Interviews de M. Jacques Delors, membre du bureau national du PS et ancien président de la Commission européenne, dans "Le Nouvel Observateur" le 20 mars 1997, "Les Echos" et RTL le 25 et "La Montagne" le 9 avril, sur l'évolution du projet européen, la construction de l'Union économique et monétaire (UEM) et les conditions de l'élargissement de l'UE.

Résumé

Bilan positif des progrès du modèle social européen, avec les "eurogrèves" et "euromanifestations" à Bruxelles ("premier pas de l'Europe des citoyens"), à l'annonce sans concertation de la fermeture de Renault Vilvorde. Historique et évaluation du projet européen : Acte unique en 1992, l'UEM, "rampe de lancement de l'union politique".<br>- Les courants d'opposition à la monnaie unique, l'insuffisance du Pacte de stabilité ("frein monétaire et frein budgétaire" en l'absence de croissance, sans réelle coopération économique). Les conditions du passage à l'euro : appliquer le traité de Maastricht, banque centrale indépendante et gouvernement économique-appréciation "en tendance" des critères de convergence, avec période de transition pour certains pays.<br>- Les propositions de J. Delors pour la conférence intergouvernementale (CIG) en vue de l'élargissement de l'UE : réforme des institutions communautaires, avec notamment l'élection d'un président de l'Union européenne, la perspective d'une fédération d'Etats-nations et des "noyaux durs" à différents stades de coopération. Evocation des divergences franco-allemandes ("concilier élargissement et approfondissement").<br>- Les modèles sociaux en Europe (britannique, nordique et latin), du libéralisme "à l'anglo-saxonne" à l'économie sociale de marché. Les 3 "piliers" de l'Europe sociale : concurrence, coopération technologique, solidarité interrégionale (politiques structurelles).- 12 PAGES