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Cancers : de fortes disparités et des spécificités selon les régions

le 29 janvier 2019

Santé publique France a publié, le 23 janvier 2019, une "cartographie des cancers", sous la forme de 16 rapports régionaux (métropole et outre-mer). Cette cartographie, qui porte sur 24 cancers, montre les disparités et spécificités des cancers selon les territoires entre 2007 et 2016. Ces données sont destinées aux agences régionales de santé, aux hôpitaux et aux cliniciens afin d’améliorer la prise en charge des malades. Chaque année, 152 000 personnes en moyenne décèdent d’un cancer.

Les disparités régionales

Les Hauts-de-France sont la région la plus touchée par le cancer. On y observe un nombre de cas et un taux de mortalité supérieurs à la moyenne nationale "pour les cancers de l’œsophage, de la lèvre-bouche-pharynx, du côlon-rectum chez les deux sexes, ainsi que de la prostate, du poumon, du foie et de la vessie chez l’homme et du sein chez la femme".

La région des Pays-de-la-Loire est la 2e région métropolitaine la plus affectée par le cancer, mais chez l’homme seulement, suivie par la Bretagne.

Les régions Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes (ARA) sont dans une situation globalement favorable. L’Auvergne-Rhône-Alpes enregistre une sous-mortalité par cancer de 4% par rapport au reste de la France. En Ile-de-France, les résultats sont également meilleurs que pour l’ensemble de la métropole mais uniquement pour les hommes. Il en est de même pour la Corse et la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (PACA).

Les autres régions, à l’exception de la Normandie qui enregistre des résultats moins bons, sont comparables à la moyenne nationale. Les régions d’outre-mer (Guadeloupe, Guyane et Martinique) sont largement moins touchées.

Les éléments d’explication

Selon Santé publique France, certains comportements à risques comme les consommations de tabac, d’alcool et la surcharge pondérale expliquent des chiffres élevés (sur-incidence) dans certaines régions.

Quand la sur-incidence n’entraîne pas une sur-mortalité, Santé publique France met en évidence le rôle possible de différences dans les pratiques diagnostiques d’une région à l’autre. La prise en charge des patients peut également être plus efficace dans certaines régions.

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