Destruction du Vél' d'Hiv' : pourquoi préserver des lieux de mémoire authentiques ?

La préservation et la valorisation de lieux de mémoire authentiques sont aujourd'hui une réalité, y compris quand il s'agit de la Shoah. Ceci n'était pas toujours le cas comme le montre l'exemple du Vél' d'Hiv', lieu d'internement lié à la plus grande rafle pendant l'Occupation, détruit en 1959 et dont plus aucune trace ne subsiste.

Par  Olivier Lalieu - Historien au Mémorial de la Shoah

Le site du Vélodrome d'Hiver est détruit en 1959, sans véritable polémique à l'époque. Le souvenir de l'internement de l'été 1942 est pourtant commémoré sur place depuis l'après-guerre. Les lieux sont porteurs d'une histoire bien plus longue et diverse qui s'achève en ce lieu, et dont le poids écrase toute autre considération. En 1959, l'enjeu est alors bien plus économique que mémoriel, dans une période où l'importance donnée à ce que l'on ne nomme pas encore la Shoah est bien plus faible qu'aujourd'hui.

Hormis quelques sites emblématiques, la préservation des lieux de mémoire de l'internement et de la déportation va mettre plusieurs décennies avant de susciter de véritables débats et de déboucher sur la naissance d'institutions en charge de la valorisation de certains sites, alors qu'une considération nouvelle est portée sur l'histoire dont ils sont les témoins.

La destruction du Vél' d'Hiv'

Dès la fin de l'année 1958, la presse se fait l'écho du projet de démolition du Vélodrome d'Hiver. Il n'y a pas de polémique, juste une nostalgie qui affleure en égrenant les pages les plus glorieuses de son histoire, des "six jours de Paris", des matches de boxe... Pourtant, les pages plus sombres ne sont pas tues. Ainsi Jean Cau évoque dans l'Express du 13 novembre 1958 "d'autres foules aussi : quelques Italiens, arrêtés en 1940 au moment du "coup de poignard dans le dos", seront bientôt relâchés. En 1942, du 16 au 21 juillet, 7000 Juifs - dont 4051 enfants - sont parqués au Vél' d'Hiv' avant d'être envoyés vers les camps d'où ils ne reviendront pas. Des "réfractaires" en 1943 et 1944. Des "collabos" en 1944, dont Sacha Guitry, qui trouva bon de s'amuser de l'aventure et de la raconter – ce que n'eurent pas le loisir de faire les internés de 42 – avec infiniment d'esprit. Enfin, derniers venus, derniers parqués : les Nord-Africains de 1958."

En fait, le bâtiment de 1909 ne correspond plus aux attentes du public, en termes de confort, de visibilité et de sécurité, et la reconstruction sur place d'un nouvel équipement apparaît trop lourde et inadaptée. Le nouveau Palais des sports sera donc bâti ailleurs, toujours dans le 15e arrondissement mais Porte de Versailles à trois kilomètres de là. La société anonyme propriétaire du Vél' d'Hiv' envisage la construction de 1 200 logements. Les bâtiments deviendront une annexe du ministère de l'intérieur où est installée la direction de la surveillance du territoire.

Le Vél' d'Hiv' est donc intégralement détruit en 1959. Plus aucune trace ne subsiste.
Le souvenir de la rafle des 16 et 17 juillet 1942 était célébré sur place dès 1946, et une plaque apposée cette même année sur sa façade rue Nélaton, à proximité de l'entrée principale. Le ministre communiste des anciens combattants Laurent Casanova est alors présent. Une dernière commémoration, unitaire, est organisée en juillet 1959.

Si une inquiétude se manifeste à l'annonce de la destruction du Vél' d'Hiv, c'est au sujet du devenir de la plaque. Comme l'a relevé l'historien Emmanuel Debono, le président de la Ligue internationale contre l'antisémitisme (LICA) Bernard Lecache, à l'origine de son installation dans le cadre de l'Alliance antiraciste, interpelle le 3 juillet 1959 le préfet de la Seine. Une réponse prudente est formulée indiquant la demande faite à la société responsable du projet de se mettre en rapport avec la LICA pour satisfaire à la demande.

L'issue va s'avérer favorable. Un nouvel espace est dévolu au souvenir de la rafle, une modeste parcelle paysagée donnant sur la rue de Grenelle, à l'extrémité nord de l'ancien bâtiment, où la plaque est réinstallée et où désormais les commémorations se poursuivront.
Sur la plaque figure le chiffre de 30 000 victimes ; il a depuis été revu par les historiens. Leur identité juive est bien mentionnée ainsi que leur déportation vers "les camps d'extermination", un terme alors usité. En revanche, pas un mot n'est écrit sur le rôle des autorités françaises dans l'accomplissement de la rafle, seul "l'ordre de l'occupant nazi" figurant dessus.

La plaque est le reflet d'une mémoire précoce de la Shoah, mais c'est aussi une mémoire entravée pendant des décennies par les représentations et les aveuglements d'une société française désireuse de tourner la page de la guerre et de ne pas rouvrir les fractures de l'Occupation en se confrontant véritablement avec le poids intense de la collaboration antijuive. La censure en 1955 dans le film d'Alain Resnais "Nuit et brouillard" du képi du gendarme français gardant en mai 1941 le camp de Beaune-la-Rolande en est une parfaite illustration. L'auteur du commentaire de "Nuit et brouillard", Jean Cayrol, dénonce ainsi en 1956 ces multiples blocages (Le Monde, 11 avril 1956) : "La France refuse d'être la France de la vérité, car la plus grande tuerie de tous les temps, elle ne l'accepte que dans la clandestinité de la mémoire".

Un crime sans traces ?

Rien ne subsiste du passage des internés juifs du Vél' d'Hiv' durant une semaine, entre le 16 et le 22 juillet. Jours intenses et tragiques noyés en vérité dans une histoire populaire, politique, festive et sportive de cinquante ans, qui avait reprise comme si de rien n'était sous l'Occupation puis à la Libération.

Le contraste est aussi frappant entre l'importance historique de la rafle des 16 et 17 juillet 1942, clairement perçue dès la guerre, et l'absence de sources iconographiques permettant de la représenter.

Pendant plusieurs décennies, pas une photo, pas un dessin ne peuvent l'incarner, rien sauf les témoignages et les visages des milliers de ses victimes issues des albums de famille quand ils existaient, et ce n'est pas rien. Les archives publiques demeurent alors largement fermées en raison des délais de communicabilités. Seules celles du centre de documentation juive contemporaine sont accessibles.

Il faut relever qu'il n'existe pas non plus d'images provenant des camps de Pithiviers, de Beaune-la-Rolande et de Drancy prises au cours de l'été 1942, alors que des photographies, clandestines ou officielles, ont pu être retrouvées pour les périodes antérieures.

Le contrôle par les autorités allemandes a été absolu. À l'image de l'iconographie de la Shoah, des pans entiers demeurent invisibles, aux images inexistantes, enfouies ou détruites. Serge Klarsfeld rappelle ainsi l'existence de récits indiquant la venue d'une équipe de prises de vue à l'intérieur du Vél' d'Hiv' en juillet 1942.

L'événement reste dans la conscience populaire sans image jusqu'à la publication en 1967 du premier livre consacré à la rafle, écrit par Claude Lévy et Paul Tillard, La grande rafle du Vél' d'Hiv' publié dans la collection "Ce jour-là" chez Robert Laffont (celle du "Jour le plus long" et de "Paris brûle-t-il ?"), et dont le retentissement sera très important. Une photographie est reproduite en couverture, présentée comme la seule prise au Vél' d'Hiv' en juillet 1942.

Pour illustrer les bonnes feuilles du livre de Lévy et Tillard, publiées en avant-première par le magazine Le nouveau Candide, le jeune dessinateur de presse Cabu réalise une série de dessins poignants. Paradoxalement, ces dessins viennent incarner ce qu'aucune image ne figure alors et qui demeure d'une grande force aujourd'hui encore. Leur redécouverte par l'historien Laurent Joly a permis la réalisation d'une exposition présentée au Mémorial de la Shoah à partir du 1er juillet 2022.

Dès 1980, l'avocat, historien et militant de la mémoire Serge Klarsfeld démontre l'impossibilité que l'image publiée en 1967 corresponde à l'internement des Juifs.
C'est seulement dix ans plus tard qu'il annonce avoir identifié un cliché de l'événement, une photographie de presse retrouvée dans le fonds France Soir de la Bibliothèque historique de la ville de Paris, parmi les archives du titre Paris-Midi absorbé par France Soir à la Libération. Dessus, cinq autobus stationnent rue Nélaton devant le Vél' d'Hiv', alors qu'un groupe attend devant l'entrée du bâtiment. Au dos figure une légende mentionnant avec euphémisme des "juifs étrangers priés par les forces de police de monter en autobus... Ils partaient vers un nouveau lieu de travail sans doute", ainsi que le cachet daté du 17 juillet 1942 de la censure allemande interdisant la publication. Il n'y aura donc pas de diffusion dans la presse, contrairement aux rafles tenues en mai et en août 1941 à Paris. L'existence de cette photographie prouve néanmoins que des images existent ou ont existé, et qu'elles pourraient être retrouvées potentiellement un jour prochain.

Alors que le cinéma intègre peu à peu la mémoire de la Shoah, certaines œuvres abordent de front la rafle du Vél' d'Hiv' comme Les Guichets du Louvre de Michel Mitrani sorti en 1974 et Monsieur Klein de Joseph Losey en 1976, puis en 2010 sortent Elle s'appelait Sarah de Gilles Paquet-Brenner et La Rafle de Rose Bosch. Dans ce dernier, une reconstitution en image de synthèse de l'intérieur du Vél' d'Hiv' vient de manière saisissante incarner ce qu'aucune photographie connue à ce jour ne restitue, et qu'à sa manière Cabu quarante ans plus tôt avait montré à sa manière.

L'évolution des autres lieux de mémoire de la Shoah en France

S'agissant des sites liés à la persécution et à l'internement des Juifs, comme d'autres catégories de victimes d'ailleurs tels les nomades, la plupart ont été détruits précocement et leur reconstruction n'a jamais été évoquée, ni souhaitée à des fins mémorielles. D'autres présentent des traces plus ou moins significatives mais ont retrouvé leur usage d'avant la guerre ou en ont trouvé de nouveaux. À l'heure de la reconstruction, de la guerre froide et des trente glorieuses, la sanctuarisation et la valorisation mémorielle des anciens camps n'est aucunement une priorité ou une demande collective, alors même que la reconnaissance de la Shoah en France demeure pendant des décennies balbutiante et entravée comme nous l'avons dit.

Revenant sur les raisons qui l'incitèrent en 1981 à étudier l'histoire des camps d'internement comme sujet de recherches, l'historienne Anne Grynberg dresse le constat suivant : "Il semblait, à l'évidence, que ces camps ne relevaient pas de la catégorie des "lieux de mémoire" que la France s'était choisie. Dans la plupart des cas, il ne reste aucun signe matériel susceptible de contrarier le travail de l'oubli."

Ce terme de lieux de mémoire est lui-même né sous la plume de Pierre Nora en 1984 dans une œuvre éponyme qui forge le concept, mais la généralisation et la banalisation de son usage désormais l'éloigne du champ restrictif voulu par son auteur.

Dès 1956, la naissance du Mémorial du martyr juif inconnu au cœur du Marais à Paris forge le premier et le plus important lieu de mémoire de la Shoah en France. Le Centre de documentation juive contemporaine s'y installe. Les instituions fusionnent en 2005 pour devenir le Mémorial de la Shoah, à la fois Musée, centre d'archives, lieu pédagogique et culturel.

À partir des années 1980, les progrès de l'historiographie comme le combat d'associations militantes et de personnalités comme Serge Klarsfeld, va peu à peu projeter une lumière nouvelle sur l'importance et la singularité du sort des Juifs persécutés et sur les sites conduisant l'État à s'engager de façon inédite et publique. La déclaration historique du président de la République Jacques Chirac en juillet 1995 en témoigne. Dans son discours, l'ancien président de la République admet pour la première fois une responsabilité de l'État français dans la Shoah.

L'exemple des camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande est révélateur de ces différentes évolutions. Ces camps d'internement, gérés par la préfecture du Loiret, sont étroitement liés à la rafle des 16 et 17 juillet puisque les familles y sont transférées après le Vel' d'Hiv' d'où elles sont déportées ensuite directement vers le camp d'Auschwitz-Birkenau. Les 3 000 enfants les plus jeunes sont séparés de leurs parents puis amenés au camp de Drancy et à leur tour déportés. Des suspects de collaborations puis des prisonniers de guerre allemands sont internés à la Libération dans les baraquements du camp qui demeure un centre pénitentiaire jusqu'en 1949. Le site est alors démantelé et un lotissement construit. Dès mai 1946, la poignée de survivants de la déportation et les familles de disparus se rendent sur place pour un pèlerinage annuel.

Après une première plaque apposée après-guerre, un monument commémoratif est inauguré à l'emplacement de l'entrée de l'ancien camp en 1957. Il en sera de même à proximité de l'ancien camp de Beaune-la-Rolande en 1965. C'est seulement en 1994 qu'une plaque en hommage aux déportés des camps du Loiret est apposée sur les gares de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande à l'initiative de Serge Klarsfeld. Le Centre d'étude et de recherche sur les camps d'internement du Loiret a été fondé à Orléans en 1991 à l'initiative d'Hélène Mouchard-Zay. Il faut pourtant attendre 2011 pour qu'il puisse s'installer autour d'une exposition permanente dans un bâtiment qui lui est propre, devenant le Musée-Mémorial des enfants du Vél' d'Hiv'. Le 17 juillet 2022, dans la gare de Pithiviers sera inauguré un lieu de mémoire et d'éducation consacré aux internés et déportés des camps du Loiret.

Au terme parfois de nombreuses années de démarches, les principaux lieux de l'internement, du sauvetage et de la persécution des Juifs de France sont portés aujourd'hui par des équipements muséographiques et non plus seulement des monuments. C'est le cas face au site du camp de Drancy, lieu central de l'internement et de la déportation, inauguré en 2012 et rattaché au Mémorial de la Shoah, mais aussi notamment à la Maison d'Izieu en 1994, amorcé sur le site du camp de Gurs en 2007, par la naissance du Site-Mémorial du camp des Milles en 2012, du Lieu de mémoire au Chambon-sur-Lignon en 2013 et du Mémorial du camp de Rivesaltes en 2015.

De l'existence de lieux de mémoire authentiques

La préservation de l'intégralité des sites marqués par les conflits contemporains s'avère de fait impossible au regard de sa multitude. Dans un pays comme la France, l'ensemble du territoire est concerné, et ce sont des milliers de lieux qui le sont potentiellement, révélant l'importance et la diversité de notre patrimoine historique. La notion de trace s'avère de plus extensible selon les périodes, un lieu d'habitation, une école, un champ de bataille, un lieu d'enfermement, un cimetière, un lieu de massacre, une gare..., des lieux vides ou sur lesquels des vestiges sont encore plus ou moins présents, des lieux préservés ou au contraire profondément bouleversés. La prise en compte de leur importance historique et patrimoniale varie considérablement en fonction de l'attention du moment, portée par l'opinion, la société civile et les autorités, sur les faits historiques auxquels se rattachent les lieux et l'existence ou non d'une mobilisation pour les sanctuariser et les faire vivre. Après 1945, la vente par les Domaines des baraques des camps d'internement en France ne suscite pas d'émotion, pas plus alors que la réutilisation des lieux à d'autres usages.

Les lieux de mémoire de la Première et de la Seconde Guerre mondiale font aujourd'hui pleinement partie de notre environnement et sont intégrés à l'offre culturelle, touristique et éducative de notre pays. L'usage de nouvelles technologies comme la réalité virtuelle et augmentée ouvrent en la matière de nouveaux horizons, à condition de ne pas perdre de vue la nature des sujets évoqués. La fréquentation des sites ne cesse d'augmenter et elle est encouragée par le ministère de l'Éducation nationale pour les scolaires. En effet, la confrontation avec des lieux authentiques, portée par un discours historique et pédagogique rigoureux, nourrit une expérience remarquable, au-delà des impératifs liés à la conservation du patrimoine, mémoriels ou citoyens.

L'engagement de l'État est également majeur, par l'impulsion donnée aux politiques publiques sur les questions de patrimoine, de transmission et de reconnaissance, mais aussi directement à travers le rôle du ministère des armées et de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG). Depuis les années 2000, l'État favorise le développement du "tourisme de mémoire". Aujourd'hui, l'ONACVG gère et valorise 275 nécropoles nationales et 10 "hauts lieux de la mémoire nationale", parmi lesquels le camp de Natzweiler-Struthof, le Mémorial du Mont Valérien ou le Mémorial national de la prison Montluc.

80 ans après la Seconde Guerre mondiale, la préservation de l'authenticité est un véritable défi, mais les techniques sont éprouvées et elles se renouvellent quand elles sont insuffisantes. C'est le cas par exemple sur le site du Musée d'État d'Auschwitz-Birkenau en Pologne, inscrit au patrimoine mondial de l'Humanité de l'Unesco, qui consacre des moyens financiers et humains très importants à la conservation des bâtiments et des objets dont il est le dépositaire.

La préservation et la valorisation de lieux de mémoire authentiques sont aujourd'hui une réalité, portée par l'État, les collectivités, comme par des institutions privées, accompagnée par la Fondation pour la mémoire de la Shoah, et plébiscitée par le public. La situation n'en reste pas moins contrastée, en termes de fréquentation et d'assise financière pour les gestionnaires des lieux. Leur création a été un défi de longue haleine, leur pérennité en est un autre comme celui de demeurer fidèle à leur histoire singulière.

Mais qu'en sera-t-il dans 20 ans s'agissant de lieux de mémoire de la Shoah pour le centenaire de la rafle du Vel d'Hiv ? Quelle sera la place dans la mémoire collective des événements dont ils sont porteurs, leur place dans les programmes et les pratiques scolaires ? Ces lieux se veulent également des vigies, témoins de faits tragiques de l'histoire nationale, européenne comme de l'humanité, qui nous confrontent aux mécanismes politiques, psychologiques, culturels, sociaux qui en sont à l'origine et dont certains demeurent potentiellement présents. Que sera l'actualité dans 20 ans et face à quelle nouvelle tragédie les contemporains seront-ils confrontés ? Quel sera alors l'usage du passé auquel renvoient ces lieux de mémoire ? Il est sans doute difficile d'y répondre dès à présent, mais il est nécessaire assurément de s'y préparer.

Bibliographie

- Serge Barcellini et Annette Wieviorka, Passants, souviens-toi ! Les lieux du souvenir de la seconde guerre mondiale en France, Plon, 1995.
- Pierre Birnbaum, "Mémoires du Vel d'Hiv", dans Yves-Charles Zarka, La France en récits, PUF, 2020, p. 449-459.
- Cabu, La rafle du Vel d'Hiv. Dessins présentés par Laurent Joly, Tallandier/Mémorial de la Shoah, Paris, 2022.
- Éric Conan, Sans oublier les enfants : Les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande 19 juillet-16 septembre 1942, Le Livre de poche, 2006.- Anne Grynberg, Les camps de la honte : Les internés juifs des camps français (1939-1944), La Découverte, 2013.
- Laurent Joly, La Rafle du Vel d'Hiv, juillet 1942, Grasset, Paris, 2022.
- Beate et Serge Klarsfeld, Mémoires, Fayard/Flammarion, 2015.
- Claude Lévy et Paul Tillard, La grande rafle du Vél' d'Hiv', Tallandier (coll. Texto), 2020.
- Simon Perego, Pleurons-les. Les Juifs de Paris et la commémoration de la Shoah (1944-1967), Champ-Vallon, 2020.
- Annette Wieviorka, "Réflexions et perspectives", dans Françoise S. Ouzan et Dan Michman (dir.), De la mémoire de la Shoah dans le monde juif, CNRS Éditions, 2008.