La taxe sur les transactions financières. Un équilibre délicat entre rendement et régulation.

Remis le :

Auteur(s) moral(aux) : Cour des comptes

Pour lire les formats PDF et ePub vous avez besoin d’un lecteur adapté.

Instaurée en 2012 au lendemain de la crise financière, la taxe sur les transactions financières avait alors trois objectifs : faire contribuer le secteur financier au redressement des finances publiques, réguler les marchés financiers et susciter la création d’une taxe européenne. Près de quinze ans après la création de cette taxe, en réponse à une proposition déposée lors de sa troisième campagne de participation citoyenne, la Cour dresse un bilan contrasté de son évolution. La taxe sur les transactions financières est devenue un instrument de rendement budgétaire significatif, avec un produit de 2,53 milliards d'euros en 2025. Mais ses effets sur la régulation des marchés demeurent limités et sa collecte, bien que peu coûteuse, gagnerait à être plus étroitement suivie. 

PROCÉDURES ET MÉTHODES
SYNTHÈSE 
RECOMMANDATIONS
INTRODUCTION


CHAPITRE I UNE TAXE AU RENDEMENT SIGNIFICATIF EN DÉPIT D’UNE ASSIETTE ÉTROITE

I - UNE TAXE NÉE DANS UN CONTEXTE POST CRISE FINANCIÈRE DE 2008 
A - Plusieurs initiatives inabouties, avant une concrétisation en 2012 
B - Une taxe à forte charge symbolique
II - UNE TAXE STRUCTURÉE AUTOUR DE TROIS COMPOSANTES
A - Une composante principale portant sur l’acquisition de titres de capital ou assimilés, dont le taux a doublé depuis son entrée en vigueur
B - Deux composantes accessoires, dont l’une a été supprimée en 2019
III - UN PRODUIT DE 2,53 MD€ EN 2025, EN DÉPIT D’AMPLES EXONÉRATIONS 
A - Un produit dynamique porté par la composante principale de la taxe 
B - Une prévision fiable malgré une méthodologie peu sophistiquée 
C - Des exonérations destinées à protéger les opérations ayant une utilité économique ou nécessaires à la régulation du marché 
D - Un produit affecté pour partie à l’aide publique au développement 
IV - UN PROJET DE TAXE EUROPÉENNE DANS L’IMPASSE, D’AUTRES DISPOSITIFS SIMILAIRES EN EUROPE
A - Un projet européen qui n’est plus d’actualité 
B - Des initiatives nationales

CHAPITRE II DES EFFETS ÉCONOMIQUES CONTENUS, UNE INCIDENCE FISCALE INDÉTERMINÉE

I - DES INCERTITUDES SUR LE BÉNÉFICE ÉCONOMIQUE ATTENDU, DES OBJECTIFS CONTRADICTOIRES 
A - Des effets attendus positifs ou négatifs, que la théorie seule ne peut départager
B - Des objectifs multiples, dont l’atteinte simultanée est par essence difficile 
II - UNE INTRODUCTION EN 2012 AUX EFFETS CONTENUS, MAIS HÉTÉROGÈNES 
A - Une baisse des volumes de transactions et un élargissement des écarts de cotation traduisant une dégradation, hétérogène, de la liquidité
B - Une recomposition de l’actionnariat des entreprises assujetties au profit des porteurs de long terme
C - Une volatilité insensible à la taxation dans le cas français
III - DES HAUSSES DE TAUX BIEN ABSORBÉES PAR LE MARCHÉ, MAIS DES RECETTES MOINS DYNAMIQUES QUE LES COURS 
A - Des hausses de taux sans contraction proportionnelle des volumes et sans dégradation de la liquidité 
B - Des recettes dont l’évolution ne reflète qu’imparfaitement celle des marchés 
IV - UNE ASSIETTE DÉBATTUE, STRUCTURELLEMENT ÉTROITE ET FRAGILISÉE PAR DES STRATÉGIES D’ÉVITEMENT 
A - La substitution vers des instruments non taxés 
B - Les limites économiques à un relèvement des taux
C - Une taxation des opérations à haute fréquence qui ne produit pas de recettes 
V - UNE INCIDENCE FISCALE FINALE QUI RESTE INCERTAINE, DES RECETTES PROVENANT MAJORITAIREMENT DE L’ÉTRANGER 
A - Des mécanismes de transmission multiples, une incidence fiscale finale incertaine 
B - Des recettes provenant principalement de l’étranger

CHAPITRE III UN PROCESSUS DE COLLECTE PEU COÛTEUX, MAIS EXPOSÉ À DES RISQUES

I - UN RÔLE PRÉPONDÉRANT DU DÉPOSITAIRE CENTRAL DE TITRES 
A - Un circuit inspiré de l’exemple britannique
B - Des mécanismes de déclaration différenciés, un rôle majeur du dépositaire central de titres 
C - Le protocole du 7 septembre 2012 
D - Un processus largement informatisé 
II - UN PROCESSUS PERÇU COMME MAÎTRISÉ 
A - Des administrations généralement satisfaites de la situation 
B - Des professionnels rassurants quant aux risques pesant sur la collecte
C - Des contrôles proportionnés au risque perçu, sans rappel de droits significatifs 
D - Une collecte peu coûteuse pour l’État
III - DES RISQUES RÉSIDUELS À NE PAS NÉGLIGER 
A - Une taxe largement extraterritoriale, au défi de marchés financiers de plus en plus innovants et décentralisés 
B - Un processus en grande partie déclaratif
C - Un suivi statistique lacunaire, un défaut d’orientation vers le contrôle 
D - En dépit des risques identifiés, un transfert de la collecte à l’administration fiscale qui n’est pas souhaitable


CONCLUSION GÉNÉRALE 
LISTE DES ABRÉVIATIONS 
GLOSSAIRE

  • Type de document : Rapport d'étude
  • Pagination : 102 pages
  • Édité par : Cour des comptes