Diversité linguistique et langue française en Europe

Auteur(s) : Christian Lequesne

Auteur(s) moral(aux) : Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères

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Présentation

À travers la collecte de données, parfois issues directement des institutions européennes, le groupe de travail à l’origine de ce rapport a établi des faits et dressé des constats juridiques et statistiques sur l’usage des langues. Ce travail a été complété par la réunion des membres du groupe entre avril et juin 2021. Des auditions ont permis de compléter les éléments d’analyse.
Le groupe de travail affirme qu’il n’est pas trop tard pour relancer le multilinguisme dans les institutions européennes, bien que le recul de la pratique du multilinguisme soit confirmé à tous les niveaux au profit d’un anglais « internationalisé ». Au sein de l’éventail d’éléments explicatifs de ce phénomène se trouvent le pragmatisme et la nécessité de se faire comprendre, les coûts de la diversité linguistique, le manque d’incitation au multilinguisme de la part de la hiérarchie au sein des institutions européennes et un phénomène d’autocensure. Les connaissances en langue du personnel des institutions européennes restent pourtant solides.
À l’heure de la montée des populismes, il est indispensable de mettre l’accent sur la diversité linguistique pour rapprocher les citoyens des institutions européennes, alors que l’actualité montre qu’ils s’en sentent de plus en plus éloignés. La promotion du multilinguisme est d’autant plus importante que la double crise économique et sanitaire n’a fait qu’exacerber la perte de vitesse du multilinguisme, notamment par la multiplication des réunions à distance, où l’interprétation n’était pas, au début tout au moins, assurée systématiquement. Le respect du multilinguisme insuffisant dans la communication des institutions européennes auprès des citoyens est également un sujet de préoccupation.
À l’issue de ses travaux, le groupe de travail formule 26 recommandations opérationnelles qui pourront être portées par la France auprès des institutions européennes et des États membres pendant sa présidence de 2022.

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Sommaire

La lettre de mission des secrétaires d’État
Les membres du Groupe et du secrétariat
Le mot du président du Groupe
Introduction

PARTIE 1. Les méthodes de travail du Groupe

1. La nécessité de dresser un état des lieux solide
2. La composition diversifiée du Groupe
3. Les sources documentaires mobilisées
4. Le recours aux auditions et aux entretiens
5. La collaboration des institutions européennes
6. Le contexte politique : la France et les autres États membres

PARTIE 2. Il n’est pas trop tard pour relancer le multilinguisme dans les institutions européennes

1. Le droit de l’Union européenne est protecteur du multilinguisme
1.1. Les textes de portée générale
1.2. Les textes propres à chaque institution

2. Les faits confirment pourtant un recul du multilinguisme et une domination de l’anglais
2.1. Le recul du multilinguisme est inégal selon les institutions
2.1.1. Au Conseil
2.1.2. À la Commission
2.1.3. Au Parlement européen
2.1.4. À la Cour de justice
2.1.5. Au SEAE
2.1.6. Le choix monolingue du Parquet européen

2.2. Les explications du recul du multilinguisme
2.2.1. Un effet générationnel corrélé avec les derniers élargissements
2.2.2. L’usage social de l’anglais chez les élites internationales
2.2.3. L’influence de la hiérarchie
2.2.4. La baisse des budgets de traduction et d’interprétation
2.2.5. L’effet « Covid » démultiplicateur

2.3. Les concours, promotions et nominations des fonctionnaires européens représentent un enjeu pour le multilinguisme
2.3.1. Les concours européens
2.3.2. Les promotions et nominations


3. La communication externe des institutions européennes auprès des citoyens : une tendance lourde à utiliser l’anglais
3.1. Sur les sites web
3.2. À travers l’utilisation des réseaux sociaux
3.3. Dans la diffusion des appels d’offres
3.4. Le contre-exemple de la Conférence sur l’avenir de l’Europe

4. Le monolinguisme n’est ni souhaitable ni bénéfique
4.1. Le risque d’un anglais technicisé
4.2. Le piège technocratique à l’heure de la montée des populismes
4.3. Le paradoxe du maintien de la connaissance des langues par le personnel des institutions européennes

5. Des actions ont déjà été mises en place pour veiller au respect du multilinguisme dans les institutions européennes

PARTIE 3. Au-delà de Bruxelles, le multilinguisme engage les sociétés européennes

1. Promouvoir la diversité linguistique chez les jeunes Européens : l’objectif de deux langues étrangères dans l’enseignement secondaire
1.1. Un rappel des positions de l’Union européenne en matière d’apprentissage des langues
1.2. Un paysage contrasté dans les États membres

2. Relancer la diversité linguistique dans les établissements supérieurs formant les futurs fonctionnaires européens : l’exemple du Collège d’Europe

3. La recherche de nouvelles formations linguistiques en amont des carrières européennes

PARTIE 4. Des recommandations opérationnelles pour un multilinguisme résolument de son temps

1. Des recommandations pour un nouveau départ du multilinguisme dans les institutions européennes

2. Des recommandations pour améliorer l’environnement multilingue européen : diversité et citoyenneté

Sigles et abréviations
Annexes

Annexe 1. Tableau récapitulatif des services d’interprétation proposés pour chaque groupe de travail au sein du Conseil de l’Union européenne (décision n° 16/21 du secrétariat général du Conseil – Bruxelles, 12 avril 2021)
Annexe 2. Baisse des effectifs et des budgets de traduction et d’interprétation au Conseil et à la Commission européenne entre 2009 et 2021, en M€
Annexe 3. Langues déclarées comme maîtrisées (niveau B2 ou plus) par les candidats aux concours généralistes AD5 en 2017 et 2018
Annexe 4. Évolution de la langue source des documents rédigés par la Commission européenne
Annexe 5. Liste des personnes auditionnées et dates des auditions
Annexe 6. Exemple de message-circulaire trilingue utilisé au sein de la Commission (Journée de l’Europe, 9 mai 2021)
Annexe 7. Cartographie actualisée des systèmes d’apprentissage des langues dans les États membres de l’Union européenne
Annexe 8. Propositions issues de la plateforme multilingue de la Conférence sur l’avenir de l’Europe relatives à la diversité linguistique dans l’Union européenne
Résumés dans les langues officielles de l’Union européenne

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Fiche technique

Type de document : Rapport d'étude

Pagination : 284 pages

Édité par : Ministère de l’Europe et des affaires étrangères

Collection :

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