Le plan d'action pour l'électrification présenté le 17 juillet 2026 par la Commission européenne s'appuie sur deux axes majeurs :
- le développement de l'électrification en vue d'assurer 46% en besoins dans la consommation finale d'énergie d'ici à 2040 ;
- un assouplissement des règles du système d'échange de quotas d'émission (SEQE) de l'Union européenne (UE).
Les propositions de la Commission doivent néanmoins encore être discutées et approuvées par les États membres de l'UE et par le Parlement européen.
Le 22 juillet 2026, des négociations ont commencé sur la réforme du marché du carbone. Il existe en effet un certain nombre de désaccords entre les pays scandinaves, partisans de ce mécanisme de tarification du CO2, et des pays d'Europe centrale ou encore l'Italie qui estiment que ce dispositif peut induire des effets défavorables pour le maintien de la compétitivité de l'industrie européenne.
- Passer de 23% d'électrification en 2026 à 46% d'ici 2040 ;
- Dans l'industrie, les transports et les bâtiments.
- Source : Commission européenne
Accélérer l'électrification
Le plan d’action projette d'accélérer l’électrification avec l'objectif de représenter, en 2040, 46% de la consommation énergétique finale. Selon la Commission, la réalisation de cet objectif pourrait réduire la facture des importations de combustibles fossiles de l'UE de 260 milliards d'euros par an d'ici à 2040.
Un des axes proposés est de réduire l’écart de prix entre l’électricité et les énergies fossiles.
Pour y parvenir, la Commission appelle à un développement plus rapide des compteurs énergétiques intelligents et à une baisse de la taxation de l’électricité par rapport au gaz.
D’autres pistes d'action sont évoquées dans le plan en faveur de technologies d'électrification des secteurs du bâtiment, des transports ou encore de l'industrie.
La Commission incite également les pays de l'UE à aller vers des solutions d’électrification innovantes et à accélérer le déploiement des réseaux électriques européens.
Réformer le marché du carbone en faveur de l'industrie
En matière de réforme du marché du carbone, la Commission propose d'étendre l’allocation de quotas de carbone à titre gratuit jusqu'en 2038 (au lieu de 2034) pour les secteurs industriels. L'argument est de donner plus de temps et de moyens aux acteurs industriels pour assurer la transition énergétique. Avec le plan annoncé, l’allocation de quotas à titre gratuit à l'industrie devrait augmenter de 6 milliards d’euros pour la période 2026-2030.
Les évolutions proposées renforcent aussi le SEQE pour les secteurs aérien et maritime. Le secteur industriel de l’incinération des déchets, qui bénéficie actuellement de dérogations, sera soumis également à ce dispositif.
Pour la Commission, cette réforme du marché du carbone vise à éviter les risques de contournement tout en uniformisant les règles.