Texte intégral
Monsieur le Président (de la généralité de Catalogne),
Madame la Ministre, chère collègue,
Monsieur le Président du Conseil Régional,
Monsieur le Président du Conseil Général,
Messieurs les présidents d'Eiffage, d'ACS, de Dragados et de TP Ferro
Mesdames et messieurs les élus,
Monsieur l'ambassadeur,
Mesdames, messieurs,
Chers amis,
Je suis très heureux d'être ici, à FIGUERAS, avec ma collègue Magdalena ALVAREZ ARZA, pour le lancement des travaux d'un projet magnifique avec cette nouvelle liaison ferroviaire entre Perpignan et Figueras. C'est un nouveau trait d'union entre nos 2 pays qui débute aujourd'hui et qui va se concrétiser après ces nombreuses années de préparation.
Barcelone sera bientôt à 5 heures 30 de train de Paris et à 2 heures de Montpellier, nous permettant de franchir un grand pas dans le rapprochement de nos deux pays.
C'est aussi un grand plaisir, Monsieur le président de la Généralité de CATALOGNE, que cette première visite en Espagne m'ait conduit , ici en Catalogne, dans cette terre dont les liens avec la France plongent leurs racines dans une histoire très ancienne et sont, en même temps, si actuels. Vous ne me démentirez pas si je rappelle que 35 000 de mes compatriotes ont choisi de s'installer en Catalogne, de même que quelque 750 entreprises françaises.
Ce projet est sans conteste, parmi les plus intéressants et les plus innovants aujourd'hui en Europe. Ses caractéristiques, son montage au travers d'une concession, son intérêt pour nos deux pays et pour l'Europe en font une opération hors du commun. Je voudrais en rappeler quelques caractéristiques majeures :
Premièrement, Madame ALVAREZ, chère collègue, ce projet est le fruit d'une coopération en tout point exemplaire entre nos deux Etats. Depuis l'accord signé à Madrid en 1995, nos deux administrations, ont conduit ensemble la préparation de ce projet.
Le sommet de SANTANDER, en 2000, a marqué le lancement de l'opération dont, je le rappelle, le traité de MADRID a prévu qu'il s'agirait d'une concession. Dès lors nos services ont mis au point le projet et préparé un appel d'offre qui pour tous, était une véritable innovation mais aussi un certain pari sur l'avenir.
En France, la déclaration d'utilité publique est intervenue en septembre 2001. A partir de là, nous avons pu mener à bien un appel d'offres international, en deux langues pour un montant d'un milliard d'euros. A chaque étape, et malgré les difficultés du premier appel d'offre, nous avons démontré une volonté sans faille à faire avancer, ensemble et solidairement, ce projet.
Je voudrais à cet égard remercier, côté français, Christian de FENOYL, Jean-Michel ETIENNE, qui a disparu brutalement cette année, Dominique BECKER, Pascal DUBOIS, Jean-Noël CHAPULUT et bien sûr tous ceux qui ont contribué à cette réussite. Enfin, je souhaite que cette collaboration se poursuive tout aussi activement au sein de la Commission intergouvernementale qui réunit nos deux pays pour la suite du projet.
Deuxièmement, le projet Perpignan-Figueras est exemplaire parce qu'il constitue un modèle en matière de partenariats publics-privés.
Je rappelle que pour la construction d'un projet de près d'un milliard d'euros, la société TP FERRO recevra une contribution publique de 540 millions d'euros, partagée par les deux Etats et l'union européenne.
L'autofinancement dépasse donc les 40 % ce qui est remarquable pour un projet à la fois ferroviaire et transfrontalier.
Je me félicite à cet égard que le premier versement effectué par l'Agence de Financement des Infrastructures de Transports de France (AFITF), créée au début de cette année, ait été fait en faveur du Perpignan- Figueras pour un montant de plus de 30 M d'euros.
Je souhaite vivement que la Commission européenne apporte à ce projet une contribution à la hauteur des enjeux qu'il représente pour l'Europe ce qui ne manquera pas de constituer un signe manifeste du soutien de l'Union au développement des échanges transfrontaliers.
Je souhaite rendre hommage aux actionnaires de TP FERRO, aux entreprises notamment A.C.S, DRAGADOS et EIFFAGE et à leurs partenaires financiers qui ont, par la qualité de leur engagement sur C projet, démontré que le partenariat public-privé était possible jusque dans le domaine du transport ferroviaire. La France doit mettre à profit les enseignements tirés de cette réussite pour développer ce type de montage parfaitement adapté à nos besoins d'aujourd'hui.
Je tiens enfin à souligner les délais courts qui sont impartis au projet et exprimer ma satisfaction des réalisations menées à bien depuis la signature du contrat de concession il y a seulement 17 mois.
Monsieur le directeur général de TP Ferro, je sais que vous avez fait des merveilles sur le viaduc de Millau, et je vous dis ma confiance.
Je vous dis aussi que nous serons, avec Madame ALVAREZ ARZA, particulièrement attentifs au respect du délai, et je vous souhaite que ce projet soit une belle réussite technique.
Troisièmement, ce projet est résolument européen parce qu'il marque l'ouverture du réseau espagnol au réseau européen à écartement international. Tout le monde l'a bien compris. L'interopérabilité au niveau européen est une condition nécessaire à la croissance des échanges par rail. La construction de Perpignan-Figueras permettra d'assurer les conditions de croissance des échanges entre nos deux Etats, tant pour les voyageurs que pour les marchandises. Je me félicite de l'utilisation du nouveau système de signalisation ferroviaire européen, l'ERTMS, système qui sera d'ailleurs éprouvé à partir de 2007 sur la ligne nouvelle du TGV Est qui reliera Paris à Strasbourg.
Je souhaite également souligner le caractère exemplaire du projet sur le plan technique : ce sera la première ligne à grande vitesse mixte, apte à recevoir tout autant des trains de marchandises que des trains de voyageurs allant jusqu'à 350 km/h. Le tunnel de 8 kilomètres sous le Perthus à deux tubes sera doté des meilleurs dispositifs en matière de sécurité, et le terrible accident du Fréjus nous rappelle douloureusement aujourd'hui leur caractère indispensable.
Et c'est bien dans ce contexte résolument européen que la France et l'Espagne inscrivent leur objectif commun de "perméabiliser" les Pyrénées ; la France et l'Espagne sont ainsi engagées dans un dialogue constructif pour se former une idée commune des besoins de transports immédiats et plus lointains, au niveau des Etats comme des collectivités locales.
A court terme, les projets d'autoroutes de la mer peuvent apporter une solution économique, et nous avons décidé avec Madame ALVAREZ ARZA de concrétiser notre engagement commun dans ce domaine au travers d'un protocole que nous signerons dans les prochaines semaines.
Mais nous portons aussi notre regard sur l'ensemble de l'axe vallée du Rhône-Barcelone: je tiens à vous assurer de l'engagement de la France à moderniser à un rythme soutenu nos accès vers l'Espagne. Nous allons renforcer l'ensemble de la ligne. Ainsi la déclaration d'utilité publique du projet de contournement ferroviaire de Nîmes et de Montpellier a été signée le 17 mai dernier pour un montant de plus de 1 milliard d'euros. Nous sommes maintenant en phase de discussions actives avec les collectivités concernées, afin de finaliser le montage financier.
De même, les travaux de raccordement de Perpignan-Figueras au réseau existant vont débuter en 2006, à Perpignan, sous la maîtrise d'ouvrage de RFF, et pour un montant de 170 M d'euros financés en totalité par l'Etat.
Concernant le tronçon Montpellier-Perpignan, j'ai pris connaissance du débat qui s'est engagé quant à son intégration dans la ligne à grande vitesse et j'entends bien les points de vue de la Catalogne et du Languedoc-Roussillon. Je souhaite engager et poursuivre avec vous la réflexion et la concertation sur ce sujet important.
Pour terminer, je voudrais indiquer ma pleine confiance dans la réalisation des perspectives de trafic entre Perpignan et Figueras. A la mise en service en 2009, je pense que les perspectives de trafic seront au rendez-vous, car au travers de l'évolution réglementaire et économique du transport routier, au travers de la demande croissante de nos concitoyens d'un développement du mode ferroviaire, et des expériences en cours comme le ferroutage, l'avenir du transport se fera de plus en plus sur les modes alternatifs à la route, avec en premier lieu le ferroviaire.
Je vous remercie de votre attention.
(Source http://www.industrie.gouv.fr, le 22 juillet 2005)
Madame la Ministre, chère collègue,
Monsieur le Président du Conseil Régional,
Monsieur le Président du Conseil Général,
Messieurs les présidents d'Eiffage, d'ACS, de Dragados et de TP Ferro
Mesdames et messieurs les élus,
Monsieur l'ambassadeur,
Mesdames, messieurs,
Chers amis,
Je suis très heureux d'être ici, à FIGUERAS, avec ma collègue Magdalena ALVAREZ ARZA, pour le lancement des travaux d'un projet magnifique avec cette nouvelle liaison ferroviaire entre Perpignan et Figueras. C'est un nouveau trait d'union entre nos 2 pays qui débute aujourd'hui et qui va se concrétiser après ces nombreuses années de préparation.
Barcelone sera bientôt à 5 heures 30 de train de Paris et à 2 heures de Montpellier, nous permettant de franchir un grand pas dans le rapprochement de nos deux pays.
C'est aussi un grand plaisir, Monsieur le président de la Généralité de CATALOGNE, que cette première visite en Espagne m'ait conduit , ici en Catalogne, dans cette terre dont les liens avec la France plongent leurs racines dans une histoire très ancienne et sont, en même temps, si actuels. Vous ne me démentirez pas si je rappelle que 35 000 de mes compatriotes ont choisi de s'installer en Catalogne, de même que quelque 750 entreprises françaises.
Ce projet est sans conteste, parmi les plus intéressants et les plus innovants aujourd'hui en Europe. Ses caractéristiques, son montage au travers d'une concession, son intérêt pour nos deux pays et pour l'Europe en font une opération hors du commun. Je voudrais en rappeler quelques caractéristiques majeures :
Premièrement, Madame ALVAREZ, chère collègue, ce projet est le fruit d'une coopération en tout point exemplaire entre nos deux Etats. Depuis l'accord signé à Madrid en 1995, nos deux administrations, ont conduit ensemble la préparation de ce projet.
Le sommet de SANTANDER, en 2000, a marqué le lancement de l'opération dont, je le rappelle, le traité de MADRID a prévu qu'il s'agirait d'une concession. Dès lors nos services ont mis au point le projet et préparé un appel d'offre qui pour tous, était une véritable innovation mais aussi un certain pari sur l'avenir.
En France, la déclaration d'utilité publique est intervenue en septembre 2001. A partir de là, nous avons pu mener à bien un appel d'offres international, en deux langues pour un montant d'un milliard d'euros. A chaque étape, et malgré les difficultés du premier appel d'offre, nous avons démontré une volonté sans faille à faire avancer, ensemble et solidairement, ce projet.
Je voudrais à cet égard remercier, côté français, Christian de FENOYL, Jean-Michel ETIENNE, qui a disparu brutalement cette année, Dominique BECKER, Pascal DUBOIS, Jean-Noël CHAPULUT et bien sûr tous ceux qui ont contribué à cette réussite. Enfin, je souhaite que cette collaboration se poursuive tout aussi activement au sein de la Commission intergouvernementale qui réunit nos deux pays pour la suite du projet.
Deuxièmement, le projet Perpignan-Figueras est exemplaire parce qu'il constitue un modèle en matière de partenariats publics-privés.
Je rappelle que pour la construction d'un projet de près d'un milliard d'euros, la société TP FERRO recevra une contribution publique de 540 millions d'euros, partagée par les deux Etats et l'union européenne.
L'autofinancement dépasse donc les 40 % ce qui est remarquable pour un projet à la fois ferroviaire et transfrontalier.
Je me félicite à cet égard que le premier versement effectué par l'Agence de Financement des Infrastructures de Transports de France (AFITF), créée au début de cette année, ait été fait en faveur du Perpignan- Figueras pour un montant de plus de 30 M d'euros.
Je souhaite vivement que la Commission européenne apporte à ce projet une contribution à la hauteur des enjeux qu'il représente pour l'Europe ce qui ne manquera pas de constituer un signe manifeste du soutien de l'Union au développement des échanges transfrontaliers.
Je souhaite rendre hommage aux actionnaires de TP FERRO, aux entreprises notamment A.C.S, DRAGADOS et EIFFAGE et à leurs partenaires financiers qui ont, par la qualité de leur engagement sur C projet, démontré que le partenariat public-privé était possible jusque dans le domaine du transport ferroviaire. La France doit mettre à profit les enseignements tirés de cette réussite pour développer ce type de montage parfaitement adapté à nos besoins d'aujourd'hui.
Je tiens enfin à souligner les délais courts qui sont impartis au projet et exprimer ma satisfaction des réalisations menées à bien depuis la signature du contrat de concession il y a seulement 17 mois.
Monsieur le directeur général de TP Ferro, je sais que vous avez fait des merveilles sur le viaduc de Millau, et je vous dis ma confiance.
Je vous dis aussi que nous serons, avec Madame ALVAREZ ARZA, particulièrement attentifs au respect du délai, et je vous souhaite que ce projet soit une belle réussite technique.
Troisièmement, ce projet est résolument européen parce qu'il marque l'ouverture du réseau espagnol au réseau européen à écartement international. Tout le monde l'a bien compris. L'interopérabilité au niveau européen est une condition nécessaire à la croissance des échanges par rail. La construction de Perpignan-Figueras permettra d'assurer les conditions de croissance des échanges entre nos deux Etats, tant pour les voyageurs que pour les marchandises. Je me félicite de l'utilisation du nouveau système de signalisation ferroviaire européen, l'ERTMS, système qui sera d'ailleurs éprouvé à partir de 2007 sur la ligne nouvelle du TGV Est qui reliera Paris à Strasbourg.
Je souhaite également souligner le caractère exemplaire du projet sur le plan technique : ce sera la première ligne à grande vitesse mixte, apte à recevoir tout autant des trains de marchandises que des trains de voyageurs allant jusqu'à 350 km/h. Le tunnel de 8 kilomètres sous le Perthus à deux tubes sera doté des meilleurs dispositifs en matière de sécurité, et le terrible accident du Fréjus nous rappelle douloureusement aujourd'hui leur caractère indispensable.
Et c'est bien dans ce contexte résolument européen que la France et l'Espagne inscrivent leur objectif commun de "perméabiliser" les Pyrénées ; la France et l'Espagne sont ainsi engagées dans un dialogue constructif pour se former une idée commune des besoins de transports immédiats et plus lointains, au niveau des Etats comme des collectivités locales.
A court terme, les projets d'autoroutes de la mer peuvent apporter une solution économique, et nous avons décidé avec Madame ALVAREZ ARZA de concrétiser notre engagement commun dans ce domaine au travers d'un protocole que nous signerons dans les prochaines semaines.
Mais nous portons aussi notre regard sur l'ensemble de l'axe vallée du Rhône-Barcelone: je tiens à vous assurer de l'engagement de la France à moderniser à un rythme soutenu nos accès vers l'Espagne. Nous allons renforcer l'ensemble de la ligne. Ainsi la déclaration d'utilité publique du projet de contournement ferroviaire de Nîmes et de Montpellier a été signée le 17 mai dernier pour un montant de plus de 1 milliard d'euros. Nous sommes maintenant en phase de discussions actives avec les collectivités concernées, afin de finaliser le montage financier.
De même, les travaux de raccordement de Perpignan-Figueras au réseau existant vont débuter en 2006, à Perpignan, sous la maîtrise d'ouvrage de RFF, et pour un montant de 170 M d'euros financés en totalité par l'Etat.
Concernant le tronçon Montpellier-Perpignan, j'ai pris connaissance du débat qui s'est engagé quant à son intégration dans la ligne à grande vitesse et j'entends bien les points de vue de la Catalogne et du Languedoc-Roussillon. Je souhaite engager et poursuivre avec vous la réflexion et la concertation sur ce sujet important.
Pour terminer, je voudrais indiquer ma pleine confiance dans la réalisation des perspectives de trafic entre Perpignan et Figueras. A la mise en service en 2009, je pense que les perspectives de trafic seront au rendez-vous, car au travers de l'évolution réglementaire et économique du transport routier, au travers de la demande croissante de nos concitoyens d'un développement du mode ferroviaire, et des expériences en cours comme le ferroutage, l'avenir du transport se fera de plus en plus sur les modes alternatifs à la route, avec en premier lieu le ferroviaire.
Je vous remercie de votre attention.
(Source http://www.industrie.gouv.fr, le 22 juillet 2005)