Disponible en ligne :
Pour lire les formats PDF et ePub vous avez besoin d’un lecteur adapté.
Avec 61 214 nouveaux cas diagnostiqués en France en 2023, le cancer du sein est le plus fréquent chez les femmes, et est la première cause de mortalité par cancer féminin, avec plus de 12 000 décès par an. Le rapport analyse les résultats du dépistage organisé du cancer du sein, mis en place en 2004, dont le taux de participation reste insuffisant et en recul, ainsi que sa coexistence avec un dépistage individuel. Il examine également l'organisation et la qualité des prises en charge médicales et chirurgicales, l'accès aux innovations thérapeutiques et aux études cliniques, ainsi que les inégalités territoriales et sociales observées. Enfin, il s'attache aux conditions d'accompagnement des femmes dans la période de l'après-cancer, notamment en matière de soins de support, de reste à charge et de conséquences professionnelles. Le rapport formule des recommandations destinées à renforcer l'efficacité, la qualité et l'équité des politiques publiques dans ce domaine.
PROCÉDURES ET MÉTHODES
SYNTHÈSE
RECOMMANDATIONS
INTRODUCTION
CHAPITRE I LE DÉPISTAGE ORGANISÉ DU CANCER DU SEIN, UN DISPOSITIF PROBANT QUI DOIT ÊTRE RENFORCÉ
I - UN RECOURS AU DÉPISTAGE ORGANISÉ STRICTEMENT ENCADRÉ MAIS DONT LE COÛT DOIT ÊTRE PRÉCISÉ
A - Un dispositif promu par l’Organisation mondiale de la santé et adopté par la plupart des pays occidentaux
B - Un dépistage organisé mis en place en 2004 en France et récemment réaménagé
C - Un dépistage organisé confronté à une baisse préoccupante de la participation
D - Des difficultés à évaluer le coût du dépistage organisé
II - UN DISPOSITIF CONCURRENCÉ PAR LE DÉPISTAGE INDIVIDUEL ET QUI A PU ÊTRE CRITIQUÉ
A - Une coexistence avec un dépistage individuel qui présente des lacunes
B - Malgré ses limites, le dépistage organisé est le dispositif de prévention et de suivi le plus efficace
III - DES INÉGALITÉS D’ACCÈS AU DÉPISTAGE ORGANISÉ À CORRIGER
A - Une disparité de l’offre de dépistage pouvant conduire à un renoncement
B - Des comportements divers des femmes corrélés à leurs caractéristiques personnelles et sociales
C - Face à ces difficultés, une multiplicité d’initiatives pour aller au contact de la population
IV - DES ÉVOLUTIONS EN COURS, À ÉVALUER AVANT TOUT DÉPLOIEMENT
A - Une réflexion en vue d’une évolution de la tranche d’âge éligible au dépistage organisé
B - Des études en cours pour différencier le dépistage en fonction du risque
C - Un recours accru au numérique et à l’intelligence artificielle qui doit respecter le principe de surveillance humaine
CHAPITRE II UNE OFFRE DE SOINS DISPARATE, DANS UN CONTEXTE DE FORTE PROGRESSION DES DÉPENSES
I - UN ENCADREMENT DU PARCOURS DE SOINS QUI PRÉSENTE DES LIMITES
A - Un parcours de soins en cancérologie structuré autour d’étapes clefs
B - L’absence d’un référentiel national de prise en charge du cancer du sein
C - Des disparités dans l’application des recommandations de bonnes pratiques et le respect des référentiels
D - Des évolutions progressives dans les prises en charge en établissement, mais des défis persistants
E - Des difficultés de prise en charge et de suivi des patientes
II - UNE ORGANISATION DE L’OFFRE DE SOINS PEU PERTINENTE, DÉGRADANT LA QUALITÉ ET LA SÉCURITÉ DES SOINS
A - Des seuils d’activité qui ne sont pas toujours respectés au sein des établissements autorisés à pratiquer la chirurgie
B - Des prises en charge au sein d’établissements non autorisés au titre de la chirurgie du cancer du sein
C - Poursuivre le rehaussement des seuils de prise en charge chirurgicale dans une logique de qualité et sécurité des soins
III - UN ACCÈS HÉTÉROGÈNE AUX ÉTUDES CLINIQUES ET AUX THÉRAPEUTIQUES INNOVANTES
A - Une recherche clinique française de haut niveau en matière de cancer du sein, bien qu’en léger recul sur le plan international
B - Un accès cependant disparate des femmes aux études cliniques et protocoles de prise en charge innovants
C - Encourager la démarche de désescalade thérapeutique
IV - UNE CHARGE FINANCIÈRE CROISSANTE POUR LE SYSTÈME DE SANTÉ
CHAPITRE III UN ACCOMPAGNEMENT ET DES SOINS ENCORE LACUNAIRES DANS LA PÉRIODE DE L’APRÈS-CANCER
I - LE CANCER DU SEIN, UNE MALADIE QUI FRAGILISE DURABLEMENT LES FEMMES
A - Des conséquences sanitaires
B - Des conséquences financières et l’existence d’un reste à charge lié à la maladie
C - Des conséquences professionnelles
II - L ’ACCOMPAGNEMENT APRÈS CANCER : UNE DIMENSION À DÉVELOPPER ENTRE SUIVI STRUCTURÉ ET SOUTIEN GLOBAL
A - Un accompagnement promu par les pouvoirs publics mais insuffisamment appliqué
B - Les soins de support, essentiels et pourtant insuffisamment financés
C - L’activité physique adaptée en post-cancer : un levier thérapeutique reconnu sans financement pérenne
D - Des obstacles à dépasser dans l’accès aux soins oncologiques de support
CONCLUSION GÉNÉRALE
LISTE DES ABRÉVIATIONS
ANNEXES
- Type de document : Rapport d'étude
- Pagination : 129 pages
- Édité par : Cour des comptes