Haut comité d'évaluation de la condition militaire : 13e rapport - Revue annuelle de la condition militaire

Haut comité d'évaluation de la condition militaire : 13e rapport - Revue annuelle de la condition militaire Haut comité d'évaluation de la condition militaire 13e rapport Haut Comité d'Évaluation de la Condition militaire pdf Gratuit - 1.77 Mo (nouvelle fenêtre) Armee Defense Militaire Gendarmerie Soldat Officier Sous officier Armée Militaire

Second tome du 13e rapport du Haut Comité, la revue annuelle de la condition militaire suit les évolutions, pour l’année 2018, d’un certain nombre de thématiques dans les domaines de l’activité des forces armées, des ressources humaines, des rémunérations et de l’environnement du militaire.
Elle répertorie également les évolutions législatives et réglementaires susceptibles d’affecter la condition militaire, survenues entre le 1er août 2018 et le 31 juillet 2019. Enfin, elle inclut le suivi des recommandations formulées par le Haut Comité dans les 11e et 12e rapports, l’intégralité du suivi étant disponible sur les pages Internet et intradef du Haut Comité.

LA CONDITION MILITAIRE EN 2018 : FAITS MARQUANTS ET POINTS D’ATTENTION

RÉSUMÉ

PARTIE 1 : ÉTAT DES LIEUX

1 COMPOSITION ET RÉPARTITION DES EFFECTIFS MILITAIRES
1.1 ÉVOLUTION DES EFFECTIFS
1.1.1 Ministère des armées
1.1.2 Gendarmerie nationale
1.1.3 Synthèse des évolutions d’effectifs

1.2 RÉPARTITION DES EFFECTIFS RÉALISÉS
1.2.1 Effectifs globaux
1.2.2 Situation des effectifs dans les organismes interarmées
1.2.3 Situation des effectifs dans les organisations internationales

1.3 RÉPARTITION DU PERSONNEL DE CARRIÈRE ET SOUS CONTRAT
1.3.1 Au sein des forces armées et des formations rattachées
1.3.2 Comparaison avec la fonction publique

1.4 RÉPARTITION PAR CATÉGORIE D’EMPLOI
1.5 ÂGE ET ANCIENNETÉ DE SERVICE
1.5.1 Âge moyen
1.5.2 Ancienneté moyenne de service
1.5.3 Âge moyen d’accès aux responsabilités

1.6 FÉMINISATION
1.7 NIVEAUX DES DIPLÔMES DÉTENUS

2 RÉSERVES
2.1 RÉSERVES ET GARDE NATIONALE
2.2 RÉSERVE OPÉRATIONNELLE

3 PERCEPTION DES FORCES ARMÉES

4 INTÉRÊT DES JEUNES POUR LA DÉFENSE

5 MESURE DU MORAL

PARTIE 2 : ACTIVITÉS DES FORCES ARMÉES

1 ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES
1.1 DÉPLOIEMENTS HORS DU TERRITOIRE MÉTROPOLITAIN
1.2 NORMES DES DÉPLOIEMENTS EN OPERATIONS EXTÉRIEURES
1.3 DÉPLOIEMENTS EN MISSIONS INTÉRIEURES
1.4 ABSENCES DU DOMICILE ET DE LA GARNISON

2 SUIVI DES DÉCÈS ET DES BLESSURES PHYSIQUES ET PSYCHIQUES
2.1 DÉCÈS
2.2 BLESSURES PHYSIQUES
2.3 BLESSURES PSYCHIQUES

3 RECONNAISSANCE DE LA NATION
3.1 ORDRES NATIONAUX ET MÉDAILLE MILITAIRE
3.2 RÉCOMPENSES ET DÉCORATIONS DÉCERNÉES EN OPEX
3.3 MÉDAILLE DE LA PROTECTION MILITAIRE DU TERRITOIRE

4 TEMPS DE SERVICE
4.1 CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
4.2 MESURE DU TEMPS DE SERVICE DES MILITAIRES
4.2.1 Dispositifs
4.2.2 Données disponibles
4.2.3 Permissions dans les forces armées
4.2.4 Absences du service

4.3 COMPARAISONS AVEC LA SOCIÉTÉ CIVILE
4.3.1 Temps de travail dans la société civile
4.3.2 Absences dans les services publics et le secteur privé
4.3.3 Congés payés et jours de RTT dans les services publics et le secteur privé

PARTIE 3 : GESTION DES RESSOURCES HUMAINES

1 RECRUTEMENT
1.1 RECRUTEMENT EXTERNE
1.1.1 Volumes de recrutement au sein de la société civile
1.1.2 Nombre de candidats/candidatures au recrutement par voie externe
1.1.3 Sélectivité du recrutement par voie externe
1.1.4 Comparaisons avec les fonctionnaires civils de l’État

1.2 RECRUTEMENT INTERNE
1.2.1 Officiers
1.2.2 Sous-officiers
1.2.3 Comparaisons

2 RENOUVELLEMENT DES CONTRATS ET CARRIÉRISATION

3 AVANCEMENT

4 MOBILITÉ GÉOGRAPHIQUE
4.1 SUIVI DES MUTATIONS EN COURS DE CARRIÈRE
4.1.1 Nombre de mutations et taux de mobilité géographique
4.1.2 Comparaisons

4.2 PRÉAVIS DE MUTATION
4.2.1 Évolutions globales sur 10 ans
4.2.2 En métropole
4.2.3 Hors métropole

4.3 RYTHME DES MUTATIONS
4.4 CÉLIBAT GÉOGRAPHIQUE

5 CONCERTATION ET DIALOGUE INTERNE
5.1 CONSEIL SUPÉRIEUR ET CONSEILS DE LA FONCTION MILITAIRE
5.2 ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES NATIONALES DE MILITAIRES

6 DÉPARTS DU SERVICE ACTIF
6.1 DÉPARTS EN 2018
6.1.1 Départs spontanés
6.1.2 Départs aidés

6.2 TRANSITIONS PROFESSIONNELLES
6.2.1 Valorisation des compétences
6.2.2 Prestations de reconversion
6.2.3 Congés de reconversion
6.2.4 Accès aux fonctions publiques
6.2.5 Reclassement dans le secteur privé
6.2.6 La mission de reconversion des officiers
6.2.7 Chômage indemnisé des anciens militaires

7 RISQUES PSYCHOSOCIAUX
7.1 SUIVI DES SUICIDES
7.1.1 Données globales relatives aux militaires
7.1.2 Comparaisons

7.2 SUIVI DES VIOLENCES EN SERVICE ENTRE MILITAIRES
7.2.1 Dans les forces armées
7.3 AGRESSIONS SUBIES PAR LES GENDARMES
7.4 SUIVI DES CONDUITES ADDICTIVES

PARTIE 4 : RÉMUNÉRATIONS ET PENSIONS

1 ÉTUDES STATISTIQUES DE LA RÉMUNÉRATION DES MILITAIRES
1.1 PRÉSENTATION GÉNÉRALE
1.1.1 La rémunération des militaires
1.1.2 Les indicateurs d’évolution des rémunérations

1.2 FAITS MARQUANTS DE L’ANNÉE 2018
1.3 ÉVOLUTION DES RÉMUNÉRATIONS SUR L’ANNÉE 2018
1.4 ANALYSE DES INDICATEURS D’ÉVOLUTION DES RÉMUNÉRATIONS
1.4.1 La rémunération moyenne des personnes en place
1.4.2 Le salaire moyen par tête
1.4.3 L’indice de traitement brut-grille indiciaire des militaires

1.5 SOLDE ANNUELLE MOYENNE
1.5.1 Les éléments de la solde annuelle
1.5.2 Ventilation de la solde brute
1.5.3 Distribution des soldes nettes
1.5.4 La garantie individuelle du pouvoir d’achat
1.5.5 Les soldes nettes par sexe

1.6 RÉMUNÉRATION DES MILITAIRES ET DES FONCTIONNAIRES CIVILS DE L’ÉTAT
1.6.1 L’indice de traitement brut-grille indiciaire
1.6.2 Ventilation des traitements

1.7 REVENU INDIVIDUEL ET NIVEAU DE VIE
1.7.1 Analyse globale
1.7.2 Comparaison avec les agents de la fonction publique de l’État
1.7.3 Comparaison avec les agents du secteur privé

2 PENSION ET RETRAITE
2.1. LES DÉPARTS DÉFINITIFS DE MILITAIRES DU SERVICE ACTIF EN 2018
2.2. PENSION MILITAIRE DE RETRAITE
2.2.1. Présentation
2.2.2. Les pensions militaires de retraite en 2018
2.2.3. La pension militaire de retraite acquise pour motif « d’ancienneté »
2.2.4. La pension militaire de retraite acquise pour motif « d’invalidité »

2.3. RETRAITE ADDITIONNELLE DE LA FONCTION PUBLIQUE

PARTIE 5 : ENVIRONNEMENT DU MILITAIRE

1 HABILLEMENT

2. ALIMENTATION

3. ENVIRONNEMENT PERSONNEL ET FAMILIAL
3.1 SITUATION MATRIMONIALE
3.2 LES ENFANTS
3.3 LOGEMENT FAMILIAL
3.3.1 Le logement au ministère des armées
3.3.2 Le logement au sein de la gendarmerie

3.4 HÉBERGEMENT
3.4.1 Hébergement au ministère des armées
3.4.2 Hébergement dans la gendarmerie

4. ACTION SOCIALE
4.1 PRÉSENTATION GÉNÉRALE
4.2 PRESTATIONS ET INTERVENTIONS
4.2.1 Soutien à la vie professionnelle
4.2.2 Soutien à la vie personnelle et familiale
4.2.3 Vacances et loisirs
4.2.4 Endettement et surendettement

5. PROTECTION SOCIALE
5.1 CAISSE NATIONALE MILITAIRE DE SÉCURITÉ SOCIALE
5.2 PROTECTION COMPLÉMENTAIRE

6. AUMÔNIERS MILITAIRES

PRINCIPALES ÉVOLUTIONS LÉGISLATIVES ET RÉGLEMENTAIRES SURVENUES DEPUIS LE DOUZIÈME RAPPORT ET SUSCEPTIBLES D’AFFECTER LA CONDITION MILITAIRE (DU 1er AOÛT 2018 AU 31 JUILLET 2019)

SUIVI DES RECOMMANDATIONS

LISTE DES ANNEXES

GLOSSAIRE

Rapport d'activité 178 Haut comité d'évaluation de la condition militaire 204000025

Conseil des ministres du 27 septembre 2019. Loi de finances pour 2020.

Conseil des ministres du 27 septembre 2019. Loi de finances pour 2020. Conseil des ministres 27/09/2019 Loi de finances pour 2020

Le ministre de l'économie et des finances et le ministre de l'action et des comptes publics ont présenté le projet de loi de finances pour 2020.

Depuis deux ans, les résultats obtenus par le Gouvernement en matière de finances publiques (40 milliards d'euros de dépenses évitées en 2020 par rapport à leur niveau de 2017, baisse d'un tiers des déficits publics par rapport à la situation décrite par la Cour des comptes en 2017, baisse des prélèvements obligatoires d'un point de produit intérieur brut (PIB), amorce de la décrue de notre endettement, à 98,7 % du PIB en 2020, après 98,8 % en 2019) font écho aux résultats obtenus sur le front économique (baisse du taux de chômage, qui a atteint 8,5 % au deuxième trimestre, croissance robuste, supérieure à la moyenne de la zone euro en 2019 et 2020, amélioration de notre solde commercial de 3 milliards d'euros entre 2019 et 2020). Ces deux batailles sont intimement liées. C'est la raison pour laquelle le projet de loi de finances pour 2020 s'inscrit dans ces grandes orientations tout en traduisant la réponse d'ampleur apportée par le Gouvernement à l'urgence écologique, économique et sociale rappelée par les Français.

Concrètement, grâce à la maîtrise des dépenses publiques (53,8 % du PIB en 2019, 53,4 % du PIB en 2020), le Gouvernement parvient à baisser massivement les déficits publics (-20,4 milliards d'euros) entre 2019 et 2020. Après s'être établi à -3,1 % du PIB en 2019, principalement en raison de l'effet temporaire de la bascule du crédit d'impôt pour la compétitivité et pour l'emploi en allègements généraux de charges (0,8 point de PIB), le déficit public s'élèvera à -2,2 % du PIB en 2020, soit son niveau le plus faible depuis 2001. Cette prévision tient compte de la révision à la baisse de l'environnement macroéconomique (révision de 0,1 point de la croissance en 2020, à + 1,3 %). Le déficit structurel se stabiliserait en 2019 et 2020 à -2,2 % du PIB.

Dans le même temps, les priorités du Gouvernement seront financées. Grâce à la maîtrise de la dépense publique (croissance de 0,4 % en volume en moyenne entre 2018 et 2020), ce budget est donc à la fois celui de la baisse massive des impôts et de la préparation de l'avenir.

1. Baisser les impôts

Sur le quinquennat, les baisses d'impôts engagées diminueront le taux de prélèvements obligatoires d'1,3 point (45,2 % du PIB en 2017, 43,9 % en 2022), soit 27 milliards d'euros de baisses d'impôts pour les ménages et 13 milliards d'euros pour les entreprises. Sur la période 2017 - 2020, les impôts auront d'ores et déjà baissé de 30 milliards d'euros, dont 20 milliards d'euros pour les ménages et 10 milliards d'euros pour les entreprises.

Pour les ménages, le projet de loi de finances pour 2020 prévoit notamment une baisse historique de 5 milliards d'euros de l'impôt sur le revenu, qui bénéficiera aux classes moyennes et populaires qui travaillent. Il prévoit également la suppression intégrale de la taxe d'habitation d'ici 2023, soit 18 milliards d'euros de pouvoir d'achat rendu aux Français à cet horizon, tout en assurant la compensation des collectivités locales à l'euro près.

Pour les entreprises, le PLF pour 2020 confirme la trajectoire de baisse de l'impôt sur les sociétés dont le taux atteindra 25 % en 2022.

2. Financer nos priorités

Le projet de loi de finances pour 2020 assure le financement des priorités du Gouvernement telles qu'elles ont été définies à l'occasion du débat d'orientation des finances publiques en juillet dernier. Le projet de loi donne les moyens au Gouvernement :

- de répondre à l'urgence écologique, en augmentant de 3 milliards d'euros sur le quinquennat les crédits alloués à l'écologie et aux transports, en finançant la loi d'orientation des mobilités et en transformant le crédit d'impôt pour la transition énergétique en prime recentrée sur les ménages modestes ;
- de récompenser le travail, en augmentant les crédits en faveur de la prime d'activité (soit une hausse de 4 milliards d'euros sur le quinquennat) ;
- de protéger les plus vulnérables en augmentant les crédits en faveur de l'allocation adultes handicapés (soit une hausse de 1,3 milliard d'euros sur le quinquennat), en réindexant les pensions inférieures à 2 000 euros par mois et en poursuivant la mise en oeuvre du plan pauvreté ;
- de poursuivre le réarmement régalien de l'État grâce à la hausse des crédits de la mission Défense de 1,7 milliard d'euros en 2020 conformément à la loi de programmation militaire, en augmentant les crédits du ministère de l'intérieur (de plus de 2 milliards d'euros sur le quinquennat) et en finançant la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice ;
- de préparer l'avenir en finançant le dédoublement des classes comme le service national universel, en augmentant de 500 millions d'euros les crédits en faveur du ministère de l'enseignement supérieur, en donnant les moyens de sa mise en oeuvre au plan d'investissement dans les compétences et en poursuivant le déploiement du programme d'investissements d'avenir ;
- de rapprocher les services publics des citoyens, en assurant la mise en oeuvre des maisons « France Service » dans les territoires les plus éloignés et en accélérant le déploiement du plan très haut débit.
 

Budget de l'Etat Projet de loi Budget de l'Etat Loi de finances Deficit budgetaire Dette publique Economie budgetaire Impot sur le revenu Impot sur les societes Credit d'impot Depense budgetaire Environnement Insertion professionnelle Allocation aux adultes handicapes Defense Service national universel Maison de service public Reseau a haut debit 196001944

Déclaration de Mme Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre des armées, sur les efforts en faveur des anciens combattants, le devoir de mémoire et sur le service national universel, à Paris le 23 janvier 2019.

Déclaration de Mme Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre des armées, sur les efforts en faveur des anciens combattants, le devoir de mémoire et sur le service national universel, à Paris le 23 janvier 2019. Geneviève Darrieussecq 23/01/2019 anciens combattants service national Voeux au monde combattant le 23 janvier 2019

Mesdames, messieurs les élus,
Monsieur le délégué national de l'Ordre de la Libération,
Monsieur le major général des armées, amiral,
Monsieur le secrétaire général pour l'administration,
Monsieur le gouverneur militaire de Paris, mon général,
Monsieur le directeur de cabinet de la ministre des Armées,
Mesdames, messieurs les directeurs d'administration centrale,
Mesdames, messieurs les directeurs d'établissements publics,
Mesdames, messieurs les membres du corps diplomatique,
Mesdames, messieurs les officiers généraux, officiers, sous-officiers, militaires du rang et personnel civil des armées,
Monsieur le président du Conseil d'Administration de la Mission du Centenaire, mon général,
Monsieur le directeur de la Mission du Centenaire,
Messieurs les représentants des cultes,
Mesdames et messieurs, les présidents et membres du monde associatif combattant,
Mesdames et messieurs,
Chers amis,
 

C'est la deuxième fois que je me présente devant vous pour adresser mes voeux au monde combattant. C'est pour moi un plaisir renouvelé et une occasion précieuse de nous rassembler et de vous rencontrer.

Ici, aux Invalides, le monde combattant et la Nation ne font qu'un. En ces lieux, les valeurs et les vertus militaires, d'hier et d'aujourd'hui, sont mises en exergue et célébrées. 

Monsieur le Gouverneur militaire de Paris, merci de nous ouvrir les portes de ces prestigieux salons.

« Libérer, protéger, unir. » Tels sont les piliers qui portent l'action du Gouvernement. Dans ce ministère, nous protégeons les Français. Nous travaillons à garantir la sécurité nationale.

Au quotidien, nous soutenons, nous aidons et nous accompagnons nos soldats et nos anciens combattants.

Le ministère des Armées a un visage. Celui des hommes et des femmes qui servent aujourd'hui sous le drapeau.  Celui des hommes et des femmes qui l'ont servi hier.

En votre nom à tous, je salue la mémoire de nos soldats morts pour la France et au service de la nation en 2018. Nous honorons également le souvenir des militaires morts au feu ou à l'entraînement. Epreuve que nous avons connue encore très récemment avec la perte de deux de nos aviateurs. Cela nous rappelle que les missions, qu'elles soient de combat, en protection des biens et des personnes, ou d'entraînement, sont toujours singulières et dangereuses. L'engagement de nos militaires nous oblige et fait notre admiration.

Je veux également saluer la mémoire des anciens combattants qui nous ont quittés en 2018. Ils étaient vos camarades et vos frères d'armes. J'ai une pensée particulière pour les cinq Compagnons de la Libération disparus l'année dernière et pour leur doyen, Guy CHARMOT, décédé il y a quelques jours.

Je souhaite aussi assurer de notre soutien ceux qui connaissent la douloureuse expérience de la blessure. Et leur dire que nous serons toujours auprès d'eux.

Mesdames et messieurs, depuis près de 20 mois, j'ai l'honneur d'être votre interlocutrice, de travailler pour vous et avec vous. Cet honneur, je le mesure tous les jours. Sous l'autorité du Président de la République, du Premier ministre et avec Florence PARLY, je m'applique à renforcer le lien armées-Nation, à accompagner le monde combattant, à faire vivre sa mémoire, à agir pour la jeunesse, à améliorer le quotidien de nos forces et des personnels. Ces missions sont passionnantes, elles nécessitent un travail de terrain, d'écoute et de proximité que j'affectionne particulièrement.

Ces missions nous les menons et nous les mènerons ensemble.

Je salue les présidents d'associations du monde combattant, tous leurs membres et bien-sûr leurs porte-drapeaux. Vous êtes indispensables au rassemblement des différentes générations du feu, au maintien du lien entre l'armée et la nation.

Je salue également le délégué national de l'Ordre de la Libération et les représentants des fondations mémorielles. Vous êtes les piliers de nos actions mémorielles.

Je souhaite remercier très sincèrement toutes les équipes du ministère et notamment celles avec qui je travaille régulièrement : toutes les directions du Secrétariat Général pour l'Administration, et particulièrement la DPMA, le Service de Santé des Armées, les directions des ressources humaines des armées. Je remercie toutes les femmes et tous les hommes qui, au quotidien, font l'efficacité de l'ONAC-VG, de l'INI, de nos musées, du SHD et de l'ECPAD. Je remercie aussi la Mission du centenaire pour le formidable travail accompli. Enfin, je veux avoir un mot de remerciement et de reconnaissance pour mon cabinet, dirigé par Eric LUCAS. C'est une toute petite équipe mais mobile, active, réactive et efficace !

Je veux également remercier le cabinet civil et le cabinet militaire de Florence PARLY. Ils m'apportent un soutien précieux dans de nombreux dossiers.

Mesdames et messieurs, 2018 a été une année particulièrement riche et je suis fière du travail accompli collectivement.

Riche d'une mémoire combattante omniprésente dans nos territoires et au premier plan de l'actualité.

Riche parce que nous avons maintenu et renforcé l'oeuvre de réparation et de reconnaissance. Parce que nous avons mis en place une méthode fondée sur l'écoute et la concertation.

Riche pour l'avenir car la jeunesse a été au coeur de nos actions et de nos réflexions. Je pense tout particulièrement à ce beau projet qu'est le Service National Universel.

Riche, enfin, par la publication de la LPM 2019-2025.

C'est fort de ce bilan que nous abordons 2019, avec la volonté de mener à bien nos actions et de lancer de nouveaux projets.


2018 restera comme une année… mémorable.

Mémorable, car la mémoire combattante a touché le coeur des Français et le coeur de notre pays.

La France a dignement honoré ses poilus. Hommage a été rendu aux combattants de tous les fronts, aux soldats de toutes les origines et de tous les grades. A ceux de Morhange, des Eparges, de Verdun comme de Salonique. Cet hommage a été à la hauteur de leur courage, de leur ténacité et de leur sacrifice.

Les noms des 1,4 millions de morts pour la France sont inscrits sur nos monuments de pierre. Ils sont désormais également rassemblés dans l'espace numérique grâce à l'indexation de l'ensemble des fiches matricules des morts pour la France. Ce fut un magnifique travail collectif dont je tiens à remercier tous les participants.

Nous avons aussi commémoré le sacrifice consenti par tous nos alliés en France comme à l'étranger.

Incontestablement, le centenaire a été une réussite patriotique, mémorielle, touristique et civique.

Nous le devons à la mobilisation des Français et de tous les territoires de la République. Les commémorations ne se sont pas limitées aux départements du front, de l'Est et du Nord de la France. Les départements de l'arrière, jusqu'à nos collectivités d'Outre-mer, se sont également emparés de ce moment. Ainsi, à l'instar du peuple victorieux de 1918, c'est bien la Nation toute entière qui s'est mobilisée en 2018.

La Mission du Centenaire, que je remercie encore chaleureusement, a labellisé plus de 6 000 projets, organisé des dizaines de cérémonies nationales et internationales. Des centaines d'actions ont été construites avec les associations, les établissements scolaires et les collectivités territoriales.

La DPMA et l'ONAC-VG ont été des chevilles ouvrières et des relais essentiels du « centenaire du quotidien ». Et pour ma part, c'est avec fierté que j'ai vu le Bleuet de France sur tant de poitrines. Je l'ai vu sur nos pièces de monnaie, je l'ai vu sur nos murs et je l'ai même vu sur les maillots de nos équipes sportives.

Le 11 novembre 2018 a marqué les esprits et il restera dans les coeurs. Je pense à la multitude de cérémonies dans nos communes. Je pense à l'amitié franco-allemande qui s'est si fortement exprimée à Rethondes. Je pense bien évidemment à cette magnifique cérémonie sous l'Arc de Triomphe, aux paroles de jeunes de toutes origines, aux voix et aux notes magnifiques. Nous nous souviendrons que ce jour a été une ode à la paix.

Je ne peux pas devant vous évoquer l'Arc de Triomphe sans dire un mot des événements du 1er décembre. Le saccage de ce monument m'a profondément révoltée. Comme beaucoup d'entre vous. J'ai apporté et je renouvelle tout mon soutien au Centre des Monuments Nationaux. Je redis, ici, toute ma gratitude au Comité de la flamme. Parce que oui, en 2018, la flamme du souvenir a brûlé tous les jours grâce à ses bénévoles et elle brûlera toujours en 2019.

Cette année encore, la reconnaissance de la France ne faiblira pas. Avec « Ceux de 14 » et leur porte-étendard, Maurice GENEVOIX, ce sont les soldats de la Première Guerre mondiale et la Nation combattante toute entière qui franchiront le seuil du Panthéon.


Le 75ème anniversaire de la Libération de la France sera la thématique majeure de cette nouvelle année.

En 2018 déjà, j'ai rendu hommage à Jean MOULIN, sur les lieux même de son arrestation à Caluire et dans la prison de Montluc. C'est le héros, qui jusqu'à son dernier souffle a refusé de parler, que j'ai salué avec émotion. En octobre, c'est la libération de la Corse que nous avons célébrée. Premier département métropolitain libéré, l'Ile de Beauté le fut par l'action résolue de ses résistants et par l'armée d'Afrique, notamment par les goumiers marocains. J'ai eu beaucoup d'émotion à échanger avec les anciens goumiers présents, ils manifestaient encore un amour profond de la France.

 Nous allons donc commémorer en présence des derniers vétérans le Débarquement en Normandie, celui de Provence, les libérations de Paris et de Strasbourg. Nous mettrons en valeur le rôle des armées françaises et celui de la Résistance.


Nous n'oublions pas les conflits contemporains. Vous le savez, la quatrième génération du feu m'est particulièrement chère. Dès ma prise de fonction, j'ai tenu à faire avancer le projet de monument aux morts pour la France en opérations extérieures.

Mesdames et messieurs, après 10 ans de péripéties, ce monument sera réalisé en 2019 ! Je suis heureuse de vous l'affirmer aujourd'hui. C'est aussi une demande expresse du Président de la République.

Il sera édifié à Paris, au sein du parc André Citroën. Ce monument est attendu par la communauté de défense, il est mérité par nos soldats, il est dû aux familles et aux proches.

Il marquera solennellement la reconnaissance de la Nation envers ces combattants morts pour la France.


En 2019, nous devrons aussi nous interroger sur la politique de mémoire.

Le monde combattant se transforme, la transmission de sa mémoire aussi. Alors que le tourisme de mémoire a pris de l'ampleur et que les territoires ont su saisir cette opportunité, il nous appartient de faire perdurer l'intérêt et d'accompagner ces évolutions.

Il est également nécessaire de réfléchir au contenu de notre politique de mémoire. De nouveaux rites et de nouvelles pratiques commémoratives sont nés ou vont naitre. Il ne faut pas en avoir peur. Il faut accompagner ces changements pour ancrer la mémoire combattante dans le XXIème siècle.

Je suis attachée à développer le travail de mémoire auprès des jeunes générations.


Je veux maintenant évoquer les actions menées au service du monde combattant d'hier et d'aujourd'hui.

Notre monde combattant fête ses cent ans ! En mars 1919, quelques mois après l'armistice, la loi LUGOL fut votée sous l'impulsion de Georges CLEMENCEAU. Elle donnait naissance à l'ancêtre de notre Code des Pensions Militaires d'Invalidité et des Victimes de Guerre. Elle mettait en place un véritable système de reconnaissance et de réparation en faveur de ceux qui ont été atteints dans leur chair ou qui ont perdu leur vie parce qu'ils portaient nos armes.

Nous en sommes les héritiers.

Mon action pour le monde combattant s'articule autour de trois axes : concerter, protéger et moderniser.


En 2018, comme je m'y étais engagée, trois groupes de travail se sont réunis à de nombreuses reprises. Ils ont recensé les demandes, ils les ont évaluées. C'est une concertation inédite qui a été menée avec les associations du monde combattant. Nous avons discuté, nous nous sommes écoutés, nous avons établi nos accords, nous avons aussi parlé de nos désaccords. C'est cela le travail collectif auquel je tiens.

Je peux vous assurer qu'en 2019, nous continuerons !

Je veille constamment au maintien des droits des anciens combattants. En 2019 nous préservons l'ensemble de vos dispositifs, y compris fiscaux et nous ouvrons des mesures supplémentaires. Mais, je le fais avec responsabilité.

En effet, il est essentiel de respecter des équilibres budgétaires. Les tensions dans le consentement à l'impôt sont pour tous les acteurs publics une incitation supplémentaire à veiller à la bonne utilisation des deniers de l'Etat. J'en prends ma part, avec l'équité et la solidarité pour valeurs maîtresses.


Ainsi, je suis fière d'avoir répondu à une attente ancienne relayée par l'ensemble des associations. Désormais, la carte du combattant est attribuée aux soldats français engagés en Algérie entre juillet 1962 et juillet 1964.

C'était une iniquité que le Président de la République s'était engagé à réparer. C'est un engagement tenu ! Nous l'avons fait alors que tant d'autres gouvernements l'avaient reculé ou l'avaient retardé.

Cette mesure devrait générer l'attribution de 50 000 cartes du combattant dans la durée. C'est un effort estimé à près de 30 millions d'euros en année pleine.

J'ai ouvert, hier matin, la première commission nationale de la carte du combattant de l'année. J'ai tenu à y être présente. Plus de 8 000 dossiers ont été instruits pour la carte 62-64. Ce nombre considérable démontre qu'il y avait une forte attente de cette mesure. Je remercie l'ONAC-VG pour sa mobilisation.

La carte 62-64, c'est désormais du concret !


À la demande du Président de la République, j'ai constitué un groupe de travail où les anciens harkis et leurs enfants étaient représentés. La concertation a duré six mois sous la présidence du préfet CEAUX. Elle a été menée avec plusieurs ministères et des représentants des associations. En cela, elle fut inédite par son ampleur.

Le 25 septembre dernier, j'ai annoncé les principales mesures. Nous revalorisons de 400 euros l'allocation de reconnaissance des anciens harkis et la rente viagère attribuée aux veuves.

Nous créons un dispositif de solidarité en faveur des enfants de harkis géré par l'ONAC-VG. Ce fond de solidarité a été créé par un décret du 28 décembre 2018. C'est la première fois qu'un dispositif propre aux enfants de harkis est établi.  

C'est une étape supplémentaire de la reconnaissance de notre pays pour ces anciens combattants et leurs familles.


L'amélioration du processus d'attribution des pensions militaires d'invalidité (PMI) fait partie de mes priorités.

Plusieurs avancées significatives ont été obtenues.

Il y a désormais une présomption d'imputabilité en cas d'accident de service des militaires. Le tarif des expertises médicales a été augmenté de 43% afin de les rendre plus attractives pour les médecins et d'accélérer les délais d'examens.

Afin d'accélérer et de simplifier le contentieux des PMI, celui-ci a été transféré vers les juridictions administratives. Parallèlement, un recours administratif préalable devant une commission de recours de l'invalidité a été créé. Je sais que cette réforme a pu inquiéter certains. Toutes les réformes inquiètent à leur début. Mais je crois que la concertation a permis de lever les inquiétudes. L'administration a mis en place les garanties de procédure et de représentation demandées par les associations.

Nous poursuivrons les améliorations puisqu'en 2019 nous travaillerons à permettre l'initiation d'une demande ou d'une révision de PMI à partir d'Internet. Le numérique entre de plus en plus dans le processus de modernisation de notre ministère.

Je souhaite aussi que nous réfléchissions au sujet de la pension du conjoint survivant. Vous le voyez notre travail n'est pas terminé.


Les moyens d'action des opérateurs du monde combattant sont reconduits, que ce soit l'ONAC-VG, dans ses moyens de fonctionnement et dans ses crédits dédiés à l'action sociale, l'INI et l'Ordre national de la Libération.

En 2019, l'INI poursuit la mise en oeuvre du nouveau projet d'établissement, le renouvellement de ses infrastructures et la mise aux normes de ses installations. Et bénéficie à ce titre de 35 millions d'euros d'autorisations d'engagement. Cette institution tricentenaire est entrée dans une nouvelle phase de son histoire au service de ses pensionnaires bien sûr et au service de la reconstruction physique et psychique de nos blessés. L'INI aura une position stratégique remarquable dans le parcours des blessés qui me tient à coeur.

Je salue le médecin général PLOTTON qui a quitté l'INI, je le remercie pour son action efficace.

A l'instar de l'INI, l'ONAC-VG doit également évoluer pour faire face à l'évolution de ses missions, pour entrer pleinement dans le numérique. Mais aussi pour s'adapter à l'évolution du monde combattant. Il convient aussi de simplifier la gouvernance de l'établissement. Ces évolutions ne remettront pas en cause le maillage territorial. J'y suis attachée car il me parait essentiel. Elles seront étudiées dans le cadre du prochain contrat d'objectifs 2019-2023. Il devrait être signé au cours du premier semestre.


Le troisième point que je souhaite évoquer devant vous me tient particulièrement à coeur car il est celui de l'avenir de nos armées et du futur du lien armées-nation. Il est celui de la jeunesse !

Pour le ministère des Armées, la jeunesse est à la fois une priorité et un défi. Une priorité parce qu'elle est l'avenir de la Nation. Un défi car nous devons attirer les jeunes et leur apporter la meilleure des formations possible. 


Plus de 770 000 jeunes ont effectué leur Journée Défense et Citoyenneté en 2018. Certaines ont été exceptionnelles. J'ai participé à l'une d'entre elle, organisée à Oradour-sur-Glane en compagnie de M. HEBRAS. Ce fut un moment fort !

La Direction du Service National et de la Jeunesse a mené un important travail d'amélioration et de simplification de ses services. Ainsi, le site majdc.fr permet une mise en relation facilitée des usagers, des mairies et des partenaires. Il est évidemment pensé pour être adaptable aux évolutions du service national.


Le Service Militaire Volontaire a pris encore plus d'ampleur en 2018. Et je m'en réjouis.

Expérimenté depuis 2015, le bilan est très positif. Près de 2 500 contrats de volontaires ont été signés depuis sa création et près de 72% d'entre eux ont connu une insertion positive vers un emploi ou une formation qualifiante.

C'est une très grande réussite !

Le mérite en revient aux encadrants, civils comme militaires, et aux jeunes. Ils ont démontré leur détermination et leur envie de réussir. Je veux les féliciter parce que le service militaire volontaire est un parcours exigeant qui nécessite une grande résolution et une bonne dose d'opiniâtreté.

Ce dispositif a donc été pérennisé. Son site internet a été lancé. Dans quelques jours, nous installerons le conseil partenarial d'orientation qui rassemble les acteurs liés à la formation et à l'insertion.


J'ai également pu découvrir les classes de « défense et sécurité globale » et les cadets de la défense.

Ces dispositifs vivent grâce à l'engagement des acteurs de l'Education nationale – proviseurs et professeurs- des unités militaires voisines et de nos réservistes. Je les remercie tous.

A chaque fois, je rencontre nombre de jeunes qui témoignent de leur envie de servir et de participer à l'histoire de leur pays.


Ceci m'amène tout naturellement à évoquer le service national universel, le fameux SNU ! Un nouveau sigle qui, j'en suis certaine, ne tardera pas à se faire un nom. Le Service National Universel est un projet d'envergure qui s'adresse à une société toute entière. Nous y oeuvrons avec Gabriel ATTAL, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale, qui en charge ce dossier et ce déploiement. C'est normal, ce n'est pas un service militaire.

2018 a été le temps de la conception, de la proposition et de la consultation territoriale. Des groupes de travail ont oeuvré en éclairant les réflexions du Gouvernement. Je souhaite remercier le Général MENAOUINE pour la tâche accomplie.

2019 sera le premier temps de la concrétisation. Dès le mois de juin, le dispositif entrera en phase de préfiguration avec une première cohorte d'environ 3 000 jeunes volontaires, issus et répartis dans 13 départements. Pour ce qui est de la partie dévolue aux armées, il s'agira de partager nos valeurs républicaines, de transmettre la mémoire et une culture de défense.

Ainsi, les armées et le monde combattant y apporteront leur concours.


2019 est la première année d'application de la Loi de Programmation Militaire.

A Toulouse, lors de ses voeux aux armées, le Président de la République a clairement rappelé tous les objectifs de la LPM. Elle est une garantie de la remontée en puissance de nos forces. Elle nous permet de réparer le présent en renouvelant les équipements et de préparer l'avenir. Elle nous permet d'améliorer les conditions de travail des femmes et des hommes de notre ministère.

Cette LPM concerne également nos jeunes et nos familles.

En septembre 2018, à l'occasion de la rentrée des classes au Prytanée de La Flèche, j'ai présenté un « plan Lycées », plan d'investissement, élargissement de l'offre d'enseignement et réalisation d'un règlement harmonisé pour nos six lycées de la défense.

Ces établissements sont uniques dans le système scolaire français. Ils constituent une aide précieuse à de nombreuses familles de militaires et de fonctionnaires.

Nous avons fait le choix de pérenniser ces établissements. Alors qu'hier, les investissements nécessaires étaient sans cesse repoussés, nous avons décidé d'investir massivement pour l'avenir.

Plus de 100 millions d'euros seront ainsi investis sur la période 2019-2025. Cet effort concernera l'ensemble des établissements avec un effort marqué au profit des plus anciens. Il s'agit d'un engagement fort du ministère des Armées.

En 2019, je vérifierai régulièrement si ces décisions sont bien appliquées et je serai attentive au calendrier de livraison.

Nous répondons ainsi à une triple exigence : celle de l'excellence, celle de l'égalité des chances et celle de l'exemplarité.


Je suis particulièrement attachée, vous le savez, aux questions médicales et à la santé de nos militaires comme de nos anciens combattants.

Un service de santé opérationnel et de qualité est plus qu'une nécessité dans une armée telle que la nôtre, il est vital pour nos forces. Nous connaissons tous l'engagement durable des équipes médicales à nos côtés, sur le territoire comme en opérations extérieures. Je veux ici réitérer mon message de confiance et de soutien à Madame la Directrice générale et à ses équipes.

Les transformations en cours visent à maintenir un SSA robuste, répondant à nos besoins stratégiques de projection tout en maintenant une qualité optimale de la prise en charge de nos militaires sur le territoire. Et nos hôpitaux militaires sont des lieux de soins remarquables ouverts aussi à la population civile. Ils jouent un rôle important dans l'offre de santé publique.

Le SSA n'échappe pas au problème général du système de santé français notamment en terme de ressources en médecins, et nous devons rester très mobilisés sur ces enjeux.

Autre enjeu essentiel, c'est le soutien indéfectible que nous devons à nos blessés. Le parcours des blessés est un parcours de soins, de solidarité et de réinsertion. Grâce à l'action des cellules d'aide aux blessés de chaque armée, du Service de Santé des Armées, des associations, de nos opérateurs, des unités de formation et de réinsertion, c'est un véritable chemin qui est mise en oeuvre. Chemin parfois difficile, mais jamais nous ne laisserons nos blessés.


A hauteur d'homme et de famille, la LPM doit nous permettre d'assurer de meilleurs conditions de travail à nos personnels. C'est aussi pour cela que je continuerai à suivre attentivement l'application du plan famille. Sa mise en oeuvre nous tient, à Florence Parly et moi-même, particulièrement à coeur.

Des logements, des crèches, des équipements wifi…. Nous poursuivrons l'effort en 2019, en particulier dans les zones tendues. Dans mes déplacements au sein des unités, je m'attache à rencontrer les responsables de ce plan ainsi que les familles. Cela nous aide à évaluer et à faire évoluer ce plan en fonction des besoins.


Enfin, je voudrais que nous soyons également fiers d'avoir un ministère qui est totalement investi dans la transition énergétique et dans la protection de l'environnement. Parce que nous sommes une armée qui prend en compte les défis de la planète et la nécessité des économies énergétiques, nous menons un travail important dans ce domaine.

Le Service d'Infrastructure de la Défense s'y inscrit avec volontarisme et professionnalisme. Rénovation thermique des bâtiments, contrats de performance énergétique, production d'énergie renouvelable (le « plan soleil » qui nous permettra de mettre à disposition d'opérateurs privés, à l'horizon 2023, près de 2 000 hectares pour des installations photovoltaïques), favorisation de la biodiversité sur toutes nos emprises.

Ainsi, les armées s'inscrivent pleinement dans ces enjeux de la société et dans les défis du siècle qui s'offre à nous.


Voilà mesdames et messieurs, chers amis, ce que je tenais à vous dire.

Je connais votre sens du devoir, votre goût de l'engagement et votre esprit de fraternité. Je vous sais unis par l'amour de notre pays et par les valeurs de la République.

C'est pour cela que vous êtes des piliers de notre cohésion nationale. Le chef de l'Etat le sait et réaffirme constamment sa confiance dans les armées et dans le monde combattant.

A l'heure des difficultés, des tensions sociales et du repli sur les intérêts particuliers, votre exemple de fraternité, d'unité et d'engagement demeure un atout pour la Nation.

Aussi, c'est en confiance que nous débutons cette année. C'est en confiance que nous ferons de cette nouvelle année une réussite pour le monde combattant et pour les armées.

Pour de multiples raisons, l'année 2019 sera décisive pour la France et pour l'Europe.

Pour la France, je vous demande, je demande aux associations du monde combattant, de participer très largement au grand débat national. Allez-y en tant que citoyens pour porter vos idées et réaffirmer les valeurs de la République. Alors que j'entends des messages dangereux pour notre avenir, je compte sur vous ! Vous qui avez combattu pour que la France soit ce qu'elle est, c'est-à-dire une terre d'égalité, de liberté, de fraternité et de démocratie ouverte et pleine et entière.

Je souhaite aussi que dans les mois qui viennent nous puissions parler d'Europe et de défense européenne. Plus que jamais, l'Europe unie c'est la paix et la protection des Français. En 2018, le centenaire de la Grande Guerre nous l'a encore ardemment rappelé. Il nous rappelle aussi qu'une paix mal établie et mal ficelée fut le ferment de la Seconde guerre mondiale.

L'Europe nous permet de vivre en paix depuis des décennies, de disposer d'un socle commun de valeurs et de protection pour chacun des pays.

Pour conclure, je veux m'adresser à chacun d'entre vous pour vous souhaiter une heureuse année, ainsi qu'à vos familles et à vos proches.

Je formule des voeux pour que 2019 soit à la fois synonyme de réussite dans vos projets individuels et dans notre projet collectif.

Bonne année à tous au service de l'ensemble du monde combattant.
Bonne année à tous au service de nos armées.
Bonne année à tous au service de la France et des Français.


Vive la République !
Vive la France !


Source https://www.defense.gouv.fr, le 4 février 2019 
 

Politique de la défense Ancien combattant Harki Commemoration Service national universel Defense Armee 193000193

Déclaration de Mme Florence Parly, ministre des armées, sur la cyberdéfense, à Paris le 22 janvier 2019.

Déclaration de Mme Florence Parly, ministre des armées, sur la cyberdéfense, à Paris le 22 janvier 2019. Florence Parly 22/01/2019 cyberdéfense Forum international de la cybersécurité (FIC), au Grand Palais à Paris les 22 et 23 janvier 2019

Monsieur le préfet,
Mesdames et messieurs les élus,
Mesdames et messieurs,
Chers amis,


La cybersécurité, c'est un sport collectif.

La faille peut venir de partout. Les hackers sont plein d'inventivité. Aussi puissants que peuvent être nos pare-feu, une simple inattention peut ouvrir une brèche dans laquelle bien des personnes, des groupes et des Etats voudront s'engouffrer.

Alors, oui, nous devons agir ensemble pour la cybersécurité de nos réseaux. Nous devons, ensemble, concevoir et échanger les bonnes méthodes et les bonnes pratiques. Nous devons bâtir pour chaque entreprise, chaque ministère, chaque personnel, une culture et une hygiène cyber irréprochable.

Nous parlons aujourd'hui de cybersécurité « by design », par essence presque. C'est précisément ce qu'il nous faut construire. Chaque système doit être conçu en pensant à sa cybersécurité. Chaque réseau doit être pensé dès l'origine en se demandant comment le protéger.

Le ministère des Armées le sait bien car les chiffres sont là. En 2017, les réseaux de la défense ont subi 700 événements de sécurité dont 100 cyberattaques. En 2018, les chiffres ont encore augmenté et dès septembre, nous dépassions ce chiffre de 700. Mon petit doigt me dit que cela ne va pas baisser en 2019.

Et non seulement le nombre d'attaques augmente mais les attaquants ont toujours des profils aussi variés. Un adolescent peut pirater les mails de la chancelière allemande pour s'amuser, presque par hasard. Un groupe anonyme peut s'en prendre à nos industries, nos transports, nos hôpitaux sans raison apparente. Un Etat, enfin, peut chercher à affirmer sa puissance en nous espionnant, nous manipulant ou même en sabotant nos capacités.

Et derrière chaque ordinateur, comment identifier avec certitude l'agresseur ? Tout le monde peut se cacher derrière son ordinateur et l'impunité est presque totale.

Voilà la réalité du cyberespace. Ce sont des opportunités inouïes pour nos quotidiens comme pour notre défense. Ce sont aussi des risques, des risques majeurs qui peuvent mettre en péril notre sécurité.

Mesdames et messieurs, la guerre cyber a bel et bien commencé.

Nous ne serons ni naïfs ni aveugles, et nous allons nous y préparer.

L'année dernière sur cette même estrade, je vous annonçais que la France se dotait d'une cyberdéfense renforcée avec 1000 recrutements de cybercombattants supplémentaires d'ici 2025 et 1,6 milliard d'euros pour la lutte dans le cyberespace.

Depuis ces investissements sont entrés dans le marbre de la loi puisque la loi de programmation militaire a été votée puis promulguée par le Président de la République le 13 juillet.

J'avais l'année dernière parlé d'innover, de dénicher et d'attirer tous les talents et toutes les bonnes volontés. Le premier défi cyber du ministère des Armées était lancé. Son objectif était de répondre à une urgence opérationnelle du Commandement cyber en développant rapidement un outil de confiance avec un accès distant pour rechercher les traces d'attaques cyber sur un parc informatique.

12 candidats ont relevé ce défi et j'ai le plaisir d'annoncer les deux lauréats : les PME Harfanglab et Gatewatcher d'un côté et AMOSSYS, de l'autre. Ils ont mis au point des projets novateurs, protecteurs et d'une remarquable efficacité. Nous allons poursuivre le travail avec eux pour s'assurer que leurs solutions soient très vite expérimentées, challengées et intégrées sur nos réseaux. Je veux remercier tous ceux qui ont permis ce défi et qui y ont participé.

Vous avez prouvé qu'on pouvait agir vite et bien. Prouvé qu'on pouvait acquérir des technologies utiles différemment. Je veux tous vous en remercier.

Et ce défi est une méthode nouvelle qui vient de prouver son efficacité, c'est bien qu'il faut continuer ! D'autres arrivent et je pense, en particulier au défi sur l'intelligence artificielle lancé tout récemment par l'Agence Innovation Défense et auquel je le sais, vous êtres très nombreux à avoir répondu.

Nous avons montré notre volonté. Notre capacité à nous mettre en ordre de marche, vite. Et vendredi, à Paris, avec le chef d'état-major des Armées, nous avons encore franchi une étape supplémentaire. J'ai annoncé devant le Commandement cyber, notamment, que la France revendiquait d'utiliser l'arme cyber au même titre que toutes les armes conventionnelles. J'ai pu énoncer les grands principes de notre nouvelle doctrine cyber offensive et le renforcement de notre défense cyber.

L'arme cyber n'est pas seulement pour nos ennemis ou nos fictions. Non. Nous aussi, en France, pouvons défendre, répliquer et attaquer.

Alors, vendredi nous avons révélé une partie de notre doctrine offensive. En opération, nous employons déjà l'arme cyber. Nous avons publié les grandes lignes de cette doctrine pour le faire savoir et nous donner un cadre d'emploi.

Il faut maintenant intégrer l'arme cyber à tous nos programmes, et je compte sur la DGA. Il faut aussi plus de coopérations, de partenariats, de convergences avec nos alliés européens. S'il y a bien une menace qui nous touche tous et se moque éperdument des frontières, c'est bien la menace cyber. Alors nous devons créer une culture commune, des remparts plus forts et agir ensemble, y compris avec de la lutte informatique offensive en opérations.

S'agissant de notre doctrine défensive, mon message est clair : ne pas tendre la joue.

Le ministère des Armées a entamé sa révolution numérique. Il en est même à la pointe et c'est un mouvement qui me tient à coeur. Aujourd'hui, grâce au numérique, le ministère des Armées devient plus simple, plus rapide, plus efficace.

C'est une opportunité extraordinaire. Une opportunité que tout l'Etat saisit. Mais une opportunité qui n'est pas sans dangers.

Alors, le ministère des Armées se prépare, renforce sa défense. Le Commandement cyber a été conforté, son organisation renforcée. Nous redoublons de vigilance et nous dotons des meilleurs outils. Mais une chose est sûre, plus les Armées se protègent, plus les industriels, les sous-traitants sont susceptibles d'être des proies toutes désignées pour pénétrer dans nos systèmes d'information. Alors, c'est toute une chaîne de défense qui doit être protégée de bout en bout.

J'ai donné une instruction en la matière fin décembre. Toute notre communauté de défense doit se protéger et toute notre chaîne de défense se responsabiliser. Le COMCYBER, avec la DGA, sera la tour de contrôle de cet effort et j'appelle tous nos industriels à s'engager pour consolider encore notre cybersécurité.

C'est pourquoi je veux aujourd'hui faire une proposition à nos industriels de défense. Unissons nos forces pour protéger notre chaîne d'approvisionnement de la menace cyber. A l'été, je souhaite que nous puissions formaliser, en en étroite liaison avec l'ANSSI, les engagements mutuels sur la cybersécurité. Il nous faudra mieux définir les rôles et les responsabilités de chacun pour protéger nos systèmes et réagir en cas d'attaque. Cette démarche collective est une absolue nécessité. Elle seule permettra de protéger le développement, la fabrication et la maintenance de nos équipements de défense.

Elle nous permettra de répondre ensemble à plusieurs grands défis.

D'abord, la mise en place d'une coordination : c'est une évidence. Nous devons dialoguer en permanence et joindre à cet échange nos services de renseignement. Nous allons identifier un cadre et une démarche claires pour faire avancer nos travaux de concert. Nous devrons échanger nos informations sur telle ou telle menace, tel ou tel incident. Nous pourrons partager nos outils, aussi, les mutualiser.

Nous établirons une stratégie ambitieuse de sécurisation de nos systèmes. C'est la finalité même de notre démarche, alors il nous faudra cartographier, identifier les priorités.

Nous devons enfin réfléchir à comment aider et protéger efficacement notre chaîne de sous-traitance. Nous ne pouvons pas les laisser devenirs les chevaux de Troie de nos adversaires. Il faudra donc les soutenir, à la fois en méthode et en technique. Il nous faudra aussi être extrêmement exigeant et imposer dans les critères d'achat des clauses sur la cybersécurité.

Je parle de cette chaîne de confiance cyber. Elle passe également par les PME, les start-up. Par leurs idées et leur inventivité. J'ai eu le plaisir de voir quelques démonstrations à l'instant, d'échanger avec nos entrepreneurs. Alors, je veux aussi vous dire une chose : nous avons besoin de vous. Nous avons besoin de vous pour concevoir et produire des produits de sécurité utilisables en toute confiance par nos Armées. Nous avons besoin de vous pour préserver notre autonomie stratégique.

Car les outils de confiance que nos entreprises développent, tous en Europe pourront en profiter. Je veux saluer ici les responsables internationaux présents aujourd'hui. Ils sont nombreux. Et c'est bien au FIC, forum international s'il en est, que nous devons en profiter pour nous inspirer et laisser sa chance à la vitalité des PME européennes.

Et au ministère des Armées, la confiance donnée aux PME et aux entrepreneurs, ce ne sont pas que des mots, c'est du concret.

Il y a quelques mois, cinq PME issues du cluster Hexatrust ont ainsi remporté face à des grands groupes, un marché de prestations cyber pour aider nos opérationnels à sécuriser les systèmes d'information et les réseaux du ministère.

Nous protégeons les PME, nous leur donnons leur chance. Aussi, j'ai lancé cette année un Plan Action PME qui comprend 40 mesures concrètes pour mieux prendre en compte les PME dans notre stratégie d'achat, pour renforcer le soutien à l'innovation et le dispositif RAPID, en particulier. Pour établir également une relation équilibrée entre les PME et les grands groupes.

Je sais que notre souveraineté numérique passe par les PME et j'ai bien l'intention de les choyer.

Et quand je parle de confiance, cela va loin. Un partenariat a été noué entre le COMCYBER et une start-up, « YesWeHack ». Alors, oui, je l'annonce, nous allons lancer fin février le premier « bugbounty » du ministère des armées. Des hackers éthiques, recrutés au sein de la réserve opérationnelle cyber, pourront se lancer à la recherche des failles dans nos systèmes et s'ils en découvrent en être comme il se doit, récompensés.


Mesdames et messieurs,

Nous avons devant nous des défis et des opportunités.

Nous devons créer des liens entre le ministère des Armées et nos industriels de défense, entre le ministère et les PME, oeuvrer pour une Europe de la cyberdéfense. Nous devons agir de concert pour une irréprochable cybersécurité.

Et pour y parvenir, il existe un dernier défi que nous devons collectivement relever. Le défi des talents, le défi du recrutement.

Le ministère des Armées doit faire savoir, partout, qu'il cherche des personnes prêtes à coder pour la France. Les industriels mettre en avant les compétences fines qu'ils cherchent. Nous devons tendre la main aux entrepreneurs, aux innovateurs, leur dire que la défense leur ouvre ses portes et qu'elle est prête les soutenir et les pousser vers des parcours, des missions, des vies passionnantes.

L'année 2018 a été riche pour notre cybersécurité. L'année 2019 commence sur les chapeaux de roue. Alors, réfléchissons ensemble. Agissons ensemble. Assurons ensemble notre cyberdéfense. Cette 11e édition du FIC en est une nouvelle opportunité. Saisissons-la pleinement. Je vous souhaite un excellent FIC 2019.


Vive la République ! Vive la France !


Source https://www.defense.gouv.fr, le 23 janvier 2019 
 

Politique de la défense Cyberdefense Nouvelle technologie de l'information Politique de defense Defense Cybercriminalite 193000145

Stratégie spatiale de défense - Rapport du groupe de travail "Espace"

Stratégie spatiale de défense - Rapport du groupe de travail "Espace" Stratégie spatiale de défense Ministère des Armées pdf Gratuit - 1.46 Mo (nouvelle fenêtre) Politique spatiale Strategie militaire Defense Politique de defense Espace Politique de la défense

Comme beaucoup d’autres secteurs marqués par la technologie, l’utilisation de l’espace exo-atmosphérique connaît une révolution à la fois commerciale, industrielle et géostratégique dont la France ne saurait être absente tant les défis, notamment sécuritaires, sont nombreux. Puissance spatiale depuis plusieurs décennies, notre pays possède d’indéniables atouts et nos armées utilisent l’espace depuis de nombreuses années, principalement dans les fonctions de veille stratégique et d’appui aux opérations terrestres, aériennes et maritimes. Les technologies issues de ce qu’on appelle communément le New Space ouvrent le champ à de nouvelles opportunités qu’il faut savoir saisir, mais aussi à de nouvelles menaces auxquelles il faudra faire face. Pour s’adapter à ces bouleversements, le modèle spatial français actuel doit être revisité. Or, si l’espace utilisé comme « vecteur » fait bien l’objet de modernisations en cours, l’espace en tant que « milieu » possédant des enjeux propres n’a pas encore été pleinement investi. C’est l’ambition de ce rapport qui décline l’avenir de notre défense spatiale selon une feuille de route qui s’étend au-delà de 2030. Elle doit contribuer aux réflexions interministérielles menées par ailleurs.

SYNTHESE

1 L’ESPACE EST UN MILIEU ESSENTIEL POUR LES ARMÉES, DONT L’ACCES DEVIENT DE PLUS EN PLUS CONTESTE

1.1 L’espace est un milieu à part entière tourné jusqu’à présent vers des utilisations stratégiques et l’appui aux opérations
1.1.1 Une géographie propre aux lois physiques contraignantes
1.1.2 Un cadre juridique libéral
1.1.3 Un milieu vecteur de capacités stratégiques essentielles à nos opération
1.1.4 Un espace clef pour le fonctionnement de nos économies et de nos sociétés

1.2 Dans un contexte de compétition industrielle et stratégique renforcée, notre liberté d’accès et d’action pourrait être compromise
1.2.1 Le New Space bouscule les équilibres en place
1.2.2 La compétition stratégique se renforce, les contextes opérationnels évoluent
1.2.3 De nouvelles menaces apparaissent, notre liberté d’accès et d’action pourrait être compromise

2 UNE AMBITION SPATIALE DE DEFENSE POUR GARANTIR NOTRE AUTONOMIE STRATEGIQUE

2.1 Répondre aux menaces dans de nouveaux contextes opérationnels
2.1.1 Consolider et affirmer notre stratégie dans le cadre juridique international existant
2.1.1.1 Ambition spatiale
2.1.1.2 Principes d’action
2.1.1.3 Action internationale
2.1.2 Adapter le cadre juridique national à notre ambition

2.2 Saisir les opportunités permettant de construire notre autonomie stratégique
2.2.1 Tirer parti des ruptures technologiques et d’usage du New Space
2.2.1.1 La composante spatiale : satellites et constellations
2.2.1.2 La chaîne aval : traitement de données de masse
2.2.1.3 De nouvelles modalités de lancement
2.2.2 Revisiter notre modèle industriel
2.2.2.1 Une BITD à consolider
2.2.2.2 L’industrie des satellites
2.2.2.3 Les lanceurs
2.2.2.4 Conserver l’avance technologique
2.2.3 Élargir les coopérations au domaine des opérations dans l’espace, l’ouvrir à de nouveaux partenaires
2.2.3.1 Avec nos partenaires européens
2.2.3.2 L’Union européenne
2.2.3.3 L’OTAN
2.2.3.4 Avec nos partenaires hors Europe

3 FEUILLE DE ROUTE

3.1 Affermir la doctrine spatiale de défense française
3.1.1 Les opérations spatiales militaires
3.1.1.1 Le soutien aux capacités spatiales
3.1.1.2 La connaissance de la situation spatiale
3.1.1.3 L’appui aux opérations
3.1.1.4 L’action dans l’espace
3.1.2 Définir la doctrine pour conduire les opérations spatiales
3.1.3 Évaluer les menaces affectant nos capacités spatiales
3.1.4 Développer la capacité de nos armées à agir sans soutien spatial

3.2 Adapter la gouvernance du spatial militaire aux ambitions
3.2.1 Adapter l’organisation et la chaîne de commandement des moyens spatiaux au sein du ministère des armées en vue de réaliser nos ambitions
3.2.2 Revisiter la relation entre le ministère des armées et le CNES
3.2.2.1 Gestion des programmes
3.2.2.2 Gestion des opérations
3.2.2.3 Clarifier les ressources financières
3.2.2.4 Orientations stratégiques et organiques
 
 3.3 Développer les capacités spatiales pour répondre aux ambitions
3.3.1 Pérenniser les capacités d’appui spatial aux opérations
3.3.2 Donner la priorité au développement d’une capacité SSA
3.3.2.1 Surveillance
3.3.2.2 Système de commandement et de contrôle (C2)
3.3.2.3 Renseignement d’intérêt spatial
3.3.2.4 Données d’environnement spatial
3.3.3 Protéger et durcir nos capacités spatiales
3.3.4 Acquérir une capacité de défense dans l’espace
3.3.5 Contribuer à la défense anti-missile balistique (DAMB)
3.3.5.1 Contexte
3.3.5.2 État des lieux
3.3.5.3 Perspectives

3.4 Développer l’expertise spatiale dans la défense
3.4.1 Un outil de formation, l’académie de l’espace
3.4.2 Des parcours professionnels spécifiques, diversifiés et valorisés
3.4.3 Une visibilité, une reconnaissance et une attractivité renforcées

LISTE DES ANNEXES
MANDAT DU GROUPE DE TRAVAIL
COMPOSITION DU GROUPE TRAVAIL
LISTE DE SIGLES UTILISES
ENTRETIENS REALISES

Rapport officiel 70 Ministère des armées 194000642