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Effets du dérèglement climatique : 70% des personnes pensent pouvoir se protéger

Temps de lecture  3 minutes

Par : La Rédaction

Le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) publie les résultats d'une enquête menée auprès de la population sur les conséquences du dérèglement climatique (en matière de santé ou de logement notamment). La majorité des personnes interrogées estiment qu'elles pourront elles-mêmes se protéger.

Sept personnes sur dix déclarent être en mesure de se protéger par leurs propres moyens des conséquences, en particulier sur la santé, le logement, les infrastructures, l'économie et les usages de l'eau, du dérèglement climatique marqué par des épisodes plus nombreux et plus violents de canicule, de feux de forêt, d'inondations ou encore de tempêtes. Les populations "les plus exposées" (bas revenus, femmes et personnes isolées) sont plus inquiètes de ne pas pouvoir se protéger.

C'est le principal constat de l'étude du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vies (Crédoc) publiée en septembre 2026 dans le cadre d'un congrès sur une "transition juste et sécurisante" prévu les 21 et 22 septembre 2026. L'échantillon représentatif de 3 000 personnes a été interrogé en janvier 2026, avant les canicules et les méga-feux de l’été 2026.

Des catégories de population plus inquiètes que d'autres

61% des personnes interrogées sont conscientes des changements importants à venir dans leur façon de vivre et 48% déclarent que le changement climatique les rend "plus anxieux".

Elles se disent cependant confiantes à 68% dans leur capacité à se protéger dans leur vie personnes, dans toutes les catégories sociales et sur tout le territoire, face aux canicules, inondations, ou encore feux de forêts...

Toutefois, cette confiance n'est pas partagée par toute la population. La crainte de ne pas pouvoir se protéger est plus forte pour les personnes ayant de faibles revenus et appartenant aux classes moyennes inférieures, chez les femmes (34% contre 27% pour les hommes), les personnes vivant seules (36%) et les foyers monoparentaux (37%) en raison de manque de soutien matériel et relationnel au quotidien. 

Une adaptation perçue comme un choix personnel

"La possibilité d’une mutualisation des risques (comme c’est le cas actuellement pour la santé avec la sécurité sociale) n’est pas du tout présente dans les esprits", souligne l'enquête. C'est à chacun "d'opérer les bons choix de vie pour se protéger" (déménager dans une zone protégée, isoler son logement...) estiment les personnes enquêtées.

Pour le Crédoc, la raison de cette confiance se trouve dans la méconnaissance des démarches : par exemple, seulement 11% de la population dispose d’un sac d’urgence prêt en cas des périls climatiques et moins de la moitié connaît les objets indispensables à emporter (radio à piles, nourriture, eau, médicaments...). 

Autre explication des enquêteurs : un "contexte sociétal anxiogène". Menaces de guerre, tensions internationales, sentiment d'insécurité et de violence, inflation... la population vit déjà dans un environnement peu rassurant et "le pessimisme sur l’avenir personnel est davantage associé aux craintes de dégradation de son niveau de vie qu’aux inquiétudes suscitées par le changement climatique pour soi-même ou ses proches".