L'expression "crise du logement" recouvre plusieurs aspects détaillés dans un rapport du Sénat de 2024. "Le premier est la chute des volumes de la construction neuve. Par rapport à 2022, la réduction est de 20 à 30% du nombre des permis de construire, des mises en chantier, des réservations et des ventes de logements neufs, au plus bas depuis 1995.
On constate également une baisse forte des transactions dans l'ancien. Elle est de l'ordre de 22% sur un an, selon les chiffres des notaires ramenant leur nombre à celui constaté en 2017. C'est la plus forte baisse sur un an observée depuis 50 ans. La production de crédit a, quant à elle, baissé de plus de moitié en 18 mois selon les données de la Banque de France.
Cette chute des transactions dans le neuf et l'ancien ainsi que du nombre de crédits immobiliers se traduit par un blocage du parcours résidentiel qui se manifeste par l'effondrement des offres de location longue durée dans les agences. Le site SeLoger.com a relevé qu'elles avaient baissé globalement de 36% en deux ans. La chute est de 74% en trois ans à Paris. Ce blocage se fait également sentir dans le logement social où le nombre de demandeurs atteint désormais 2,6 millions pour 82 000 nouveaux agréments en 2023. Dans la ville de Saint-Denis (115 000 habitants), il y a 56 000 demandes (dont 10 000 de la commune) pour 150 logements à attribuer. Enfin, le dernier symptôme de cette crise est l'ampleur du mal-logement".