Syriens, Afghans et Vénézuéliens, principaux bénéficiaires du statut de réfugié au sein de l’UE en 2019

Près de 300 000 demandeurs d’asile ont obtenu une protection légale au sein de l’Union européenne en 2019. Ce chiffre est en baisse par rapport à 2018.

Temps de lecture  2 minutes

© hydebrink - stock.adobe.com

En 2019, selon les données publiées le 27 avril 2020 par l’Office statistique de l’Union européenne, Eurostat, les États membres ont rendu 295 800 décisions positives sur un nombre total de 833 900 demandes d'asile : 

  • 141 000 (48%  des décisions positives) personnes ont bénéficié du statut de réfugié ;
  • 82 100 d’une protection subsidiaire ;
  • 72 700 d’une protection humanitaire.

Les demandes d'asile en 2019

Les demandes d’asile de 78 600 Syriens ont été acceptées. Cela fait de cette nationalité, comme en 2018, la principale bénéficiaire du droit d'asile. Les Afghans suivent avec 40 000 bénéficiaires, puis viennent les Vénézuéliens dont le nombre a été multiplié par 40 en une année pour atteindre 37 500 en 2019.

Alors que pour les citoyens originaires de Géorgie, d’Albanie et du Bangladesh, le taux de reconnaissance en première instance est très bas (respectivement 4%, 6% et 7%), il est élevé pour les Vénézuéliens (96%), les Syriens (85%), les Érythréens (81%), les Afghans (54 %) et les Turcs (52%). 

La très grande majorité des citoyens vénézuéliens demandeurs d’asile (35 000 personnes) a été accueillie en Espagne. 75% des réfugiés ont trouvé protection dans seulement quatre États membres : en Allemagne (116 200), en France (42 000), en Espagne (38 500) et en Italie (31 000).

Près de 14 000 mineurs non-accompagnés

Parmi les demandeurs d'asile, le nombre de jeunes de moins de 18 ans non accompagnés cherchant protection au sein de l’Union s’est élevé à 13 800. Ces mineurs sont le plus souvent des garçons (85%), âgés de 16 à 17 ans. 30% sont des Afghans, des Syriens (10%) et des Pakistanais (10%).

Depuis le chiffre record de 2015, 92 000 mineurs accompagnés avaient alors demandé asile dans l'UE, le nombre de mineurs a tendance à baisser.