Interview de M. Franck Riester, ministre de la culture, à Radio Classique le 19 février 2020, sur la responsabilisation des plateformes en ligne dans la protection de la vie privée et la nécessité d'investir dans la création française.

Prononcé le

Texte intégral

RENAUD BLANC
Bonjour Franck RIESTER.

FRANCK RIESTER
Bonjour.

RENAUD BLANC
Ministre de la Culture et de la Communication. Vous venez d'écouter le billet de Guillaume TABARD, Guillaume qui disait finalement que le discours de Mulhouse du chef de l'Etat, manquait un peu de souffle. Alors, j'imagine que vous n'allez pas avoir le même avis, mais c'est vrai que la restructuration par exemple de l'organisation musulmane, si je puis dire, en France, ça fait 20 ans qu'on en parle.

FRANCK RIESTER
Oui oui, et donc le président de la République aura l'occasion d'y revenir. Il l'a dit, les annonces d'hier ne sont qu'une première étape de sa détermination à lutter contre le séparatisme et à la volonté d'un certain nombre d'islamistes, de détenteurs d'un islam politique, de rompre avec donc les pratiques du passé, et je crois que c'est ce volontarisme-là qui est important. Guillaume TABARD l'a dit, on a trop entendu de discours et pas assez de décisions. Et là, il a voulu être très précis, très concret, avec des mesures qui vont changer radicalement la donne, je pense par exemple aux ELCO, ces Enseignements en langues étrangères, qui aujourd'hui posent problème, puisque c'est des enseignements qui sont réalisés par des enseignants, envoyés par d'autres pays, sans un véritable contrôle, donc il fallait mettre un terme à ça, c'est une volonté très forte, à la fois du président de la République et du ministre de l'Education nationale, et c'est vrai aussi pour toute la batterie de propositions et de mesures concrètes qui ont été annoncées hier.

RENAUD BLANC
Mais ça veut dire que les prêches radicaux dans certaines mosquées, que les imams qui ne sont pas français, c'est fini ? Parce que ça fait des années qu'on nous dit que c'est terminé.

FRANCK RIESTER
Oui, écoutez, ça démontre que, en ce qui concerne les imams, le fait de ne plus accepter que des imams étrangers, sans contrôle, puissent continuer à prêcher en France, c'est quand même la détermination, la preuve de la détermination totale du président de la République et de tout le gouvernement.

RENAUD BLANC
Vous avez le sentiment qu'Emmanuel MACRON a évolué sur ces questions depuis son élection ?

FRANCK RIESTER
Ecoutez, je ne suis pas certain, je crois qu'il a la volonté très claire, à la fois, de faire en sorte que la loi de la République soit toujours supérieure à la loi religieuse, que l'islam politique soit combattu, là il a démontré avec des mesures très concrètes, qu'il en fait la preuve, maintenant. il est aussi, et ça je pense qu'il faut le saluer, parce que pour rassembler les Français, pour la cohésion nationale, il faut absolument veiller aussi à considérer les musulmans, à ne pas les ostraciser, d'être très ferme et très déterminé sur l'islam politique, celles et ceux qui sont détenteurs de cette idéologie qui vise à faire de la loi musulmane une loi supérieure à la loi de la République, et notamment sous l'influence d'un certain nombre de pays qui n'ont aucune vergogne à venir envoyer un certain nombre de personnes pour propager cette idéologie, et en même temps, faire en sorte que l'islam et les musulmans de France puissent, d'une façon sereine, pratiquer leur culte en France.

RENAUD BLANC
Alors, on va passer à un autre sujet, l'affaire Griveaux. Franck RIESTER, vous souhaitez et vous l'avez dit à plusieurs reprises, eh bien que les plateformes... responsabiliser les plateformes, qu'est-ce que vous voulez dire par là ?

FRANCK RIESTER
Ce qui s'est passé avec l'affaire Griveaux, si on peut dire, c'est une atteinte très grave à l'intimité de la vie privée. C'est quelque chose qui est aujourd'hui arrivé à un homme politique, avec les conséquences démocratiques qu'on a vues, mais ça arrive malheureusement à un grand nombre de nos compatriotes. Et c'est un enjeu majeur dans l'avenir. Parce que protéger la vie privée de nos compatriotes, c'est protéger une liberté fondamentale. Qu'est-ce que c'est être libre, si ce n'est de pouvoir être libre de vivre sans sa vie privée en toute intimité ?

RENAUD BLANC
Bon, responsabiliser les plateformes…

FRANCK RIESTER
Et donc, responsabiliser les plateformes, c'est-à-dire quoi ? C'est-à-dire leur demander de protéger concrètement la vie privée de nos compatriotes, c'est-à-dire en luttant contre ceux, avec les pouvoirs publics bien évidemment, qui diffusent des contenus qui ne devraient pas être diffusés, en l'occurrence là, des vidéos intimes, en veillant à mettre en place des dispositifs qui permettent par exemple de lutter contre la manipulation de l'information, lutter contre les propos haineux, et donc lutter contre celles et ceux qui, pour nuire à d'autres, ou pour rigoler, mettent en ligne ou relaient des contenus qui sont des contenus à caractère privé.

RENAUD BLANC
Franck RIESTER, on a toujours l'impression qu'on a un train de retard, on est toujours en retard sur cette bataille, parce que, effectivement…

FRANCK RIESTER
Alors, on a un train d'avance en France, on est le premier pays dans cette bataille-là, on est les chefs de file…

RENAUD BLANC
Enfin, un train d'avance, il y a eu quand même cette affaire.

FRANCK RIESTER
Les chefs de file en Europe. On a d'ailleurs une loi qui a été votée en 2016, qui permet, dans notre législation actuelle, de pouvoir sanctionner celles et ceux qui se livrent à ces comportements-là, d'ailleurs le fameux individu russe qui a été mis en examen, et donc on va voir quelle sera la décision de justice derrière. Donc on a des leviers aujourd'hui, juridiques, on verra si ces leviers sont suffisamment puissants, si les sanctions sont insuffisamment fermes, si on arrive suffisamment facilement à retrouver les auteurs de ces délits. Et puis on a aussi dans notre loi, actuellement, la possibilité de retirer en urgence les contenus, si la victime estime que ces contenus doivent être retirés, ça s'appelle un référé, et le juge peut prononcer la suppression de la mise en ligne de ces contenus. Et puis il y a…

RENAUD BLANC
C'est souvent trop tard.

FRANCK RIESTER
Alors, c'est vrai que c'est souvent…

RENAUD BLANC
Donc souvent le mal est fait, si je puis dire.

RENAUD BLANC
Oui, mais c'est là qu'on dit qu'il faut responsabiliser les plateformes et qu'il faut absolument, dans le cadre de ce qu'on va... dans le prochain projet de loi, on va créer l'ARCOM, c'est-à-dire une l'Autorité de régulation non seulement des communications audiovisuelles, mais aussi des communications numériques, qui aura la charge de responsabiliser les plateformes et de voir concrètement si les moyens pour mettre en oeuvre un certain nombre de décisions de justice, sont réalisés, pour vérifier que les engagements pris par les plateformes sont tenus, et donc on verra si les plateformes jouent le jeu ou pas, de cette nécessité d'être à la hauteur de cet enjeu de protection de la vie privée. Et puis ensuite, il y aura un travail fondamental, et c'est pour ça que je disais que la France était en pointe, au niveau européen, pour veiller à ce que l'on puisse mieux responsabiliser et réguler ces plateformes structurantes qui aujourd'hui jouent un rôle majeur dans nos vies. Encore une fois, dans la lutte contre la manipulation de l'information, dans la lutte contre les propos haineux, dans la protection de la vie privée, on travaille avec Margrethe VESTAGER, la Commissaire européenne, sur la charge de la concurrence, avec Thierry BRETON qui est très en pointe sur ces questions-là, et donc nous voulons absolument réussir à cette responsabilisation des plateformes, à ce que ces plateformes-là finalement respectent aussi le cadre fondamental de notre vie ensemble. En fait, respectent nos droits et nos libertés.

RENAUD BLANC
Est-ce que vous avez le sentiment, comme l'a dit par exemple Gérard COLLOMB hier, que Benjamin GRIVEAUX a été imprudent ?

FRANCK RIESTER
Non, moi je ne rentre pas là-dedans, parce que, à partir du moment où on commence à mettre le doigt là-dedans, on commence à ouvrir la brèche de cette protection que nous devons avoir de notre intimité, de notre vie privée. C'est vrai pour les hommes politiques, mais c'est vrai comme tous les citoyens. Alors, que nous fassions attention, que nous soyons responsables, que chacun et chaque jeune, notamment, je pense surtout aux jeunes, soient conscients que leur trace numérique peut être quelque chose qui a des conséquences à court terme ou à long terme, certes, mais c'est d'abord en travaillant avec les plateformes, avec les réseaux sociaux, sur les dispositifs qui permettent de nous protéger, de nous protéger à la fois de celles et ceux qui veulent nous nuire en diffusant un certain nombre de choses sur notre vie privée, et en même temps en nous protégeant des contenus haineux, de fausses informations, eh bien c'est ce combat-là qui doit être le bon, et de rentrer dans la responsabilisation des uns et des autres est le début d'une brèche que je ne veux absolument pas ouvrir.

RENAUD BLANC
Franck RIESTER, il y a ce bras de faire en ce moment entre les auteurs et les éditeurs, vous avez hier reçu le rapport de l'ancien président de la Bibliothèque nationale, Bruno RACINE, qui évoque une dégradation de la situation des artistes auteurs, des auteurs qui veulent percevoir au moins 10 % du prix d'un livre, impossible répondent les éditeurs. Quelle est votre position sur cette question ?

FRANCK RIESTER
Ma position, c'est que d'abord ce rapport Racine ce n'est pas simplement les auteurs de livres, c'est les artistes auteurs dans la totalité des gens et des disciplines, des plasticiens en passant par les scénaristes, en passant par les auteurs de BD, les auteurs de... C'est tous les artistes auteurs, tous ceux qui vivent du droit d'auteur, ou qui en tout cas tirent de leur création un droit d'auteur. Malheureusement, on sait bien que pour beaucoup d'entre eux ils ne vivent pas avec leurs droits d'auteur, c'est un des grands sujets d'ailleurs de ce rapport. Et donc, en ce qui concerne la partie économique, il y a beaucoup de sujets qui ont été traités par le rapport Racine et par les annonces que j'ai faites hier en matière sociale, en matière de représentativité des artistes auteurs, en matière d'organisation des pouvoirs publics, et notamment de l'Etat, du ministère de la Culture en particulier, au service des artistes auteurs, il y a la question économique, et notamment dans cette question économique il y a la question de la répartition de la valeur dans chaque filière, et donc j'ai dit très clairement qu'aujourd'hui, dans un certain nombre de cas, la répartition de la valeur était déséquilibrée, et qu'il était donc nécessaire d'en parler et de bouger. Mais pour ça, ce n'est pas à l'Etat d'imposer une décision venue d'en haut, par contre l'Etat doit être le médiateur, l'aiguillon qui fait en sorte que les gens discutent, se mettent autour de la table, et modifient le rapport de forces au sein des filières.

RENAUD BLANC
Question économiquement très importante également, puisqu'on évoque les auteurs et que l'on parlait des plateformes. La question du streaming, la plateforme musicale Deezer défend une rémunération pour ses artistes, basée sur des écoutes individuelles des utilisateurs, plutôt que sur une part du marché global. Lutte entre les ayants-droits, j'allais dire indépendants, et les majors. Pour qui penchez-vous, Franck RIESTER ?

FRANCK RIESTER
C'est beaucoup plus compliqué que ça, excusez-moi, mais effectivement la question du retour de valeurs, vers les artistes auteurs, vers les musiciens, vers les créateurs, à l'ère numérique dans la musique, est une question centrale. C'est la raison pour laquelle vous savez que j'ai pris la décision de confier au Centre national de la musique, qui vient d'être créé, cette maison commune de la musique, que j'ai voulue, et qui est créée depuis le 1er janvier 2020, d'étudier évidemment cette situation-là, et de voir de quelle manière, en lien avec les plateformes, en lien avec les différents ayants-droits, en lien avec les principaux intéressés...

RENAUD BLANC
Parce que c'est un enjeu économique énorme.

FRANCK RIESTER
On peut faire évoluer la façon dont on répartit la valeur créée sur Internet. Mais vous savez, cette volonté qui est la mienne, dès mon arrivée à la rue de Valois, de remettre les artistes auteurs, les créateurs, au coeur des politiques culturelles, je le traduis dans toutes les décisions que je prends depuis un an et demi, c'est vrai pour cette mission demandée au Centre national de la musique, c'est vrai avec toutes les mesures que j'ai annoncées hier dans la suite du rapport Racine, si on veut que dans notre pays nous continuions d'avoir de la culture, des arts, il faut remettre les artistes au coeur de nos priorités, et c'est ce que je fais.

RENAUD BLANC
Une question sur Netflix, qui concurrence le cinéma, qui concurrence la télé, est-ce que c'est un atout, tout de même, pour la création française ?

FRANCK RIESTER
Bien sûr, à partir du moment où ils respectent les règles de financement de la création française. Vous savez que depuis des années on a mis en place un dispositif en France, qui permet aux diffuseurs qui profitent des contenus, de financer ces contenus. C'est la télévision, c'est les opérateurs de télécommunications. Eh bien demain, ce n'est pas le cas aujourd'hui, demain les nouveaux entrants, les nouveaux acteurs du numérique, de l'Internet, ces plateformes, Netflix par exemple, Disney+, vont financer elles aussi, ces plateformes, la création française, avec un minimum d'investissement dans la création française. 25 % pour Netflix, 25 % du chiffre d'affaires de Netflix devra être investi dans des créations françaises. C'est la même chose pour Disney demain. Nous devons être ambitieux, et ces plateformes qui apportent un service nouveau à nos compatriotes, et il ne faut surtout pas les mettre de côté, mais elles doivent, si elles veulent être sur le marché français, respecter les règles françaises, ce cercle vertueux, ce cadre vertueux qui fait que depuis des années on a pu maintenir un cinéma et une production audiovisuelle française riche et diverse.

RENAUD BLANC
On va passer à la réforme des retraites. Sur notre antenne, la CGT a annoncé qu'elle claquait la porte pour un cette conférence de financement, vous êtes vous-même impacté, votre ministère, par cette réforme des retraites, avec la grève à l'Opéra de Paris, elle a duré 7 semaines. Les danseurs, les musiciens, les techniciens, restent toujours mobilisés. Vous en êtes où très concrètement ?

FRANCK RIESTER
Alors d'abord, nous avons effectivement des spécificités dans le périmètre de mon ministère, et notamment à l'Opéra de Paris…

RENAUD BLANC
Oui, avec un régime spécial qui date de 1698.

FRANCK RIESTER
Oui. Alors, qui a évolué avec le temps bien évidemment, mais les principes sont évidemment assez anciens, ces principes, c'est-à-dire la prise en compte des spécificités de ce qu'est l'excellence française en matière de ballets, en matière d'art lyrique, doivent être conservées. Conservées, ça ne veut pas dire ne pas s'intégrer dans un régime universel des retraites, qui permette d'être plus juste avec une dimension d'avancée sociale considérable pour nos compatriotes, mais tout en veillant à ce que ce qui fait la spécificité de l'Opéra, ce qui fait l'excellence française dans ces domaines-là, puisse être pris en compte, et donc nous travaillons, nous travaillons d'une façon apaisée au sein de l'Opéra de Paris, pour voir en matière de reconversion, en matière de formation, en matière de fin de carrière, en matière de tout ce qui fait l'environnement social des équipes de l'Opéra de Paris, on peut trouver des réponses concrètes aux spécificités, par exemple des danseurs du ballet, qui effectivement…

RENAUD BLANC
Qui peuvent partir à 42 ans.

FRANCK RIESTER
Qui effectivement ne peuvent pas assumer la même excellence en matière de danse après 40 ou 42 ans.

RENAUD BLANC
Mais ça veut dire, Franck RIESTER, qu'on aura encore un régime universel avec plein d'exceptions.

FRANCK RIESTER
Non, parce que ce n'est pas la question du dispositif de retraite qui est en question, les danseurs de l'Opéra de Paris seront, à l'horizon de quelques années, dans le même régime universel que les autres. En revanche, on prendra en compte leurs spécificités, et on les accompagnera bien mieux qu'on ne le fait aujourd'hui, pour qu'ils se reconvertissent, pour qu'ils puissent avoir les outils en main pour après leur carrière de danseur de très haut niveau, ce qui se fait de mieux dans le monde, ils puissent avoir une reconversion, assumée, une reconversion choisie, une reconversion dans laquelle ils s'épanouissent. Or, bien souvent aujourd'hui on leur dit : on vous met en retraite, vous avez vos 1 000, vos 1 500 €, et puis basta, on ne s'occupe plus de vous. Eh bien nous on dit : non. On dit : on va continuer de s'occuper de vous, parce que cette grande famille de l'Opéra, elle doit être prise en compte, suivie, accompagnée non seulement quand les équipes sont actives, je dirais, sont en responsabilité, sont en train d'être en représentation, mais aussi après, donc c'est vrai pour les danseurs, mais c'est vrai pour les autres équipes de l'Opéra de Paris, je pense par exemple aux musiciens.

RENAUD BLANC
Il y a cette image où on voyait les danseurs de l'Opéra de Paris interpréter le Lac des cygnes devant l'Opéra Garnier, qui a fait le tour du monde. L'Opéra de Paris a perdu 16 millions pendant les grèves.

FRANCK RIESTER
Oui, mais alors peut-être même un peu plus.

RENAUD BLANC
Et est-ce qu'on a un chiffre sur l'ensemble des théâtres qui ont été impactés par la grève aujourd'hui, Franck RIESTER ?

FRANCK RIESTER
Non, alors on est en discussion avec les théâtres parisiens, notamment, puisque la grève a surtout touché Paris. On a des dispositifs d'accompagnement, gérés par Bercy, et on regarde au cas par cas comment on peut accompagner des théâtres qui seraient particulièrement touchés. Les situations sont très variables, mais on veut accompagner ces théâtres-là. Et en ce qui concerne l'Opéra de Paris, bien évidemment ça aura des conséquences, puisque les pertes qui ont été accumulées, devront être épongées, mais en même temps nous sommes déterminés à accompagner sur le long terme l'Opéra de Paris, parce qu'on veut continuer d'avoir…

RENAUD BLANC
On ne fermera jamais l'Opéra Paris ? Parce qu'on l'entend ça.

FRANCK RIESTER
Ecoutez, jamais, je ne sais pas ce qui peut arriver dans l'avenir, en tout cas je peux vous dire ce qui est ma conviction, c'est que nous, au gouvernement, on souhaite accompagner l'Opéra de Paris, parce qu'on a une grande ambition pour l'opéra, on a la chance et la fierté d'avoir une grande maison qui rayonne, non seulement à Paris, en France, mais dans le monde entier, et on va accompagner l'Opéra, les équipes de l'Opéra, pour que ça reste cette grande maison de l'excellence française, en matière d'art lyrique et en matière de ballets.

RENAUD BLANC
Une dernière question, il nous reste quelques secondes. Sur la philharmonie, le mandat de Laurent BAYLE s'achèvera en mars 2021, vous êtes déjà en train d'imaginer qui pourrait être son remplaçant ?

FRANCK RIESTER
Ecoutez, on essaie d'anticiper les nominations dans les différentes institutions culturelles…

RENAUD BLANC
Oui. Vous avez une idée ?

FRANCK RIESTER
Mais on n'en est pas là du tout pour la Philharmonie. On a la chance à la Philharmonie d'avoir un grand président, un grand patron de la Philharmonie, et on continue de travailler de la meilleure façon possible avec lui.

RENAUD BLANC
Merci Franck RIESTER d'avoir été mon invité ce matin, le ministre de la Culture et de la Communication, l'invité de Radio Classique.

FRANCK RIESTER
Merci à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 21 février 2020