La loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 et les capacités des armées

Auteur(s) moral(aux) : Cour des Comptes

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Présentation

Après plus d’un quart de siècle de réduction de l’effort de dépense et du format des armées, la loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 a prévu de porter la part des dépenses militaires à 2% du PIB en 2025 et de créer 6 000 emplois. Cette trajectoire budgétaire de croissance, qui vise à régénérer le capital opérationnel des armées et constitue une première étape vers un « modèle d’armée complet et équilibré », s’inscrit dans un contexte international désormais marqué par le conflit en Ukraine. En raison de ce contexte géopolitique qui fait peser des menaces nouvelles sur le continent européen, et de la compétition stratégique accrue entre les principales puissances mondiales, il ne fait guère de doute que l’actuelle programmation militaire devra être révisée.

Ce rapport dresse un bilan des trois premières années d’exécution de la LPM 2019-2025 et formule trois grands axes de recommandation.

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Sommaire

Préface
Procédures et méthodes
Synthèse
Récapitulatif des recommandations
Introduction

Chapitre I - Les trois premières années d’exécution de la loi de programmation militaire

I - Un objectif de remontée en puissance après un quart de siècle de décroissance
A - La montée des menaces a conduit à mettre fin à un quart de siècle de réduction des moyens des armées
B - La remontée en puissance vise à atteindre en deux étapes un « modèle d’armée complet et équilibré »
C - La construction de la loi de programmation militaire n’a pas reproduit les erreurs du passé

II - Une exécution conforme à la programmation sur la période 2019-2021
A - L’exécution budgétaire au cours de la période 2019-2021 a été conforme à la programmation
B - Les premiers jalons de la remontée en puissance ont été posés, même si des risques budgétaires demeurent

Chapitre II - Les capacités des armées françaises en 2021

I - Une armée fortement employée, qui remplit les missions qui lui sont confiées
A - Les armées françaises réalisent l’engagement opérationnel qui leur est actuellement demandé
B - Les armées contribuent aussi à de nombreuses missions de service public

II - Des armées dont certaines insuffisances n’ont pas encore été redressées
A - Les armées françaises présentent encore des fragilités
B - Beaucoup reste à faire pour atteindre « l’ambition 2030 »

Chapitre III - Vers des choix nécessaires

I - Une croissance de l’effort de défense de plus en plus ardue à soutenir
A - L’impact de la crise sanitaire sur les finances publiques complique la poursuite de l’effort de défense
B - L’actualisation stratégique de 2021 a confirmé la montée et la diversification des menaces

II - Des marges de manoeuvre à identifier et à exploiter davantage
A - Mieux exploiter les opportunités offertes par la coopération européenne
B - Réexaminer le périmètre des activités des armées

III - Un modèle d’armée qui pourrait être contraint d’évoluer
A - La confirmation de « l’ambition 2030 » nécessite de poursuivre les efforts budgétaires
B - Une nouvelle réduction homothétique des capacités des armées mettrait à mal leur cohérence
C - Modifier les priorités entre grandes capacités, comme l’a fait le Royaume-Uni en 2021, implique des choix difficiles

IV - Des processus de décision à améliorer pour préparer les choix
A - Mieux anticiper les évolutions stratégiques et adapter la programmation en conséquence
B - Mieux informer les décideurs politiques des enjeux opérationnels, budgétaires et industriels
C - Améliorer la conduite des programmes d’armement pour mieux capter l’innovation et être plus réactif

Liste des abréviations
Réponses des administrations et organismes concernés

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Fiche technique

Type de document : Rapport d'étude

Pagination : 96 pages

Édité par : Cour des comptes

Collection :

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