65% des parents pensent que le temps passé par leur enfant sur internet est excessif. Les parents, eux mêmes très connectés, sont conscients des risques (baisse du temps de sommeil, contenus violents et haineux, etc.) et des avantages (information, loisirs) de cet outil. Ils sont nombreux à vouloir encadrer la pratique numérique de leur enfant. C'est le principal constat de l'étude publiée par le centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) en juillet 2026.
Des parents et des adolescents très connectés
93% des adultes utilisent leur smartphone plusieurs fois par jour et les deux-tiers un ordinateur. Ils se rendent essentiellement sur les réseaux sociaux (83%), suivis des vidéos en ligne (les deux-tiers). Près de 8 parents sur 10 déclarent d'ailleurs passer trop de temps sur internet et les écrans.
Comme leurs parents, les jeunes de 8-16 ans utilisent d'abord les smartphones. Les 15-16 ans utilisent autant voire davantage l'écran que leurs parents. 80% d'entre eux regardent des vidéos en ligne tous les jours ou presque.
69% des parents déclarent savoir ce que font leurs enfants sur internet, mais plus pour les 8-10 ans (83%) que pour les 15-16 ans (59%).
Des règles difficiles à appliquer
Jugeant "excessif" le temps passé sur internet par leurs enfants, la plupart des parents ont instauré un cadre :
- 60 % limitent les moments sur les écrans et internet, et 54% le temps passé à cet usage ;
- 42% utilisent le contrôle parental et 40% regardent internet avec leur enfant (essentiellement entre 8 et 14 ans).
Ils sont toutefois seulement 27% à déclarer que les règles sont faciles à faire respecter. La question fait l'objet de conflits familiaux pour 45% des parents. L'étude souligne par ailleurs que 27% des parents ne fixent aucune limite à l'usage du numérique.
La "culture de la chambre"
Un parent sur deux estime que leurs enfants sont plus en sécurité chez eux, sur internet et des écrans, que dehors, précise le Crédoc. Ce phénomène, intitulé "la culture de la chambre", vient de "la numérisation de la vie des adolescents et du désir des parents de contrôler leur enfant, avec l'illusion qu'en étant à domicile, celui-ci est plus protégé"