Rapport d'information (...) en conclusion des travaux d'une mission d'information constituée le 24 octobre 2017 sur « La diplomatie culturelle et d'influence de la France : quelle stratégie à dix ans ? »

Auteur(s) moral(aux) : Assemblée nationale. Commission des Affaires étrangères

Présentation

Le présent rapport d'information s'intéresse à la diplomatie culturelle, conçue comme un puissant instrument de politique étrangère. En introduction, les rapporteurs rappellent que la compétition mondiale ne porte plus uniquement sur les ressources et les territoires, mais aussi sur la capacité à innover, à faire valoir des concepts et des idées, à partager une vision du monde, ce qui passe aussi par la création artistique, les langues et les échanges culturels et universitaires. Souhaitant élaborer une stratégie à dix, les rapporteurs tentent de répondre aux questions suivantes : comment passer d'une logique de diffusion à une logique de partenariats durables, de projets collaboratifs moins verticaux ? Comment promouvoir l'expertise française en matière de politiques publiques culturelles, de rémunération de la création ? Comment articuler les priorités de politique étrangère comme le développement, l'éducation, les droits des femmes, avec la diplomatie culturelle de la France ? Comment mieux répondre aux attentes des jeunes publics ? Quelle stratégie numérique adopter dans les années à venir ? Quelles priorités géographiques se donner ? Comment mieux accompagner nos industries culturelles et créatives dans leur expansion internationale ? Comment trouver un équilibre entre intervention publique et logique de marché ?

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Sommaire

INTRODUCTION

RÉSUMÉ ET PROPOSITIONS DU RAPPORT

TRAVAUX DE LA MISSION

ÉTAT DES LIEUX
 1. La diplomatie culturelle n’est ni un gadget, ni un moyen de compenser notre puissance déchue, c’est un puissant vecteur de notre politique étrangère
 2. Le contexte a changé : moins qu’à une « mort de la culture française » nous faisons face à la perte d’une rente de situation
 3. La révolution des modes de production, de diffusion et de consommation culturels affecte notre diplomatie culturelle
 4. La France jouit encore d’une image d’exception et de leviers d’action, mais rien n’est acquis et les moyens sont en baisse : il faut interroger la matrice de notre action culturelle extérieure
 5. Tirer parti d’un contexte politique porteur pour mener une réflexion stratégique

PISTES DE RÉFLEXION

I. UNE CERTAINE IDÉE DE LA CULTURE : DU RAYONNEMENT AU DIALOGUE CULTUREL

1. Culture et action internationale : mieux articuler notre diplomatie culturelle et notre agenda diplomatique
 a. Inscrire notre diplomatie culturelle dans l’espace francophone
 b. Promouvoir la diversité et le principe d’exception culturelle
 c. Articuler diplomatie culturelle et développement
 d. Agir dans les zones de conflit et les pays en transition
 e. Réinventer notre diplomatie culturelle en Afrique et en Europe

2. Coopération culturelle : d’une logique de rayonnement à une logique de partenariat
 a. Encourager les coopérations et les projets croisés
 b. Développer les mobilités des professionnels
 c. Gagner en visibilité : grandes manifestations et évènements
 d. Avoir une approche sectorielle

3. Expertise : un environnement propice, des atouts à faire valoir, une nécessaire coordination des acteurs
 a. Un contexte propice et des atouts à faire valoir
 b. Prospecter et orienter, structurer et piloter le secteur, valoriser notre expertise et trouver un modèle économique

4. Soutien aux industries culturelles et créatives : quelques progrès à faire
 a. Un poids significatif dans l’économie dans un contexte en pleine mutation
 b. Le soutien aux ICC a enfin été intégré à notre politique d’influence
 c. Il existe encore des marges de progrès : quelques axes de travail

II. SAVOIRS, LANGUE ET ÉDUCATION : LA FRANCE EST-ELLE ENCORE UNE « GRANDE PUISSANCE INTELLECTUELLE » ?

1. La France n’a plus « le monopole du savoir et de l’universalité », mais elle doit continuer de se donner les moyens de rester une « grande puissance intellectuelle »
 a. La diplomatie scientifique et universitaire doit être au cœur de notre diplomatie d’influence
 b. Dans un contexte particulièrement compétitif, la France peine à maintenir son rang
 c. Une politique axée sur l’accueil des élites et la signature de grands partenariats universitaires

2. Par quelles voies demeurer une « grande puissance intellectuelle » : quelques pistes de réflexion
 a. Accompagner l’ouverture à l’international de notre enseignement supérieur
 b. Renforcer l’inscription de la recherche française dans les programmes scientifiques internationaux
 c. Favoriser les conjonctions entre diplomaties culturelle, universitaire, économique et de développement

III. NUMÉRIQUE ET AUDIOVISUEL : L’URGENCE D’UNE STRATÉGIE PLUS OFFENSIVE ET CONCERTÉE

1. Intégrer pleinement l’outil numérique à notre diplomatie culturelle : pour une stratégie intégrée
 a. Un immense potentiel à exploiter
 b. La nécessité d’une stratégie unifiée

2. Soutien aux chaînes de notre audiovisuel extérieur : l’urgence d’une réflexion sur les priorités stratégiques et les moyens
 a. Doter France Medias Monde d’une visibilité sur ses objectifs et ses moyens
 b. Accompagner la mue de TV5 Monde première chaîne francophone
 c. Soutenir la transformation d’ARTE en véritable chaîne européenne

3. Coopération audiovisuelle : pour une action à 360°
 a. Favoriser la création d’un pôle d’expertise médias autour de CFI et de l’AFD
 b. Quelles orientations stratégiques pour notre coopération medias ?
 c. Intégrer les groupes privés à notre réflexion

IV. MOYENS FINANCIERS ET HUMAINS : EN FINIR AVEC LA GESTION DE LA PÉNURIE

1. Arrêter de faire du programme 185 l’éternelle variable d’ajustement budgétaire
 a. Stopper la baisse des crédits et donner de la visibilité à moyen terme aux opérateurs
 b. Mener une réflexion autre que comptable sur les moyens humains
 c. Promouvoir – sans illusions – les formes alternatives de financement

2. Avoir une meilleure connaissance et évaluation de l’impact de notre diplomatie culturelle
 a. S’appuyer sur des études approfondies et se doter d’indicateurs pertinents
 b. Établir une cartographie précise de notre action culturelle extérieure

3. Synergies-coopérations-réformes : quel mécano institutionnel ?
 a. Le réseau : conforter le centre de gravité de la diplomatie culturelle
 b. Clarifier la mission de l’Institut français : future « grande agence culturelle européenne » ou opérateur du ministère ?
 c. Porter une attention plus grande à l’action culturelle des territoires
 d. Renforcer les synergies entre ministères de la culture et des affaires étrangères

EXAMEN EN COMMISSION

ANNEXE N°1 : LISTE DES PERSONNALITÉS RENCONTRÉES PAR LES CO-RAPPORTEURS

ANNEXE N°2 : L’INSTITUT FRANÇAIS DE PARIS

ANNEXE N°3 : PLAN POUR LE FRANÇAIS ET LE PLURILINGUISME

ANNEXE N°4 : ETAT DES LIEUX DE L’ACTION INTERNATIONALE DU MINISTÈRE DE LA CULTURE

GLOSSAIRE

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Fiche technique

Type de document : Rapport parlementaire

Pagination : 173 pages

Édité par : Assemblée nationale

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