En 2024, le tabagisme quotidien touche 5,5% des lycéens (contre 17,5% en 2018). En revanche, l'usage quotidien de la cigarette électronique progresse de 2,8% à 6,8% chez les lycéens sur la même période.
Une étude publiée le 29 avril 2026 par l’Observatoire français des drogues et des conduites addictives (OFDT) présente l’évolution des usages de la cigarette électronique (y compris jetable – "puff") par les élèves du secondaire entre 2014 et 2024.
De plus en plus de lycéens vapotent
De 2014 à 2024, la part des collégiens ayant expérimenté la cigarette électronique baisse de 26,8% à 19%. Depuis 2015, cette part a augmenté parmi les lycéens de 35,1% à 46% (48,7% chez les filles, 43,2% pour les garçons). La part des élèves ayant testé la e-cigarette est passée de 34,2% à 41,5% dans les lycées d’enseignement général et technologique (LEGT) et de 36,8% à 58,7% en lycée professionnel (LP).
L’usage quotidien, évalué uniquement chez les lycéens, progresse de 2,8% en 2018 à 6,8% en 2024 chez les filles et les garçons et davantage en LP (11,1% contre 5,3% en LEGT en 2024).
Tabac ou cigarette électronique ?
La part des expérimentateurs de e-cigarette qui n’ont jamais fumé de tabac s’accroît. À l’inverse, quasiment tous les adolescents ayant fumé du tabac ont aussi testé la cigarette électronique. Les lycéens qui ont expérimenté la cigarette de tabac et la e-cigarette ont plus souvent en 2024 qu’en 2018 testé en premier la cigarette électronique (39,6% contre 28,9%).
En 2024, 9,5% des lycéens déclarent un usage quotidien tabac et/ou de cigarette électronique, dont 2,6% un usage des deux (vapofumeurs quotidiens) contre respectivement 8,6% et 1,2% en 2022. La consommation quotidienne de e-cigarette seule passe de 0,8% en 2018 à 4% en 2024, alors que le tabagisme quotidien seul passe de 15,5% à 2,9% chez les lycéens.
L’usage de la cigarette électronique en France ne semble pas être un substitut au tabac mais de plus en plus un produit complémentaire, voire exclusif, signe d’un marketing ciblant les jeunes.