Sécurité routière : baisse de la mortalité constatée en 2021

Le bilan 2021 de la sécurité routière révèle un taux relativement bas de tués sur les routes. Les statistiques d’accidentalité et de décès routiers sont mises en comparaison avec les chiffres de 2019 compte tenu du contexte particulier de l’année 2020. Mais, les résultats observés dans les territoires outre-mer diffèrent de la tendance générale.

Accident de la route sur une autoroute avec la présence des pompiers.
Concernant les 25-34 ans, la baisse de la mortalité routière est en lien avec le maintien, au premier semestre 2021, de restrictions de déplacements (couvre-feu) et la fermeture des lieux d’animation nocturne. © GordonGrand - stock.adobe.com

En 2021, 2 944 personnes ont été tuées en France métropolitaine après un accident de la route dont 1 414 automobilistes. Il y avait eu 208 automobilistes tués de plus en 2019 en France métropolitaine.

La deuxième vague de confinement, les restrictions de déplacements et la fermeture des lieux d’animation nocturne au cours du premier semestre 2021 ont eu pour effet de faire baisser la mortalité routière. C'est ce que révèlent les chiffres de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) dans le bilan 2021 de la sécurité routière qui a été publié le 1er juin 2022.

Les restrictions liées à la pandémie facteur de baisse de la mortalité

La baisse enregistrée en 2021 (par rapport à 2019) s'établit à -8% du nombre de décès sur les routes de France métropolitaine et d’outre-mer. Cette baisse concerne aussi le nombre d’accidents (-4%) et de blessés (-5%).

Parmi les raisons qui expliquent cette baisse de la mortalité routière, notamment chez les 25-34 ans (-23%), le bilan 2021 de la sécurité routière évoque le maintien, au premier semestre 2021, de restrictions de déplacements (couvre-feu) et la fermeture des lieux d’animation nocturne.

Cette situation a également eu pour effet une baisse de la mortalité routière chez les +75 ans (-16%), population la plus exposée aux accidents routiers sur piétons, particulièrement en agglomération.

Des hausses de décès routiers sont constatées pour les cyclistes et les usagers d’engins motorisés de déplacement personnel, deux modes de déplacements dont les usages se sont fortement développés. Pour les cyclistes, ces décès sont causés majoritairement par des accidents hors agglomération.

La proportion d'hommes est très largement majoritaire parmi les tués (78%) et les personnes impliquées dans les accidents mortels (82%).

Pour un peu plus d’un tiers des décès, il s’agit d’accidents sans tiers impliqué (1 177 sur un total de 2 944 décès).

La baisse de la mortalité routière est particulièrement visible hors agglomération (-11%). En Île-de-France, elle augmente de 9 points.

Une mortalité routière à la hausse en outre-mer

Toujours en référence à 2019, les statistiques de mortalité et d’accidentalité routière sont à la hausse en outre-mer (+8% de décès avec 275 personnes décédées et +5% d’accidents corporels) avec une progression de tués en deux-roues motorisés qui, pour la moitié, ne portaient pas de casque. Les décès en deux-roues motorisés représentent un peu plus du tiers de la mortalité routière outre-mer.

En ce qui concerne la mortalité automobiliste, qui représente aussi un peu plus du tiers de la mortalité routière outre-mer, les statistiques révèlent que, dans trois décès sur quatre, la ceinture de sécurité n'était pas attachée.

L'ONISR note cependant une baisse de la mortalité piétonne.

L'augmentation de la mortalité routière dans les territoires outre-mer est constatée pour toutes les catégories d’âge hormis les 45-64 ans.