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Présentation

Ce rapport analyse les conditions dans lesquelles le doctorat se déroule actuellement et conduit ses titulaires vers l’emploi après la soutenance. Malgré des avancées considérables depuis une quinzaine d’années, les conditions de réalisation du doctorat et les perspectives de carrière doivent être appréhendées dans une logique d’amélioration de l’attractivité du doctorat alors même que les inscriptions en doctorat diminuent régulièrement notamment dans des domaines à fort potentiel d’innovation.
Depuis 1984, le doctorat français correspond aux standards internationaux de grade de doctor philosophiae communément appelé PhD. Il s’agit d’une formation à et par la recherche. Le doctorant est un chercheur en formation, il produit des connaissances et la période doctorale constitue une expérience professionnelle reconnue par les textes.
Après avoir établi un bilan très détaillé de la situation des doctorants et jeunes docteurs, la mission estime qu’il faut agir sur trois leviers :

  • fournir de meilleures informations et mieux orienter les étudiants en amont du doctorat,
  • garantir des bonnes conditions de déroulement de la thèse,
  • créer des perspectives professionnelles élargies et intéressantes.
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Sommaire

SYNTHÈSE
Avant propos
Liste des recommandations
Introduction

1. Créer les conditions pour que l’entrée en doctorat soit un choix éclairé et réalisé dans de bonnes conditions

1.1. Une prise de conscience des motivations doit être développée et confrontée aux réalités du travail de recherche

1.2. Une diminution des inscriptions en thèse et une transition master doctorat défaillante

1.3. La sensibilisation en amont de la thèse progresse dans certains établissements

1.4. La qualité de l'information des étudiants en amont de la thèse est variable selon les établissements

1.4.1. Les informations les plus utiles à la prise de décision de l’étudiant sont négligées…
1.4.2. … alors que les informations pour la prise de décision de l’établissement pour l’admission en thèse sont bien affichées
1.4.3. Des fragilités dans la collecte des données sur le devenir professionnel des docteurs

1.5. Le processus d’admission en thèse présente encore des défaillances
1.5.1. Les choix du sujet de thèse et du laboratoire d’accueil pas toujours aisés
1.5.2. L’aptitude de tous les candidats au doctorat est vérifiée inégalement selon les écoles doctorales
1.5.3. Le financement initial d’une durée de trois ans pour tous les doctorants leur garantirait des conditions de travail dignes et efficaces

2. La thèse : l’encadrement scientifique de plus en plus dissocié de la formation

2.1. Le directeur de thèse est principalement centré sur l’encadrement scientifique et devrait être mieux formé, notamment aux enjeux du devenir professionnel des docteurs
2.1.1. La direction scientifique relève de la seule responsabilité du directeur de thèse et d’un éventuel codirecteur
2.1.2. Les conditions de réalisation de la thèse relèvent d’une responsabilité partagée
2.1.3. La relation entre le doctorant et son directeur de thèse est duale et personnelle et doit s’appuyer sur la charte européenne du chercheur
2.1.4. La formation des directeurs de thèse devrait être généralisée
2.1.5. Les conflits sont évités ou régulés par des instances extérieures au duo directeur de thèse – doctorant

2.2. Accompagner en continu les doctorants en leur offrant des prestations adaptées à leurs profils et à leurs attentes
2.2.1. Le profil et le projet professionnel du doctorant doivent être précisés dès l’entrée en thèse
2.2.2. La charte du doctorat, un document signé par tous mais peu lu
2.2.3. La convention de formation doit évoluer avec l’affinement du projet professionnel du doctorant
2.2.4. Le portfolio de compétences, un outil en cours d’introduction
2.2.5. Le comité de suivi individuel, ses qualités et ses limites
2.2.6. La dimension internationale de la thèse : préparer les doctorants français à des carrières internationales, accueillir des doctorants étrangers
2.2.7. La durée de la thèse, qui conditionne pourtant la poursuite de carrière hors recherche, est très variable selon les disciplines et n’a pas évolué depuis 2013
2.2.8. Les conflits et les abandons en cours de thèse sont gérés de diverses manières
2.2.9. Le tutorat pour accompagner le doctorant

2.3. Les écoles doctorales s’organisent pour contribuer à la poursuite de carrière des doctorants
2.3.1. La structuration entre collège doctoral et écoles doctorales est variable selon les établissements
2.3.2. Vers une formation utile au renforcement des compétences scientifiques et professionnelles des doctorants
2.3.3. Un pôle carrière dédié avec des professionnels de l’insertion professionnelle
2.3.4. Le mentorat, un mode d’accompagnement à développer en lien avec le réseau d’alumni
2.3.5. Les initiatives se multiplient dans les associations et réseaux
2.3.6. Des dispositifs dédiés pour renforcer l’attractivité des instituts de recherche pour les doctorants

2.4. La gouvernance et le fonctionnement des écoles doctorales doivent être proches de l’environnement socio-économique
2.4.1. La place des acteurs du milieu socio-économique est trop faible dans les instances des écoles doctorales
2.4.2. Des exemples de partenariats dans les territoires
2.4.3. 1 000 doctorants pour les territoires, une initiative louable mais qui peine à décoller

2.5. Affiner l’évaluation interne et externe

3. Le devenir professionnel des docteurs

3.1. Un devenir professionnel contrasté
3.1.1. Un devenir professionnel satisfaisant mais avec un accès à l’emploi stable retardé par le souhait d’intégration dans l’enseignement supérieur et la recherche publique
3.1.2. Un changement de paradigme avec l’évolution des débouchés vers le secteur privé
3.1.3. Les emplois occupés par les docteurs
3.1.4. Le doctorat procure une nette plus-value salariale par rapport au master

3.2. Une reconnaissance du doctorat encore insuffisante
3.2.1. Un déficit de reconnaissance nécessitant un meilleur portage du doctorat au sein du ministère
3.2.2. Un manque de valorisation des compétences des docteurs malgré des outils mis à disposition
3.2.3. La reconnaissance institutionnelle : l’importance de l’inscription au répertoire national de la certification professionnelle
3.2.4. La valorisation de compétences transversales au coeur de l’inscription du doctorat au RNCP
3.2.5. Une méconnaissance réciproque docteurs / monde socio-économique à surmonter
3.2.6. Les attentes des employeurs
3.2.7. L’importance des réseaux

3.3. L’impact des dispositifs incitatifs sur l’employabilité des docteurs
3.3.1. Le cas des conventions Cifre : une employabilité élevée des docteurs concernés
3.3.2. Le dispositif jeune docteur du crédit impôt recherche a un impact limité

3.4. Malgré des perspectives intéressantes, les autres débouchés ouverts aux docteurs restent encore très limités
3.4.1. Les collectivités territoriales identifiées comme recruteurs de docteurs
3.4.2. L’ouverture des corps et cadres de la fonction publique d’État aux titulaires de doctorat
3.4.3. Le doctorat en droit facilite une évolution vers la carrière d’avocat
3.4.4. L’entrepreneuriat encouragé : un nouveau débouché ?

Conclusion
Annexes

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Fiche technique

Type de document : Rapport d'inspection

Pagination : 160 pages

Édité par : Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation

Collection :

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