Interviews de Mme Catherine Trautmann, ministre de la culture et de la communication, à France 3 le 28, à Europe 1 le 29 et dans "La Montagne" le 31 janvier 1998, sur le projet de réforme de l'audiovisuel , l'aide au court métrage et son rôle de porte-parole du gouvernement.

Texte intégral

France 3 - mercredi 28 janvier 1998

E. Lucet : Pourquoi avez-vous souhaité un renforcement des pouvoirs du CSA ? Est-ce que vous avez le sentiment que l'audiovisuel n'est pas assez contrôlé en France ?

C. Trautmann : Ce qui m’a paru le plus important, et ma mission, c’est de pouvoir garantir aux téléspectateurs une télévision de qualité, une télévision aussi qui respecte le pluralisme, l’indépendance de l’information. Et pour y parvenir, j'ai souhaité proposer en débat à l'Assemblée un projet de loi qui comporte un certain nombre de mesures qui sont plus efficaces et plus opérationnelles que ce qui a été le cas aujourd'hui. Cela suppose le renforcement de l'autorité qui contrôle et qui permet de réguler ; des règles de concurrence claires. Cela permet de savoir que lorsqu'on peut zapper et choisir une télévision – puisque maintenant le téléspectateur en a beaucoup dans les choix qu'il peut faire – eh bien la qualité et en même temps le respect est assuré en matière d’information.

E. Lucet : Les professionnels attendaient notamment sur ce projet de loi, le problème des seuils de concentration au sein des télévisions privées. On a l’impression que vous êtes un petit peu en retrait par rapport à ce que qui a pu être dit dans la campagne des élections législatives par exemple ?

C. Trautmann : J’ai pris en charge parfaitement les questions qui ont été posées dans le débat sur les seuils capitalistiques, ce qui est à distinguer de la concentration. En effet, les deux questions auxquelles je voulais répondre, c’est comment séparer les activités, et le risque d'influence, d'une entreprise qui a des activités qui dépendent de marchés publics, avec l’activité audiovisuelle de création et d’information…

E. Lucet : Mais c’est un peu en retrait…

C. Trautmann : Non, ce n'est pas du tout être en retrait, car ce que je propose dans la séparation des activités, c'est plus efficace : l'interdiction, la non-possibilité d'être dirigeant d'une chaine de télévision et, en même temps, responsable dans l'autre entreprise qui dépend du marché public. C'est une règle qui est particulièrement efficace. Par le statut de l'entreprise et la transparence, qui permet au CSA de contrôler, d'avoir une information sur l'existence de ces marchés publics, on rentre si vous voulez dans une procédure qui donne toute garantie. J'ai choisi donc de répondre par des règles plus efficaces et par la transparence.

E. Lucet : Dernière question, un peu dictée par l'actualité, concernant l'actualité plus grave du dossier Elf qui touche aussi R. Dumas. Quel est votre sentiment et pensez-vous que la justice doit pouvoir s'appliquer quelle que soit la situation ? Est-ce que vous parlez de justice spectacle ou de justice équitable ?

C. Trautmann : La justice s'applique à tout citoyen dans le respect nécessaire de la présomption d'innocence et de la personne.

E. Lucet : Donc, vous pensez que les juges doivent pouvoir continuer à poursuivre leur enquête et pouvoir faire leur enquête sans problème y compris si cela concerne le président du Conseil constitutionnel ?

C. Trautmann : En tout état de cause, la justice doit suivre son cours. Il en va pour la justice comme il en va de la démocratie. Je parlais du projet de loi qui, pour moi, doit garantir l'information et la possibilité d'avoir un respect de l'identité culturelle au travers de l'audiovisuel pour l'ensemble des citoyens, pour l'ensemble des téléspectateurs. C'est un enjeu important. Je crois que la justice fait partie de ces garanties que chacun est en droit d'attendre.


Europe 1 - jeudi 29 janvier 1998

J.-P. Elkabbach : Vous avez lancé le débat-hier. S'agissait-il du projet de loi sur l'audiovisuel ou d'un avant-projet de loi ?

C. Trautmann : Il s'agit des grandes orientations que j'ai proposé d'inscrire dans le projet de loi que je déposerai au Parlement en avril pour un débat dont je souhaite qu'il se tienne en mai ou juin, c’est-à-dire d’ici l’été. Pourquoi ? Parce qu’il est important de pouvoir répondre à plusieurs questions. Deux questions se posent fondamentalement aujourd'hui, auxquelles j'ai voulu répondre : celle du respect du téléspectateur, avec des procédures de transparence et de garantie qu'il n'y ait pas d'influence de groupes industriels sur l'information ou la création audiovisuelles. Ça c'est la première question. La deuxième question qui est posée, c'est celle du développement technologique et du marché, et ce sont les procédures, là aussi, de régulation que j'ai proposée.

J.-P. Elkabbach : Pourquoi ? On méprise aujourd'hui le téléspectateur ? On ne lui donne pas une information honnête ?

C. Trautmann : Je pense que ce qui est une question, un soupçon débattu depuis des années après ce qui a été engagé par la séparation entre le politique, du côté de l'État, et les chaînes publiques…

J.-P. Elkabbach : Ça marchait plutôt bien.

C. Trautmann : On peut dire que ça a pu marcher, on peut dire qu'il y avait des défauts. Aujourd'hui ce qui est important c'est de trouver pour les entreprises qui représentent 50 000 emplois, 50 milliards de chiffre d'affaires.

J.-P. Elkabbach : C'est-à-dire beaucoup mais pas grand-chose ?

C. Trautmann : Beaucoup pour nous mais pas suffisamment aux yeux des concurrents. Il faut renforcer ce secteur, soutenir le développement des entreprises publiques et privées, et assurer au téléspectateur que dans la diversité de l'offre qui est disponible aujourd'hui, eh bien les processus normaux qui garantissent une qualité d'information, qui garantissent une qualité d'émission, une transparence aussi des intérêts soient assurés. Voilà pourquoi je propose la séparation entre les activités de communication au travers de groupes qui réunissent les participations en capital ; un seul objet, la communication par rapport à d'autres activités industrielles dont des activités dépendantes de marchés publics.

J.-P. Elkabbach : Et vous pensez que ça ne va pas affaiblir les entreprises liées à l’audiovisuel en France. Dans certains cas, elles avaient besoin de s’adosser, dans les secteurs de la communication, à de grands groupes puissants industriels. Vous voulez les séparer. N’est-ce pas peut-être un risque de fragilité ?

C. Trautmann : Certains y ont vu une attaque des grands groupes, d'autres disent : ça n'est pas suffisant. On ne fait pas une loi pour faire plaisir à tel ou tel, on fait une loi pour avoir des mesures et des règles efficaces et utiles aux entreprises et aux téléspectateurs. Pourquoi est-ce que c’est intéressant ? Parce que ça permet de ne pas confondre les objectifs, de ne pas avoir, par exemple, des activités audiovisuelles qui servent un autre intérêt industriel, mais de traiter l’intérêt de la communication en soi.

J.-P. Elkabbach : Par exemple ?

C. Trautmann : Par exemple, lorsqu’on décide de supprimer ou d’acquérir certaines activités ou sociétés dans la communication, que ce soit une télévision, que ce soit un titre de journal, de presse écrite, on peut le faire simplement parce qu'on souhaite être présent dans ce secteur ; on peut le faire parce qu'on a une stratégie de groupe. Ce que je propose c'est de consolider et renforcer des groupes de communication qui nous aident dans la concurrence internationale.

J.-P. Elkabbach : Et le seuil de concentration dans la télévision privée ne sera pas abaissé. Est-ce que, d'une certaine façon, là, c'est une preuve de réalisme parce que je pense que le parti socialiste, pendant la campagne électorale, voulait le faire ?

C. Trautmann : Parce que cette solution avait paru répondre à la question qui empêchait des groupes d'influer. Quand on prend la situation des groupes actuels, si on prend le cas du groupe Bouygues, si on prend le cas du groupe de la Générale des Eaux, on se rend compte qu'ils ne sont pas au seuil actuel et pourtant certains mettent en doute le fait qu'ils ne contrôleraient pas les télévisions qui dépendent d'eux. Donc je pense que c'est par la clarification, par la séparation et puis, par une autre mesure que peuvent parfaitement comprendre les Français : un responsable de chaîne ne peut pas avoir une responsabilité de direction dans l'entreprise industrielle qui est actionnaire. Cette séparation d'intérêts, cette séparation de décision permet à chacun d'être responsable et d'avoir aussi, vis-à-vis des actionnaires, par le système du directoire et du conseil de surveillance, un fonctionnement d'entreprise beaucoup plus respectueux des règles actuelles.

J.-P. Elkabbach : Face à la révolution technologique qui est en cours, à Internet, au virtuel, au téléphone qui sera associé à l’écran, est-ce que la France ne va pas être affaiblie par toute sorte de réglementations ?

C. Trautmann : Justement pas parce que ce qui manque à la France aujourd'hui, je l'ai dit, d'une part se sont les groupes de communication très puissants – publics-privés, j'entends bien les deux –, d'autre part se sont des procédures qui permettent d'assurer une concurrence équitable et qui favorise les entreprises, que ce soit les producteurs, que ce soit les diffuseurs. Cette loi va simplifier, clarifier les compétences de l’État et renforcer les pouvoirs du CSA. Par rapport à la concentration, une mesure nouvelle : jusqu'à présent le CSA n'intervenait pas en donnant son accord ou un avis défavorable en cas d'acquisition ou prise de part dans une société ; aujourd'hui, il pourra s'y opposer. C'est une mesure très importante.

J.-P. Elkabbach : C'est un très, très vaste sujet. On est obligé d'aller vite et vous êtes pleine de votre sujet. Est-ce que vous pensez que de nouveaux groupes vont arriver dans le domaine de la communication ?

C. Trautmann : De toute façon de nouveaux groupes vont arriver par le développement des chaînes thématiques, par les mouvements d'actionnaires. C'est la raison pour laquelle je ne veux pas jouer au Monopoly avec les entreprises. Ce n'est pas le moment de déstabiliser les groupes au moment où l'on défend nos intérêts nationaux sur le plan mondial.

J.-P. Elkabbach : Vite, pour la télévision publique. France 2 et France 3 restent ensemble dans votre esprit ?

C. Trautmann : Un groupe qui est constitué des deux chaînes, oui.

J.-P. Elkabbach : La 5 et la Sept-Arte vont fusionner ?

C. Trautmann : Vont fusionner, exact. Cela fait deux pôles.

J.-P. Elkabbach : Pourquoi on renonce à tout placer sous l'autorité de France Télévision ?

C. Trautmann : Le débat n’est pas fini puisque pour les entreprises qui sont dans l'audiovisuel extérieur, la question sera présentée dans deux semaines environ au conseil des ministres.

J.-P. Elkabbach : Vous négociez avec Bercy l’augmentation des ressources mais ce n’est pas inscrit dans la loi future ?

C. Trautmann : L’augmentation et la pluriannualité. Cela dépend de la loi de finances et nous y travaillons avec D. Strauss-Kahn.

J.-P. Elkabbach : Votre préférence à vous Madame Trautmann. Est-ce que c’est autant ou moins de pub sur les chaînes du service public ou une augmentation des ressources publiques, c’est-à-dire une dotation nouvelle ou une nette augmentation de la redevance ?

C. Trautmann : C'est un système différent, modifié, de ressources publiques et de prélèvements car je crois que le système de la redevance ne satisfait ni le téléspectateur ni celle qui est en charge de fournir aux entreprises publiques leurs ressources. Donc, il faut réformer ce système. C'est ce que nous voulons faire, baisser aussi les ressources publicitaires.

J.-P. Elkabbach : Vous, vous vouliez apparemment un CSA de six au lieu de neuf membres. Vous renoncez à cette idée ?

C. Trautmann : Je n'y ai pas complètement renoncé. Je ne l'ai pas évoquée dans cette communication. Je pense que le resserrement du nombre des membres du CSA avec l'augmentation des compétences renforce l'autorité, la collégialité de cette instance.

J.-P. Elkabbach : Le débat est en cours. Vous avez vu qu'il va être passionné. Vous lisez probablement la presse. Vous avez vu les titres « la montagne accouche d'une souris », « c'est un pétard mouillé », « c'est une petite loi » dit Libération ; Le Monde : « les lobbies font la loi » ; M. Douste-Blazy ironise, qu'est-ce que cela vous fait ?

C. Trautmann : J'ai trouvé que la loi de M. Douste-Blazy n'était pas vraiment une loi qui traitait le problème de la régulation économique et c'est bien parce qu'elle n'était pas suffisante que j'ai dû me remettre au travail. Tout le monde m’a dit « nous n'avons pas besoin d'une loi supplémentaire sauf pour traiter ces deux questions » auxquelles je réponds : indépendance de l'information et de la création audiovisuelle et deuxièmement, régulation économique, procédures de transparence vis-à-vis des entreprises et du téléspectateur.

J.-P. Elkabbach : À votre avis, la loi qui portera probablement votre nom survivra à une prochaine alternance ?

C. Trautmann : Ce que je propose ce sont des règles simples, plus efficaces que ce qui existe aujourd'hui de façon à pouvoir s'adapter et ne pas surcharger par des réglementations tatillonnes et gêner le développement de ce secteur.

J.-P. Elkabbach : Vous êtes optimiste.

C. Trautmann : Je suis optimiste.

J.-P. Elkabbach : La communication est une partie de vos activités. Vous êtes aussi porte-parole du gouvernement, ministre de la culture. Où pensez-vous être le plus efficace ?

C. Trautmann : J'essaye d'être efficace dans les deux secteurs qui sont principalement mon activité c'est-à-dire la culture où il y a beaucoup à faire et puis bien sûr, aussi, la communication où là je suis en pleine actualité avec ce travail sur le projet de loi.

J.-P. Elkabbach : Vous ne citez pas le porte-parolat ?

C. Trautmann : Le porte-parolat est une tâche que je remplis au nom de l'ensemble du gouvernement. Je la valorise évidemment beaucoup mais j'ai à réussir les projets que je mène sur le terrain politique en culture et en communication comme soutenir la création, ouvrir la création au public. Je crois que cela est un défi pour notre vie sociale. C'est ce qui me paraît le plus important.

J.-P. Elkabbach : Donc, c’est un cumul excessif et peut-être fatiguant ?

C. Trautmann : Excessif, c'est vous qui le dites. Fatiguant ? Je ne le crois pas. J'y dépense de l'énergie mais ce qui m'importe c'est d'être au service de ceux qui m'ont permis d'être là où je suis.


La montagne - samedi 31 janvier 1998

La Montagne : Une réforme de la législation sur l’audiovisuel sera déposée au printemps. Quelles sont les raisons de cette initiative, quelle en est la finalité et que peuvent en attendre les téléspectateurs ?

Catherine Trautmann : Avec cette loi, j’ai plusieurs objectifs :
- éviter une trop grande proximité entre les chaînes de télévision et les grands groupes industriels qui passent des marchés publics ;
- assurer le développement de notre secteur audiovisuel en pleine expansion en régulant mieux la concurrence ;
- fortifier notre service public que je crois plus que jamais nécessaire au pluralisme.
Transparence, concurrence, pluralisme sont les maîtres mots de mon projet. En agissant ainsi pour des règles du jeu claires et efficaces, j’agis d’abord pour le téléspectateur, pour qu’il dispose d’une télévision diversifiée, indépendante et de qualité.

La Montagne : Le succès du festival qui lui est consacré à Clermont-Ferrand en atteste : le court métrage s’est désormais affirmé. Comment votre ministère pourrait-il en assurer une présence plus large dans les salles obscures ?

Catherine Trautmann : Le court métrage connaît aujourd’hui un véritable renouveau. Arnaud Despléchin, Pascale Ferran, Laurence Ferreira-Barbosa, Mathieu Kassovitz et bien d’autres encore ont commencé par réaliser des courts métrages avant de se lancer dans des longs métrages avec le succès qu’on leur connaît. Or, la diffusion du court métrage dépend aussi de la manière dont le public le perçoit. Des festivals comme celui de Clermont-Ferrand jouent un rôle majeur pour faire connaître cette forme particulière d’expression cinématographique.

Le CNC intervient déjà pour soutenir la diffusion en salle des courts métrages, que ce soit en première partie de programme ou en programme complet. Ainsi, une trentaine de courts métrages sont achetés en première partie chaque année. Je souhaite aussi souligner le rôle de l’Agence du court métrage qui travaille avec près de 250 salles programmant chaque semaine un court métrage. J’ai demandé parallèlement au CNC de travailler au renforcement de certaines mesures en faveur des sociétés de production et de distribution qui se consacrent au court métrage.

La Montagne : Vous inaugurez aujourd’hui, dans le Puy-de-Dôme, une salle de spectacle dans une commune limitrophe d’une banlieue « populaire ». Selon vous, de quelle façon doit être prise en compte la donnée culturelle parmi les facteurs propices à l’intégration ?

Catherine Trautmann : La dimension culturelle de l’intégration est la plus fondamentale, car c’est précisément la confrontation et parfois le conflit entre les cultures qui semble faire obstacle à l’acceptation de l’autre et de ses différences.

Parmi les facteurs d’intégration, ce n’est pas tant la culture en soi qui facilitera l’échange et la reconnaissance mutuelle, mais plutôt la conception que nous avons de la culture.

Pour moi, la culture doit être ouverte et partagée. Ni repli communautaire ni refus de reconnaître des identités singulières. Les discours de haine et de rejet accréditent la thèse d’une intégration culturelle impossible en niant les traits communs et les valeurs universelles qui animent chaque peuple, chaque réforme.

Pourtant, la culture d’une communauté humaine, quelle qu’elle soit, n’est jamais qu’une représentation singulière de sentiments universels, vécus et partagés par tous. Et ces représentations ou les formes artistiques de ces représentations empruntent toujours à des influences extérieures.

Tous les arts témoignant de ces échanges et de ces emprunts féconds sans lesquels aucune évolution n’est possible, aucune création ne serait une proposition originale ou un regard nouveau sur le monde.

Ma responsabilité, en tant que ministre de la culture et de la communication, est de multiplier les lieux et les occasions de ces échanges culturels indispensables à la connaissance, la reconnaissance et l’acceptation de l’autre.

La Montagne : Culture et politique relèvent de deux approches d’une réalité. Sont-elles toujours conciliables ?

Catherine Trautmann : L’action politique consiste à appréhender la réalité d’un secteur et à définir les champs d’intervention de l’État.
Ministre de la culture et de la communication, j’affirme que l’intervention de l’État est indispensable pour soutenir la création, favoriser l’expression de nouvelles cultures et en permettre l’accès à l’ensemble des Français. C’est cet objectif qui conduit mon action depuis sept mois au ministère.

La réorganisation des directions, la reconstruction du budget amorcée cette année, l’installation de groupes de travail avec les professionnels des différents secteurs sont autant de chantiers au service d’un plus grand accès aux pratiques culturelles.

Les enseignements artistiques sont au cœur du dispositif. La France doit valoriser son patrimoine, la création, la production et la diffusion des œuvres artistiques et, parallèlement, faire entrer dans notre temps quotidien un apport culturel vital pour chacun.

Ce n’est pas au politique de définir ce que doit être la culture, le politique est là pour donner toute sa place à la culture dans le service public.

Enjeu de démocratie, la culture est également facteur de transformation sociale.