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Médias audiovisuels et plateformes en ligne : quel traitement des élections municipales 2026 ?

Temps de lecture  4 minutes

Par : La Rédaction

Dans son rapport sur le traitement des élections municipales des 15 et 22 mars 2026 par les médias audiovisuels et les plateformes en ligne, l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) souligne le respect global de l'équilibre des temps de parole des candidats.

Le 9 juillet 2026, l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a publié son rapport sur la couverture médiatique des élections municipales de mars 2026. L'Autorité dresse un bilan globalement positif, saluant les efforts des éditeurs de radio et de télévision pour garantir le respect des règles d'équité et le bon déroulement du débat démocratique. Cette appréciation se reflète également dans le traitement des réclamations : l'Arcom souligne que le scrutin de 2026 s'est caractérisé par une nette baisse du nombre de plaintes par rapport aux élections municipales de 2020.

Les chaînes d'information en continu ont dominé la couverture de la campagne

La couverture audiovisuelle des élections municipales de 2026 a été largement portée par les chaînes d'information en continu. Elles ont concentré 46,4% du temps de parole avant le premier tour et 50,9% avant le second tour. Les télévisions généralistes ont cumulé 8,5% du temps de parole avant le premier tour et 11,8% avant le second. Quant aux radios, elles ont cumulé respectivement 45,1% et 37,3% des temps de parole.

Au total, les chaînes nationales ont accordé plus de 80 heures d'expression aux partis politiques et aux candidats avant le premier tour, puis près de 67 heures avant le second. 

Comme lors des municipales de 2020, la campagne parisienne a largement dominé la couverture médiatique. À elle seule, Paris a concentré plus de la moitié des temps de parole consacrés aux enjeux locaux avant le premier tour (52%) et près de la moitié avant le second (49%). Marseille et Lyon arrivent loin derrière, avec des niveaux de couverture nettement plus faibles. 

Paris, Lyon et Marseille ont également été les principales villes à bénéficier de débats organisés sur les antennes nationales, aux côtés de Toulouse.

L'Arcom rappelle toutefois qu'elle ne peut pas imposer aux médias audiovisuels nationaux une répartition territoriale plus équilibrée de leur couverture, au nom du respect de la liberté éditoriale.

Un respect global de l'équilibre des temps de parole malgré une mise en demeure

Sur l'ensemble de la période de couverture de la campagne des élections municipales, l'Arcom n'a pas relevé de manquement au respect de l'équilibre des temps de parole. Elle a également salué "les efforts" des éditeurs pour jouer tout leur rôle dans la vie démocratique.

Dans l'ensemble, les chaînes de télévision et les médias audiovisuels ont respecté leurs obligations en période électorale, notamment en matière :

  • de mesure et d'honnêteté de l'information dans les comptes rendus, commentaires et présentations relatifs aux élections ;
  • de respect de la période de réserve.

Une seule exception est toutefois à signaler. Le 17 juin 2026, l'Arcom a mis en demeure CNews à la suite de la diffusion le 20 mars 2026 à 21h05 d'un reportage intitulé "Rachida Dati à la conquête de Paris", suivi d'une émission en plateau. Selon l'Arcom, ce reportage pouvait conduire "à s’interroger sur l’altération du principe d’équité, voire de la sincérité du scrutin, susceptible d’en résulter quand les autres candidats ne bénéficient pas des mêmes facilités".

Ainsi, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027, l’Arcom insiste sur l'importance "de poursuivre et d’approfondir les efforts engagés en matière de coordination institutionnelle, de dialogue avec les grandes plateformes et d’éducation aux médias et à l’information, afin de garantir l’intégrité de l’espace informationnel en ligne".