En 2025, les échanges entre l'Union européenne (UE) et le Mexique représentent plus de 86 milliards d'euros (Md€) avec 53 Md€ d'exportations et 34 Md€ d'importations.
Cela fait de l'UE le deuxième marché d'exportation du Mexique et son troisième partenaire commercial, derrière les États-Unis et la Chine.
Le 11 mai 2026, le Conseil de l'Union européenne a adopté les décisions autorisant la signature de deux accords UE-Mexique :
- l'accord de partenariat stratégique UE-Mexique en matière politique, économique et de coopération (l'accord global modernisé) ;
- l'accord intérimaire sur le commerce entre l'UE et le Mexique.
Lors du huitième sommet entre l'UE et le Mexique qui se déroule le 22 mai 2026 à Mexico, le Mexique et l'UE vont réviser leur accord commercial qui est en vigueur depuis 2000.
L'accord global modernisé
L'accord global modernisé établira un cadre juridiquement contraignant pour les relations entre l'UE et le Mexique reposant sur deux piliers :
- le dialogue politique et la coopération ;
- le commerce et les investissements.
La coopération couvrira des domaines très variés comme :
- la sécurité ;
- la justice ;
- le développement durable ;
- le changement climatique ;
- la transformation numérique ;
- les droits de l'homme.
Des valeurs communes sont réaffirmées au cœur du partenariat :
- démocratie ;
- État de droit ;
- multilatéralisme ;
- droits fondamentaux.
L'accord prévoit des mesures destinées à prévenir et à combattre la corruption. Sa mise en œuvre sera supervisée par des structures institutionnelles, notamment un conseil conjoint et des comités spécialisés.
Une fois signé, l'accord global modernisé devra être ratifié par :
- tous les États membres de l'UE ;
- l'UE ;
- le Mexique.
Certaines dispositions de l'accord relatives au dialogue politique et à la coopération pourront être appliquées à titre provisoire, avant son entrée en vigueur.
L'accord intérimaire sur le commerce
L'accord intérimaire sur le commerce correspond au pilier "commerce et investissements" de l'accord global modernisé et fonctionnera de manière autonome jusqu'à la complète entrée en vigueur de l'accord global modernisé.
Cet accord devrait bénéficier à plus de 45 000 entreprises européennes, en majorité de petites et moyennes entreprises (PME) exportant vers le Mexique. Il s'appuie sur les dispositions de l'accord global entré en vigueur en 2000.
Les principales dispositions de l'accord intérimaire vont notamment :
- supprimer la plupart des droits de douane résiduels, notamment les droits de douane élevés sur des exportations clés (produits agroalimentaires entre autres) ;
- améliorer les conditions applicables dans de nombreux secteurs (machines, produits pharmaceutiques, équipements de transport) ;
- protéger des centaines d'indications géographiques européennes et la propriété intellectuelle ;
- renforcer la coopération dans le domaine des matières premières critiques ;
- établir des engagements contraignants en matière de droit du travail, de protection de l'environnement et de lutte contre le changement climatique.
L'accord intérimaire sur le commerce relève de la compétence exclusive de l'UE. Il ne nécessite donc pas de ratification des États membres et cessera de s'appliquer une fois que l'accord global modernisé sera entré en vigueur.
Une fois les deux accords signés, le Parlement européen devra donner son approbation afin que les accords soient formellement conclus.