le régime de protection fonctionnelle des gestionnaires publics est redéfini, dans le cadre de la sécurisation des décideurs locaux initiée par la loi du 22 décembre 2025 portant création d'un statut de l'élu local. 

Contexte du projet de loi

Le projet de loi a été annoncé dans le cadre d'un mouvement d'ensemble de décentralisation. Le gouvernement souhaite renforcer la capacité à agir des collectivités territoriales, notamment par la simplification des normes, clarifier l'organisation de l'État et la répartition des compétences et sécuriser les décideurs publics locaux. Le 20 février 2026, un "méga décret" de simplification, composé de deux décrets (décret n°2026-117 et décret n°2026-118) et d'un arrêté, a été adopté. Il prévoit des mesures pour alléger les normes pesant sur les collectivités.

Au Conseil des ministres du 15 avril 2026, la ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation a présenté un projet de loi portant simplification des normes applicables aux collectivités territoriales. Le texte prévoit de renforcer le rôle du Conseil national d'évaluation des normes (CNEN), afin de mieux contrôler la production normative en amont. Plusieurs mesures d'ordre technique sont prévues, afin de fluidifier la gestion quotidienne des collectivités. Ce texte doit prochainement être examiné au Sénat. Un deuxième "méga-décret" de simplification doit par ailleurs être pris d'ici l'été. 

Le gouvernement a également présenté ou annoncé des projets de loi et soutient plusieurs propositions de loi dans des domaines en lien avec la décentralisation : logement, transports, polices municipales, aide sociale à l'enfance, communes nouvelles...

Cette page propose un résumé explicatif du texte pour le grand public. Elle ne remplace pas le texte officiel.

Où en est-on ?

  1. Étape 1 validée

    Conseil des ministres

    20 mai 2026

  2. Étape 2 en cours

    Dépôt au parlement

    20 mai 2026

  3. Étape 3 à venir

    Promulgation

Qu'est-ce que la procédure législative ?

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