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La Cour des comptes publie son rapport annuel sur l'exécution et les résultats du budget de l'État en 2025. Le déficit budgétaire de l'État a atteint 124,2 milliards d'euros en 2025, en amélioration de 31,7 milliards d'euros par rapport à 2024 (- 155,9 milliards d'euros) et inférieur de 14,8 milliards d'euros à la prévision de la loi de finances initiale (139,0 milliards d'euros).
Cette évolution positive ne doit pas occulter la fragilité des résultats obtenus en gestion. Le déficit reste élevé et sa réduction résulte d'abord d'une forte hausse des impôts estimée à 14,4 milliards d'euros et d'une réduction des dépenses nettes de - 2,2 milliards d'euros. La dette a encore progressé de 135 milliards d'euros ; l'encours de dette continue de progresser pour atteindre, fin 2025, 2 737 milliards d'euros, soit une augmentation de 1 160 milliards d'euros en 10 ans et de 914 milliards d'euros depuis 2019.
Les recettes fiscales nettes ont atteint 356,4 milliards d'euros en 2025, en augmentation de 30,7 milliards d'euros par rapport à 2024. Les dépenses nettes de l'État ont diminué de 2,2 milliards d'euros par rapport à 2024 pour s'établir à 441,2 milliards d'euros. Près de 12,7 milliards d'euros d'annulations de crédits de paiement ont été opérés.
La Cour des comptes recommande une meilleure articulation des revues de dépenses avec le processus budgétaire et réitère sa recommandation, formulée en 2024, de mettre en place un suivi précis des dépenses en distinguant leur évolution tendancielle, les mesures nouvelles et les économies réalisées.
Procédures et méthodes
Délibéré
Synthèse
Récapitulatif des recommandations
Introduction
Chapitre I Les résultats de l'exercice 2025
I - Une réduction du déficit en comptabilité budgétaire de 31,7 Md€, principalement due à l'augmentation des recettes
A - Une baisse du déficit, qui reste cependant très élevé et toujours supérieur à celui d'avant la crise sanitaire
B - Une forte augmentation des recettes fiscales, portée par des hausses d'impôts
C - Une légère baisse des dépenses du fait d'économies circonstancielles et d'une gestion serrée des crédits
II - Une amélioration du solde plus limitée en comptabilité nationale et une dégradation en comptabilité générale
III - Un endettement toujours croissant, dont le coût dépasse 51 Md€
A - Un alourdissement de la dette particulièrement marqué
B - Une charge de la dette dont le coût, supérieur à 51 Md€, est préoccupant
Chapitre II Les recettes du budget général de l'État
I - Des recettes fiscales tirées par des hausses d'impôts et l'évolution spontanée de l'impôt sur le revenu
A - Au-delà des grands impôts (IR, IS, TVA, accise sur les carburants), des recettes tirées par de nouvelles impositions et des hausses de taxes
B - Une forte augmentation des recettes de l'impôt sur le revenu en raison d'un solde élevé sur les revenus de 2024
C - Une atonie des recettes nettes de TVA
D - Une légère hausse du rendement de l'accise nette sur les carburants
E - Une augmentation limitée des recettes de l'impôt sur les sociétés
F - Des recettes fiscales nettes supérieures aux prévisions en loi de finances du fait de moindres remboursements et dégrèvements
II - Des recettes non fiscales en légère augmentation
A - Des recettes non fiscales portées par les produits des amendes et des participations de l'État
B - Des recettes de fonds de concours et d'attribution de produits en baisse
III - Des dépenses fiscales toujours plus coûteuses et nombreuses, grevant le produit des grands impôts
Chapitre III Les dépenses de l'État
I - Un contrôle budgétaire renforcé, sans impact notable sur l'évolution tendancielle des dépenses
A - Un contrôle budgétaire strict pendant les services votés, sans effet sur le niveau final de la dépense
B - Une faible transparence sur l'évolution tendancielle de la dépense et sur les économies issues des revues de dépenses
C - Malgré des incohérences, une régulation budgétaire qui a permis de contenir la dépense
II - Des dépenses courantes dont la progression reste soutenue, une rigidification croissante du budget de l'État
A - Une augmentation des dépenses courantes principalement liée à la hausse des dépenses de personnel et d'investissement
B - Une progression des dépenses de personnel mieux maîtrisée
C - Un exercice 2026 déjà très contraint
D - Une rigidification des dépenses qui s'accentue
Suivi des recommandations
A - Le suivi des recommandations du rapport sur le budget de l'État en 2023 et 2024
B - Le suivi des recommandations des NEB pour 2024
Liste des abréviations
Annexes
- Type de document : Rapport d'étude
- Pagination : 194 pages
- Édité par : Cour des comptes