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L'Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGESR) évalue dans ce rapport le pilotage de l'offre de formation des universités qui consiste à concevoir, organiser, gérer et évaluer les formations. La mission formule des recommandations pour poursuivre ce mouvement, que ce soit en termes d'outils, de développement de la formation continue ou de renforcement de l'autonomie des universités.
Synthèse
Liste des préconisations
Introduction : un sujet au cœur des préoccupations politiques
1. Les universités ont investi le pilotage de leur offre de formation, principalement dans le champ des diplômes nationaux, afin de répondre aux attentes de la société
1.1. Les gouvernances des établissements se sont saisies de l'enjeu du pilotage de l'offre de formation, bien que celui-ci demeure restreint aux diplômes nationaux
1.1.1. Les gouvernances des établissements ont investi l'élaboration de leur stratégie de formation
1.1.2. Les équipes pédagogiques sont à l'initiative de l'offre de formation avec un pilotage variable exercé par les composantes
1.2. Un pilotage de l'offre de formation qui traduit les missions de l'université, avec un accent important mis sur la professionnalisation
1.2.1. Le pilotage de l'offre de formation participe d'une logique de différenciation des établissements
1.2.2. Un trait commun autour de la professionnalisation
1.3. Les universités doivent composer avec des contraintes bien identifiées, mais disposent de marges de manœuvre à exploiter
1.3.1. Des contraintes externes et internes bien identifiées et intégrées
1.3.2. Des marges de manœuvre pas toujours exploitées
2. Un pilotage qui gagnerait à mobiliser plus systématiquement les outils existants et l'évaluation interne
2.1. Les universités développent des outils, in fine peu exploités dans la prise de décision
2.1.1. Une volonté des gouvernances de s'appuyer sur des indicateurs pour piloter
2.1.2. La mesure de la soutenabilité n'est pas pleinement appropriée même si des démarches sont engagées
2.2. Une évaluation externe utile mais qui doit être réformée, ou a minima simplifiée, et une évaluation interne à conforter
2.2.1. L'évaluation interne de l'offre de formation : une procédure souvent en devenir
2.2.2. L'évaluation externe : une nécessité et un intérêt qui ne sont pas remis en cause, mais une interrogation sur le rapport coût/bénéfice et une demande de simplification
3. Une volonté d'intervention directe de l'État qui doit prendre en compte un besoin accru de régulation à l'échelle territoriale
3.1. Un ministère à la recherche d'un équilibre entre régulation et incitation
3.1.1. Une nécessaire mise en cohérence des outils de l'action publique
3.1.2. Une succession d'appels à projets qui a mis au premier plan les sujets de formation mais qui ne garantit pas suffisamment la continuité et l'équité du service public
3.1.3. Piloter l'offre de formation des universités nécessite de réguler l'offre des établissements d'enseignement supérieur privés
3.2. Au niveau territorial, le rectorat est appelé à jouer un rôle renforcé de coordination des acteurs et de régulation de l'offre de formation
3.2.1. Des collectivités territoriales qui revendiquent d'être davantage associées pour organiser la carte des formations de l'enseignement supérieur
3.2.2. L'échelon de la région académique est appelé à jouer un rôle d'animation d'une gouvernance territoriale stratégique en matière d'offre de formation du supérieur
Annexes
- Type de document : Rapport d'inspection
- Pagination : 90 pages