Interview de M. Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué chargé des transports, à Radio J le 4 mars 2021, sur l'évolution de la situation épidémique, le passeport sanitaire et les transports aérien et ferroviaire.

Texte intégral

LEA MOSCONA
En toute franchise, c'est l'invité politique de Christophe BARBIER. Bonjour Christophe.

CHRISTOPHE BARBIER
Bonjour Léa.

LEA MOSCONA
Et ce matin, vous recevez Jean-Baptiste DJEBBARI.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Jean-Baptiste DJEBBARI, bonjour.

CHRISTOPHE BARBIER
Bonjour monsieur BARBIER.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Vous êtes en charge des Transports au Gouvernement. Deux poids, deux mesures expliquait hier soir Daniel FASQUELLE, le maire LR du Touquet, parce que le Pas-de-Calais sera confiné ce week-end mais aucun département d'Ile-de-France. N'a-t-il pas un peu raison ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Je crois que la philosophie qui prévaut c'est semaine…, c'est celle à la fois de regarder très factuellement les données épidémiologiques et de s'assurer de l'adhésion d'un maximum d'élus des territoires. Or vous savez que dans le Pas-de-Calais, certains élus se sont prononcés, sans préempter de ce que dira le Premier ministre ce soir, mais se sont prononcés pour accompagner un confinement le week-end, alors que les élus d'Ile-de-France sont plutôt écartés au motif que d'autres mesures complémentaires pourraient venir apporter une protection, apporter une protection supplémentaire. Donc moi, je redis ce que j'ai dit à plusieurs reprises mais il me semble qu'une bonne stratégie sanitaire, c'est celle qui protège en dur si je puis dire sur le plan des mesures sanitaires, et c'est celle qui suscite l'adhésion des élus et des populations.

CHRISTOPHE BARBIER
Mais il y aura des mesures complémentaires. On peut imaginer une mesure contre les attroupements ou contre les groupes de personnes trop importants s'il y a du soleil.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Vous savez qu'on a vu notamment la semaine dernière sur les quais de Seine à Paris et dans d'autres endroits effectivement des attroupements qui paraissent là pour le coup ne pas présenter toutes les garanties sanitaires de non circulation du virus, donc le Premier ministre et Olivier VERAN auront à s'exprimer ce soir. Je pense qu'ils seront très précis sur le sujet.

CHRISTOPHE BARBIER
Alors il y a d'autres départements qui vont mieux ou moins mal ; le vôtre par exemple. 46% seulement des lits occupés par la Covid. Une incidence, c'est notre chiffre, maintenant à 107 quand on est à plus de 400 dans le Pas-de-Calais. Pourquoi dans ce département, dans les départements de l'ouest ne pas repousser le couvre-feu à 20 heures, rouvrir les terrasses de café ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Parce que pour l'instant, nous vivons une situation globale en France avec l'arrivée de ces variants, que les chiffres - vous l'avez vu - semaine après semaine sont dynamiques, varient de façon assez hétérogène, vous l'avez dit, mais aussi assez dynamique. L'Allemagne qui est confinée de façon assez stricte et quasiment globalement a aussi subi l'impact du variant donc il y a une précaution qui est prise pour appréhender ces situations locales qui, vous l'avez dit, sont différentes. La Haute-Vienne, j'ai une explication : c'est un territoire dans lequel on vit bien ; vous savez que c'est, je crois, le territoire dans lequel la démographie, en tout cas on vit le plus longtemps.

CHRISTOPHE BARBIER
Ils doivent râler en ce moment parce qu'ils pourraient vivre plus, ils pourraient vivre mieux.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
J'entends bien. Je pense qu'avec aujourd'hui l'amélioration constante des traitements, avec la politique de vaccination qui se déploie, avec la vaccination des plus fragiles – 80% dans les EHPAD - on commence aussi à se donner un horizon.

CHRISTOPHE BARBIER
Mi-avril comme l'a dit Gabriel ATTAL ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Je crois que c'est ce qui paraît effectivement de bon sens même s'il faut être prudent en la matière. Nous avons vu que bien souvent les pronostics politiques ont été détrompés par la réalité des faits, mais ce qui est sûr c'est qu'avec ces progressions simultanées, les traitements, les vaccins, avec nos climats dont on a vu notamment les beaux jours qu'ils pouvaient avoir un impact positif sur la propagation du virus, espérons que le milieu du printemps sera effectivement un moment plus joyeux pour les Français.

CHRISTOPHE BARBIER
80% de vaccinés en EHPAD, vous le rappeliez. Le Conseil d'État a dit : il faut laisser sortir les patients qui veulent sortir, qui veulent respirer.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Oui, bien sûr. J'ai vu ce recours qui avait été jugé et qui permet à cette famille qui en avait fait la demande effectivement de retrouver un peu de souplesse dans les visites hors de l'EHPAD. C'est aussi un peu le sens de ce que nous essayons de faire, c'est-à-dire vacciner les plus fragiles pour retrouver, notamment pour ceux qui sont en EHPAD et souvent atteints de pathologies ou simplement dans la difficultés et dans l'isolement, dans la solitude de retrouver un peu de chaleur humaine en EHPAD et à l'extérieur.

CHRISTOPHE BARBIER
Avec un pass sanitaire pour montrer qu'on est vacciné, on pourra retourner peut-être au restaurant, dans certains lieux de culte. Vous êtes favorable à cette politique ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Il a deux sujets dans cette dynamique du pass sanitaire, du passeport sanitaire. Il y est des initiatives dans le secteur des transports, vous le savez.

CHRISTOPHE BARBIER
On va en parler.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Notamment au niveau d'IATA. Aujourd'hui c'est simplement pour numériser tous les documents, les attestations de nos symptômes, les tests PCR négatifs, demain un certificat de vaccination. Ç'a un premier intérêt : c'est que pour les transports, ça va désengorger notamment les queues dans les aéroports et puis après il y aura le sujet plus politique, plus sociétal de savoir si effectivement pour avoir accès à certaines activités il faut dans un pass sanitaire avoir différents documents et de voir comment tout cela peut renforcer les protocoles sanitaires, les établissements qui reçoivent du public et qui sont amenés évidemment à rouvrir dans des conditions très strictes.

CHRISTOPHE BARBIER
Le pass vaccinal, AIR FRANCE l'adopte pour ses vols notamment vers les Antilles.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Absolument.

CHRISTOPHE BARBIER
Et donc c'est une bonne base expérimentale et on pourra le généraliser ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Je crois que c'est une bonne base expérimentale. Alors là encore ce sont des documents. C'est un pass électronique qui permet de stocker les documents.

CHRISTOPHE BARBIER
D'éviter les faux.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
D'éviter les faux évidemment. Et puis surtout de désengorger à l'arrivée et au départ dans les aéroports. Vous savez qu'il y a plusieurs queues, d'abord pour montrer les documents médicaux puis après pour vérifier le test PCR, puis ensuite pour vérifier le passeport à la Police aux frontières donc ça crée des engorgements et donc on a besoin de plus de fluidité dans un moment où en plus on n'a pas beaucoup de trafic. Donc il faut aller d'abord vers cette simplification numérique et ensuite le débat se posera pour l'accès à d'autres types d'activités, notamment celui du français et d'Outre-mer.

CHRISTOPHE BARBIER
L'Union européenne réfléchit aussi à un pass. Cet été pour partir en vacances hors de nos frontières, franchement on sera obligé d'en passer par-là.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
En tout cas ce qui est sûr, c'est qu'il faut une réflexion et une action coordonnée au niveau européen, sinon on aura comme on l'a un peu vécu d'ailleurs dans les moments les plus aigus de la crise, des mesures dissymétriques qui pourront non seulement empêcher les Européens de circuler mais en plus qui n'apporteront pas de solution très pratique au contrôle et à la maîtrise de la circulation du virus. Donc il faut avoir ces discussions européennes, il faut rapidement se mettre d'accord sur un cadre. C'est porté par le président de la République de façon très claire et il l'a redit au Conseil européen la semaine dernière, et moi je souhaite que nous avancions et je vous confirme que nous avons des discussions notamment au niveau des ministres des Transports européens sur ce sujet.

CHRISTOPHE BARBIER
Le défi, c'est aussi le redressement économique particulièrement dans les secteurs dont vous avez la charge. AIR FRANCE a perdu 7,1 milliards en 2020 pour 11 milliards de chiffre d'affaires donc on voit l'ampleur de la perte. 11 milliards, c'est aussi le chiffre de sa dette. Franchement est-ce que c'est aux contribuables de payer ? Est-ce qu'il n'est pas temps de dire : AIR FRANCE, on pourrait le vendre ou le privatiser, le fermer ? Séparer AIR FRANCE-KLM ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
D'abord ce sont des prêts qui ont vocation à être remboursés. Ensuite AIR FRANCE-KLM, AIR FRANCE est une compagnie aérienne qu'on peut qualifier de systémique comme à l'époque on a qualifié les banques de systémiques. C'est un actif stratégique ; c'est essentiel pour l'industrie aéronautique, pour le rayonnement de la France, pour la liberté de déplacement des Français et plus largement de ceux qui empruntent ses lignes. Donc c'est un actif stratégique et nous soutiendrons jusqu'au bout la compagnie aérienne. Il y a un sujet en ce moment de savoir comment nous traitons avec Bruxelles et la Commission européenne, parce que ce qu'on peut aussi apprendre de ces 10-15 dernières années c'est que le secteur a été trop largement ouvert au dumping social et notamment fiscal. Beaucoup de compagnies low cost en ont profité et ont très clairement exploité les zones grises du droit européen. Et donc à la reprise, il est nécessaire d'avoir un secteur qui soit consolidé, des entreprises systémiques qui effectivement puissent continuer à produire et à vivre de leurs services en s'assainissant sur le plan financier et qu'on ait une régulation sociale qui a manqué dans le secteur des transports routier, aérien, maritime qui permette de faire repartir l'Europe sur des bons pieds en termes de concurrence équitable.

CHRISTOPHE BARBIER
Est-ce que vous soutenez les familles qui dans l'affaire du crash Rio-Paris demandent un procès, parce que, AIRBUS et AIR FRANCE ont été sorties de l'affaire, et les familles le vivent mal ?

JEAN-BAPTISTE DJEBARRI
Alors, évidemment, je comprends l'émoi des familles, moi, j'ai travaillé comme expert judiciaire sur ce dossier, donc je ne peux pas m'exprimer, si vous voulez, sur ce dossier, je connais très bien quelques familles qui malheureusement ont souffert de cette épouvantable tragédie…

CHRISTOPHE BARBIER
De cette tragédie. L'aviation, c'est aussi l'impact sur le climat, la loi Climat, article 35, supprime les vols quand on peut faire le voyage en 2h30 de train, mais c'était prévu pour 4h dans les réquisitions de la Convention citoyenne. Il faudrait même 4h30, disent des experts, pour que, vraiment, l'impact écologique de l'aviation soit plus faible à l'horizon de l'accord de Paris. Donc là, avec cette loi, seules 5 liaisons seront concernées, 0,5% des émissions de CO2 liées à l'avion, on a l'impression que c'est petits bras quand même…

JEAN-BAPTISTE DJEBARRI
Non, mais il y a plusieurs sujets. Et le premier sujet, c'est de savoir combien pèsent les émissions du transport aérien maintenant et d'ailleurs dans le futur, aujourd'hui, c'est à peu près 4% des émissions mondiales, c'est un peu moins en France, et nous avons besoin de l'avion, y compris d'ailleurs pour notre territoire national, vous savez qu'aujourd'hui, quand vous êtes dans le Grand Massif central, à Limoges, à Brive, à Rodez à Clermont-Ferrand, vous êtes à plus de 3h, parfois 3h30 entre, et les entreprises du Grand Massif central, pour ne prendre que cet exemple-là, ont besoin de l'avion, ce sont des lignes que nous subventionnons. Et donc, il y a une complémentarité entre les modes de transport, certains veulent souvent attaquer l'avion pour favoriser le ferroviaire, moi, je le dis, nous sommes le gouvernement qui avons le plus favorisé le ferroviaire de l'histoire des transports, 37 milliards de dette repris, 5 milliards de plan de relance pour le ferroviaire, la moitié du plan de relance consacrée au mode ferroviaire. Donc il y a une complémentarité des modes, et donc une concurrence, il y a une transition énergétique du secteur, je rappelle que nous avons des leaders mondiaux en la matière, AIRBUS, SAFRAN, SAFRAN motorise plus de 50% de la flotte moyen courrier par exemple. Et donc, tout ce que l'industrie aéronautique française saura inventer aura également un impact environnemental massif, majeur…

CHRISTOPHE BARBIER
Notamment l'hydrogène…

JEAN-BAPTISTE DJEBARRI
Notamment l'hydrogène, mais pas que, les biocarburants durables, qui sont une réalité de maintenant et qu'on peut incorporer. Donc ce que je dis, j'entends bien, il y a parfois des discours, il faut aussi parfois distinguer ceux qui prônent vraiment la restriction de la liberté, une forme de décroissance un peu rude et qui tiennent ces discours-là, et ceux qui sont les tenants d'un progressisme écologique et industriel, dont nous faisons partie, et qui mettent en place des investissements considérables pour que la France continue à rayonner, et que nous tenions nos engagements de…

CHRISTOPHE BARBIER
Vous êtes un pilote, si je monte dans un C-177, en ce moment, un BOEING, je risque ma vie ?

JEAN-BAPTISTE DJEBARRI
La réponse est plutôt non, statistiquement, et il y a des problèmes actuellement qui ont été identifiés, des incidents, des accidents, et donc, comme toujours, il y a des mesures conservatoires qui sont prises par les compagnies aériennes, par les autorités de régulation, et toutes les mesures de sécurité seront ajoutées pour permettre la reprise, en tout cas, la continuité des opérations de la façon la plus sécuritaire possible.

CHRISTOPHE BARBIER
Vous parliez de l'effort sur le ferroviaire, 3 milliards de pertes à la SNCF en 2020, ça ne va pas freiner quand même notamment les trains du quotidien, votre priorité ?

JEAN-BAPTISTE DJEBARRI
Alors, des pertes beaucoup sur le TGV, vous savez, dans le groupe SNCF, ce qui fait, entre guillemets, la rentabilité du groupe, c'est le TGV, or, nous avons eu un été qui s'est déroulé à peu près normalement, 85% du trafic TGV normal, à Noël qui a été un recul de 30%, et les vacances de février, un recul de 40%. On voit bien que les Français voyagent plutôt moins, c'est normal, ce sont les conditions sanitaires. Nous avons fait en sorte d'aider le groupe à tenir ses engagements, nous sommes donc pour maintenant et pour l'avenir dans une trajectoire à dix ans pour la SNCF, et nous n'avons rogné sur aucun des investissements majeurs, notamment en termes de régénération des petites lignes, du redéveloppement des trains de nuit, évidemment de l'amélioration du réseau. Notre ambition sur le ferroviaire reste intacte, et nous allons encore accélérer dans les semaines qui viennent.

CHRISTOPHE BARBIER
En 2030, VOLVO ne produira que des voitures électriques, est-ce que vous souhaitez que les constructeurs français en fassent autant ?

JEAN-BAPTISTE DJEBARRI
D'abord, les constructeurs français, si on caricature un peu, ont un peu loupé, il y a 10, 15 ans, le virage de l'électrique, avec les batteries qui ont été essentiellement produites en Chine, et puis, n'ont pas pénétré le marché du Premium diesel, comme l'ont fait par exemple les Allemands ou Chinois. Donc les balanciers de l'histoire font qu'aujourd'hui, sur l'urbain, les véhicules de plus petite taille et le véhicule électrique avec des batteries de deuxième génération et de troisième génération peuvent se dessiner en quelque sorte, peuvent être françaises, nous investissons énormément dans l'électrique, énormément dans l'hydrogène, vous aurez des camions électriques et hydrogène dans quelques années ; nous avons déjà posé des soutiens financiers très importants. Nous allons continuer à développer la filière hydrogène. Donc cette décennie-là peut être française du point de vue énergétique, en tout cas, nous sommes face à une vraie révolution énergétique, notamment dans les transports, et nous l'accompagnons très fortement sur le plan du soutien public.

CHRISTOPHE BARBIER
Dans la grande région Nouvelle-Aquitaine, aux élections régionales, est-ce que La République En Marche s'alliera au premier ou au second tour avec la droite, qui sera menée par le leader bordelais que LREM avait rejoint aux municipales ?

JEAN-BAPTISTE DJEBARRI
Nicolas FLORIAN. La République En Marche et le Modem, vous savez que Geneviève DARRIEUSSECQ a été nommée chef de file pour cette grande région de la Nouvelle-Aquitaine, a posé les bases, le socle d'une alliance majoritaire très large de Territoires de progrès au Modem, en passant évidemment par la République En Marche, c'est une alliance, un alliage que nous pensons pouvoir être en capacité de gagner cette région, donc nous nous situons dans cette dynamique-là. Par ailleurs, vous savez, les fusions au deuxième tour dans ce type de scrutin sont particulièrement difficiles, nous y allons très clairement pour gagner.

CHRISTOPHE BARBIER
Est-ce que le ministre des Transports que vous êtes verra la réforme des retraites, qui impactait beaucoup votre secteur, aboutir avant la fin du quinquennat ?

JEAN-BAPTISTE DJEBARRI
En tout cas, moi, ce que je pense, en macro, hors de mon secteur d'activité, c'est qu'une réforme des retraites sera nécessaire dans son principe, c'est-à-dire, passer d'un système très assis sur les métiers, à un système beaucoup plus universel, c'est nécessaire maintenant, la crise ne fait qu'exacerber ces grandes mutations dans les secteurs, et on le voit encore, et c'est vrai qu'on a de moins en moins des personnes qui restent 40 ans dans la même entreprise…

CHRISTOPHE BARBIER
Mais le calendrier de cette réforme ?

JEAN-BAPTISTE DJEBARRI
Mais le calendrier est tel qu'il est, donc dans son principe, évidemment, je le soutiens, mais nous avions posé des garanties qui étaient fortes pour le secteur, donc pour les cheminots, nous verrons ce que le calendrier parlementaire permet de faire, ce que le calendrier politique exige. Et je le redis, à la fois, totale écoute et constructivité ou construction avec les avec les syndicats notamment du secteur des transports et bien sûr souhait qu'une telle réforme au bénéfice de tous et dans la perspective de long terme, se fasse à un moment.

CHRISTOPHE BARBIER
Jean-Baptiste DJEBARRI, merci.

JEAN-BAPTISTE DJEBARRI
Merci à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 5 mars 2021