Le 29 août 2026, l'Islande s'est prononcée par référendum sur la reprise des négociations visant à entrer dans l'Union européenne (UE). La question posée aux Islandais était celle-ci : "L'Islande doit-elle rouvrir les négociations d'adhésion avec l'UE ?"
Le résultat du référendum islandais
Le "Non" l'a emporté avec 52,8% des suffrages exprimés contre 47,2% pour le "Oui".
David McAllister, président de la Commission des Affaires étrangères au Parlement européen, a reconnu la victoire du "Non" et affirme que cette "décision démocratique souveraine doit être respectée".
La Première ministre islandaise, Kristrún Frostadóttir, a affirmé "respecter" les opinions exprimées et a salué le fait que ce référendum permette de clarifier la position de l'Islande.
Les motivations et les enjeux de ce référendum
Pour rappel, les négociations d'adhésion à l'UE avaient été suspendues par le gouvernement islandais en 2013, afin de préserver "les intérêts et la souveraineté" du pays. L'Islande avait néanmoins exprimé sa volonté de maintenir des relations étroites avec l'UE dans le cadre de l'Espace économique européen, dont elle fait partie.
L'organisation d'un référendum sur la reprise des négociations pour rejoindre l'UE a été décidée par la coalition gouvernementale en place depuis les élections législatives islandaises de 2024. Cette coalition, composée d'un parti de centre-gauche et d'un parti de centre-droite, est favorable à une adhésion à l'UE.
Néanmoins, la pêche et l'agriculture demeurent des sujets historiquement sensibles dans les discussions entre l'Islande et l'UE. Ainsi, ces deux secteurs majeurs pour l'Islande avaient constitué des points de blocage lors des négociations menées entre 2010 et 2013 notamment en ce qui concerne la politique commune de la pêche et la politique commune de l'agriculture.