Les actes de violence à l'encontre des femmes sont réprimés de plus en plus sévèrement en France. Ils donnent lieu à de fortes mobilisations, facilitées par les réseaux sociaux. La parole des femmes se libère peu à peu. Au-delà de la répression des violences, la politique de prévention passe par une action contre les stéréotypes sur les femmes.
Violences physiques, psychologiques, sexuelles et économiques... Les violences faites aux femmes sont multiples. La lutte contre toutes ces formes de violences est au centre de la politique publique pour les droits des femmes et l'égalité entre les femmes et les hommes.
La loi intégre le non-consentement de la victime dans la définition du viol et des autres agressions sexuelles. Elle précise que le consentement doit être libre et éclairé, spécifique, préalable et révocable. Il s'agit de "passer de la culture du viol à la culture du consentement".
En Lettonie, une majorité de députés s'est prononcée en faveur de la sortie de la convention d'Istanbul sur la lutte contre les violences faites aux femmes, qui avait été ratifiée par le pays en janvier 2024. Si ce retrait devient effectif, la Lettonie serait le premier État membre de l'Union européenne (UE) à se retirer de cette convention.
En 2019, la France est le quatrième pays dans le monde à adopter une diplomatie féministe, après la Suède, le Canada et le Luxembourg. En 2025, une quinzaine de pays partagent cet engagement. À l'occasion de la quatrième conférence ministérielle des diplomaties féministes, qui a réuni 31 États à Paris en octobre 2025, Vie publique fait le point.
En 2024, la police et la gendarmerie ont enregistré près de 272 400 victimes de violences commises par leur partenaire ou ex-partenaire. Ce nombre, quasi stable, avait doublé de 2016 à 2023, dans un contexte de libération de la parole et d’amélioration de l’accueil des victimes par les services de sécurité.
En France, moins d'un tiers des chercheurs scientifiques et un quart des ingénieurs sont des femmes. Cette situation résulte de stéréotypes et d'inégalités qui jalonnent le parcours scolaire et professionnel des filles et des femmes. Comment leur donner toute leur place dans les filières scientifiques ?
Le nombre d'homicides et de féminicides au sein du couple a augmenté de 16% en 2024 par rapport à 2023. Toutefois, malgré cette hausse, l'année 2024 constitue seulement la 3e année depuis 2006 présentant un nombre de décès inférieur à 140 par an.