La Roumanie prend la présidence tournante du Conseil de l'UE

Le 1er janvier 2019, la Roumanie a pris la présidence du Conseil de l'Union européenne (UE), qu'elle assume pour les six prochains mois. C'est une première pour ce pays entré dans l'UE en 2007. La Roumanie entame le cycle d'un nouveau trio de présidences. La Finlande puis la Croatie lui succèderont jusqu'en juin 2020.

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La présidence roumaine du Conseil de l'Union européenne (logo)

Les priorités de la présidence roumaine

Pour sa présidence, la Roumanie a choisi comme devise : "la cohésion, une valeur européenne commune". Elle entend promouvoir le principe de la cohésion européenne à tous les niveaux : politique, économique et social.

La Roumanie s'est fixé quatre priorités au cours de son mandat :

  • "une Europe de la convergence" afin d'obtenir des opportunités de développement égales pour tous les citoyens européens (soutien aux réformes structurelles, développement de la dimension sociale de l'Europe, etc.) ;
  • "une Europe plus sûre" grâce à une cohésion accrue entre États dans la lutte contre les cyberattaques, le terrorisme et dans l'instauration du Parquet européen ;
  • "une Europe en tant qu'acteur global" par la promotion notamment de la politique d'élargissement et par la consolidation de la politique de sécurité et de défense commune ;
  • "une Europe des valeurs communes" fondée sur des politiques luttant contre les discriminations, les inégalités femmes-hommes, etc.

L'agenda de la présidence roumaine sera, en outre, marqué par la sortie du Royaume-Uni de l'UE (Brexit) prévue le 29 mars 2019, les élections au Parlement européen de mai 2019 et les discussions sur le budget européen 2021-2027.

Des relations dégradées entre la Roumanie et l'Union européenne

La Roumanie prend son mandat à un moment de défiance vis-à-vis de l'Union européenne.

La réforme du système judiciaire et les atteintes portées par le gouvernement roumain à l'indépendance de la justice sont à l'origine des relations dégradées avec l'Union européenne. Depuis plusieurs mois, la Commission et le Parlement européens s'inquiètent de cette réforme qui vise à amnistier des élus corrompus du parti au pouvoir, le parti social-démocrate (PSD).

En réaction aux critiques européennes, le gouvernement roumain a durci le ton face à l'UE, ce qui a notamment provoqué la démission du ministre roumain des affaires européennes en novembre 2018.

De son côté, le président de la Commission européenne s'est inquiété de l'aptitude de la Roumanie à assumer la présidence du Conseil.