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Guerre en Ukraine : l'UE adopte de nouvelles mesures restrictives contre près de 1 600 personnes et entités

Temps de lecture  3 minutes

Par : La Rédaction

Afin d'affirmer son soutien à l'Ukraine, le Conseil de l'Union européenne (UE) a décidé d'appliquer à près de 1 600 nouvelles personnes et entités des sanctions restrictives "visant les responsables d'actions compromettant ou menaçant l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine".

Le 12 octobre 2026, le Conseil de l'Union européenne (UE) a ajouté 1 569 personnes et entités dans la liste des personnes et entités sanctionnées par des mesures restrictives. Le 22 septembre 2026, le Conseil avait déjà reconduit jusqu'au 22 septembre 2029 des mesures restrictives contre près de 3 000 personnes et entités (partis politiques, forces armées et groupes paramilitaires, dont le groupe Wagner, banques et établissements financiers, médias responsables de la propagande, entreprises du secteur de la défense, des transports, de l'énergie, de l'informatique...).

Près de 4 600 personnes ou entités sanctionnées

Afin d'afficher son soutien à l'Ukraine et d'accentuer la pression sur la Russie, l'UE a pris sa plus vaste vague de sanctions individuelles depuis 2022. 

L'objectif poursuivi avec ces sanctions est de cibler plus spécifiquement les fournisseurs de rang intermédiaire qui sont des rouages de l'industrie militaire russe d'après l'UE.

L'UE précise que ce paquet de sanctions s'applique à 826 entreprises russes et 743 personnes exerçant des fonctions de directeur général au sein de ces entreprises.

Ainsi, les sanctions par l'UE vis-à-vis des "responsables d'actions compromettant ou menaçant l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine" s'appliquent désormais à près de 4 600 personnes ou entités.

Annonce d'un accord entre les États-Unis et la Russie sur le gazole

Ces sanctions ont été adoptées alors que le président des États-Unis a annoncé, le 9 octobre 2026 sur Truth Social, avoir conclu un accord avec la Russie visant à fournir notamment plus de 300 000 tonnes de diesel au marché américain en octobre 2026, puis 500 000 tonnes en novembre 2026. Kaja Kallas, Haut représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a fait part de ses réserves sur cet accord dans une déclaration en date du 12 octobre 2026.

Que prévoient ces sanctions ?

Ces sanctions prennent la forme :

  • de restrictions de déplacement pour les personnes physiques ; 
  • de gel d'avoirs ;
  • d'interdiction de mettre des fonds ou d'autres ressources économiques à la disposition des personnes et entités désignées.

L'objectif de l'ensemble des sanctions est d'accentuer la pression sur la Russie et d'affaiblir son économie de guerre.

Les premières mesures restrictives avaient été prises par l'UE en 2014 à la suite de l'annexion de la région ukrainienne de Crimée par la Russie.

Des personnes originaires d'Iran, de Biélorussie et de la République populaire démocratique de Corée sont également inscrites sur cette liste comptant près de 4 600 noms.

Des sanctions adoptées à l'unanimité des États membres de l'UE

Les décisions relatives à ces sanctions sont prises par les États membres de l'UE à l’unanimité car elles s'inscrivent dans le cadre de la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Le but recherché est d'adopter et de défendre une position commune sur la scène internationale.

L'unanimité requise a donc pour conséquence de conférer un potentiel droit de veto à chaque État membre de l'UE.