La contribution financière de la Commission européenne, annoncée dans un communiqué du 7 avril 2026 à l'issue du sommet "Une seule santé" qui s'est tenu les 6 et 7 avril 2026 à Lyon, s'inscrit dans le cadre du Fonds mondial destiné à la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme.
10 millions de décès par an causés par la résistance aux antimicrobiens
Ce Fonds mondial doit être reconstitué pour la huitième fois depuis sa création en 2002. L'Union européenne (UE) avec la Commission européenne et les États membres y contribue à hauteur de plus de 3 milliards d'euros, soit un tiers du total.
Les 700 millions d'euros annoncés lors du sommet visent spécifiquement à contribuer à la lutte contre la résistance aux antimicrobiens (RAM).
Comme le rappelle la Commission : "la résistance aux antimicrobiens est l'une des menaces les plus graves pour la santé mondiale. Si aucune mesure n'est prise, d'ici 2050, il devrait causer jusqu'à 10 millions de décès par an, dont 4,5 millions en Afrique. La résistance aux antimicrobiens est déjà associée à plus de 35 000 décès par an en Europe avec un coût d'environ 11 milliards d'euros par an pour les systèmes de santé européens".
Mise en place de nouveaux programmes de lutte contre la résistance aux antimicrobiens
Outre cet engagement de 700 millions d'euros de la Commission européenne, dont 185 millions sont d'ores et déjà disponibles (le restant devrait être mis en œuvre de 2027 à 2029), d'autres programmes d'investissement contre la résistance aux antimicrobiens ont été annoncés dans le cadre du sommet "Une seule santé" :
- un investissement de 46,5 millions d'euros pour consolider, sur le continent africain, le partenariat de sécurité sanitaire entre les parties prenantes européennes et africaines (centres européens et africains de prévention et de contrôle des maladies), en renforçant le personnel du programme "Une seule santé" ; en soutenant la surveillance, la prévention et le contrôle de la RAM aux niveaux national, régional et continental, en renforçant les capacités des laboratoires et les diagnostics ;
- un investissement de 50 millions d'euros en recherche et développement (R&D) dans la RAM et les maladies tropicales négligées dont 30 millions consacrés à la mise au point de nouveaux antibiotiques et aux contre-mesures médicales contre la RAM et 20 millions sous la forme d'une convention de contribution avec l'Agence française de développement (AFD) pour le développement de traitements médicaux contre la dengue.