Présentation

Le dispositif Parcoursup mis en place en 2018 est aujourd’hui bien installé dans le paysage national de l’enseignement supérieur. Intégrant chaque année à la plateforme numérique de plus en plus de formations ouvertes aux candidats à une entrée en première année d’enseignement supérieur, Parcoursup regroupe désormais l’ensemble de ces offres de formation accréditées par l’État, soit plus de 17 000 formations. D’un même élan, le dispositif a su répondre à une demande grandissante depuis 2018 : le nombre de candidats utilisant la plateforme pour se préinscrire en première année a fortement augmenté entre 2018 et 2020 (17%) : il atteint maintenant plus d’un million de candidats, toutes procédures confondues. Le profil de ces candidats s’est diversifié au fil des ans : si les néobacheliers constituent naturellement le public majoritaire (70% en 2020), les candidats non lycéens (qui représentaient un quart des candidats en 2018) sont de plus en plus nombreux à utiliser la plateforme au fil des ans, qu’il s’agisse d’étudiants en demande de réorientation, d’étudiants scolarisés à l’étranger, ou de personnes non scolarisées en reprise d’études, pour qui un nouvel outil – Parcours + – a d’ailleurs spécifiquement été mis en place en 2020.
Cette montée en puissance fait de Parcoursup un écosystème complexe qui, loin de pouvoir se résumer à un algorithme ou à une plateforme, fait intervenir de nombreux acteurs interagissant à différents niveaux et à différents moments :

  • candidats,
  • responsables de formation,
  • enseignants membres des commissions d’examen des voeux,
  • autorités et services académiques,
  • ministère, etc.

Cet état de fait impose la plus grande vigilance quant au respect des critères qui fondent la légitimité du système et la possibilité de son contrôle démocratique. Une telle vigilance est d’autant plus nécessaire que la campagne annuelle Parcoursup constitue désormais un véritable « rite de passage » pour toute une génération de néo-bacheliers et, à ce titre, polarise le débat public sur l’enseignement supérieur et alimente les controverses politiques et juridiques.

Ces critères, le Comité éthique et scientifique de Parcoursup (CESP) a pris soin de les préciser dans ses précédents rapports. Il s’agit :

  • de l’efficacité du système au regard des objectifs qui lui ont été fixés par la loi, les candidats devant avoir une proposition qui correspondent à leurs souhaits ;
  • de la transparence des procédures, qui se doivent d’être lisibles et compréhensibles par tous ;
  • de l’équité de traitement des candidats à une formation post-baccalauréat ;
  • enfin de la sécurité et la sûreté de l’ensemble du processus, lequel repose tout à la fois sur un système informatique mais également sur une chaîne de responsabilités humaines.

Sur tous ces sujets, le CESP a procédé pour son rapport 2020 à une série d’auditions de professionnels du secteur, d’étudiants, de lycéens et d’observateurs ; il a par ailleurs souhaité mener une analyse des dispositifs étrangers afin d’estimer les choix de la France à l’aune d’autres pratiques. Tous ces éléments ont permis d’évaluer les progrès et les améliorations apportées au système mais aussi et surtout de constater que Parcoursup, après trois années de conception et de développement, se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins.
Le CESP formule 12 grandes conclusions et recommandations susceptibles de préciser les objectifs et les modalités de fonctionnement de la plateforme pour les années à venir.

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Sommaire

SYNTHESE
INTRODUCTION


1. Durée, efficacité et transparence des procédures dans Parcoursup : des améliorations nécessaires

1.1. Un long temps d’attente des candidats en procédure principale
1.2. La procédure complémentaire : une seconde chance nécessaire, mais peu transparente et inégalitaire
1.3. Deux procédures moins connues mais très performantes
1.4. Améliorer les indicateurs de suivi et leur transparence


2. Critères et examen des voeux : un recours à la quantification qui doit encore gagner en transparence et permettre une plus grande équité dans les affectations

2.1. L’examen des voeux par toutes les formations : un progrès qui doit cependant éviter l’écueil de l’iniquité systémique
2.2. Une transparence des critères d’examen des voeux encore à améliorer
2.3. Rendre public les barèmes de pré-classement des candidatures et la pondération des critères qualitatifs : un gage de transparence et d’équité


3. Parcoursup : un révélateur de la régulation de l’offre et de la demande de formation

3.1. Une demande en augmentation, des publics qui se diversifient et une offre qui tente d’y répondre
3.2. Les résultats d’affectation : admis et places vacantes
3.3. Les quotas influent-ils sur la demande et sur l’admission des publics concernés ?
3.4. L’influence de l’offre territoriale sur l’accès des néo-bacheliers à l’enseignement supérieur
3.5. Le cas particulier de l’Île-de-France : inégalité des chances et déséquilibre de l’offre


4. Parcoursup, porte d’entrée unique en première année de l’enseignement supérieur

4.1. Ce que nous montre l’évolution des candidats
4.2. Les réorientations
4.3. Les « reprises d’études » et Parcours+


5. Renforcer la sécurité de l’écosystème Parcoursup

5.1. Disponibilité de l’infrastructure informatique de Parcoursup
5.2. Sûreté de l’informatique de Parcoursup
5.3. La sécurité informatique de Parcoursup


Liste des personnes auditionnées
Glossaire
Annexes

Annexe 1 : Algorithmique de la préférence. Influence des classements et des voeux dans une formation sur les affectations dans les autres formations
Annexe 2 : Les candidats en reprise d’études
Annexe 3 : Comparaison internationale à travers les plateformes numériques
Annexe 4 : Questions liées à la sûreté et à la sécurité de Parcoursup (auditions du CESP du 3 juillet 2020)

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Fiche technique

Type de document : Rapport parlementaire

Pagination : 110 pages

Édité par : Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation

Collection :

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