Infections au Covid-19 et hospitalisations : un risque accru pour les non-vaccinés

Grâce au croisement entre trois bases de données (hospitalisations, dépistages et vaccinations), les services statistiques du ministère de la santé ont pu établir, pour le mois de novembre 2021, le taux de personnes non-vaccinées parmi les tests positifs au Covid-19 et les entrées en hospitalisation.

Service de soins intensifs Covid-19, à Montpellier (novembre 2021).
Entre le 1er et le 28 novembre 2021, les personnes non-vaccinées (9% de la population de 20 ans et plus) représentaient 51% des entrées en soins critiques. © Pascal Guyot/AFP

Publiée le 10 décembre 2021, l'étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) est basée sur les statistiques du 1er au 28 novembre 2021 :

  • de tests PCR positifs ;
  • et d'entrées en hospitalisation à cause du Covid-19.

Prenant en compte l’ancienneté de l’injection du vaccin, cette étude confirme un risque globalement supérieur de contracter le virus pour les personnes non-vaccinées et un risque accru d'hospitalisation.

51% des entrées en soins critiques sont des personnes non-vaccinées

Entre le 1er et le 28 novembre 2021, les personnes non-vaccinées (9% de la population de 20 ans et plus) représentaient :

  • environ 26% des tests PCR positifs au Covid-19 chez les personnes symptomatiques ;
  • 40% des admissions en hospitalisation conventionnelle ;
  • 51% des entrées en soins critiques ;
  • 39% des décès.

Les études montrent aussi que la protection vaccinale du schéma complet est plus élevée durant les premiers mois de la vaccination pour toutes les classes d'âge par rapport à une hospitalisation conventionnelle ou une entrée en soins critiques. Toutefois, cette protection s’atténue ensuite au fil du temps pour tous mais plus encore pour les seniors (plus de 60 ans).

Quant aux adultes de moins de 40 ans non-vaccinés, ils présentent un risque d'infection symptomatique supérieur de près de 50% comparativement à l’ensemble des personnes non-vaccinées (en lien probablement avec la baisse d'intensité des interactions sociales en fonction de l'âge des individus).

Le facteur de l'âge

Par ailleurs, le risque d’hospitalisation des non-vaccinés croît avec l’âge jusqu’à la tranche des 60-79 ans.

Plus précisément, l’étude de la Drees distingue deux formes d'hospitalisation :

  • l’hospitalisation conventionnelle pour laquelle le risque est trois fois plus élevé chez les non-vaccinés les plus âgés par rapport à la moyenne des non-vaccinés ;
  • l’hospitalisation en soins critiques pour laquelle le risque est maximal pour les 60-79 ans non-vaccinés (ce risque étant le double du risque moyen pour les non-vaccinés en général).

Enfin, il est également constaté que le rappel vaccinal pour les personnes de 60 ans et plus (dont le statut vaccinal remonte à plus de six mois) améliore la protection vaccinale à plus de 90% à la fois par rapport aux infections symptomatiques et aux hospitalisations.