Coronavirus : les annonces du président de la République

Dans une allocution télévisée diffusée le 12 mars 2020, le président de la République Emmanuel Macron a présenté les priorités de l'action publique face à la propagation du COVID-19.

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Palais de l'Élysée
Palais de l'Élysée. © Atlantis - stock.adobe.com

Dans son allocution, le président de la République a fait les annonces suivantes :

  • maintien des élections municipales les 15 et 22 mars 2020 ;
  • fermeture des crèches, des établissements scolaires et des universités à compter du lundi 16 mars. Pour permettre aux personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire de faire garder leurs enfants, des services de garde doivent être mis en place ; 
  • mobilisation du système sanitaire (appel aux étudiants, aux jeunes retraités, report des soins non essentiels...) ;
  • report de la trêve hivernale de deux mois ;
  • mise en oeuvre d'un mécanisme exceptionnel de chômage partiel pour que l'État prenne en charge l'indemnisation des salariés contraints de rester chez eux ;
  • possibilité, pour les entreprises, de reporter le paiement des cotisations et impôts dus en mars ;
  • préparation d'un plan de relance face aux répercussions économiques de la crise sanitaire.

Le Président a par ailleurs demandé aux personnes âgées de plus de 70 ans, aux personnes souffrant de maladies chroniques ou de troubles respiratoires ainsi qu'aux personnes en situation de handicap de rester autant que possible à leur domicile.

Plus largement, la population est invitée à limiter ses déplacements dans les transports publics, à ne pas rendre visite aux personnes hébergées en Ehpad. Les entreprises sont appelées à intensifier le télétravail.

Le chef de l'État a appelé à une mobilisation au niveau européen et au niveau du G7 pour soutenir l'activité économique.

Le chef de l'État a en fin mis en évidence le rôle de l'État providence face à une telle crise :

"Ce que révèle d'ores et déjà cette pandémie, c'est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre Etat-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. Ce que révèle cette pandémie, c'est qu'il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie au fond à d'autres est une folie. Nous devons en reprendre le contrôle, construire plus encore que nous ne le faisons déjà une France, une Europe souveraine, une France et une Europe qui tiennent fermement leur destin en main. Les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture en ce sens. Je les assumerai."