Interview de M. Philippe de Villiers, président de Combat pour les valeurs, à Antenne 2 le 24 mai 1992, sur les objectifs de son mouvement, notamment la lutte contre la corruption et la préparation des élections législatives de mars 1993 avec la "Charte de l'alternance", et son refus du traité de Maastricht.

Résumé

Thèmes abordés.<br>- La lutte contre la corruption : commentaires sur l'affaire Tapie (dénonciation de son "inculpation médiatique", critique du gouvernement pour avoir pris "un homme à risques"), sur la distinction entre les pratiques irrégulières de financement et les cas d'enrichissement personnel, sur l'action de M. Pierre Bérégovoy dans ce domaine.<br>- La démarche de Combat pour les valeurs : présentation du mouvement fondé sur le "sentiment de rejet de François Mitterrand" et la "mollesse" de l'opposition, se réclamant de Tocqueville, Von Hayek, Soljenitsyne, Vaclav Havel et de la Résistance française ainsi que celle des pays de l'Est contre le communisme (refus de la filiation politique avec le maréchal Pétain) et ouvert à "tous les Français" - y compris aux électeurs du Front national -, évocation des prochaines échéances politiques ("Charte de l'alternance" pour les candidats aux législatives de 1993), de la cohabitation ("si l'opposition cohabite, nous perdrons l'élection présidentielle"), et du caractère moral de l'alternance (avec notamment, à terme, l'abolition de la loi sur l'IVG "qui a échoué".<br>- La campagne en faveur du "non" au traité de Maastricht : exigence d'un référendum, dénonciation du "piège moral installé par François Mitterrand" ("ceux qui sont contre Maastricht sont contre l'Europe"), du coût du traité, de l'ouverture des frontières à l'immigration, du pouvoir technocratique de Bruxelles (réforme de la PAC) et du droit de vote accordé aux étrangers-présentation de la "communauté européenne des peuples libres" en tant qu'alternative (traité d'arbitrage et de sécurité et instauration d'un grand marché à l'échelle continentale, accueil des pays de l'Europe de l'Est dans les instances politiques de la CEE).- 34 PAGES