Les trois études de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ont été publiées le 6 mai 2026. L'Insee constate que les agents de la fonction publique d'État (FPE) bénéficient des revenus moyens les plus élevés (3 018 euros nets par mois), proches des revenus moyens des agents de la fonction publique hospitalière (FPH) qui s'élèvent à 2 896 euros par mois tandis que les revenus moyens des agents de la fonction publique territoriale (FPT) sont de 2 317 euros par mois.
Par ailleurs, l'Insee pointe la persistance d'écarts salariaux entre hommes et femmes dans les trois fonctions publiques.
Une hausse plus significative qu'en 2023, dans un contexte de moindre inflation
Alors que la hausse des salaires dans la fonction publique en 2023 était limitée par l'inflation des prix (+4,9%), elle est nettement plus significative en 2024 dans un contexte de moindre inflation (+2%).
En 2024, le salaire net moyen déterminé en équivalent temps plein (EQTP) augmente dans les trois fonctions publiques par rapport à 2023, que cela soit en euros courants ou en euros constants (avec ou sans prise en compte de l’inflation) :
- de +4,7% (+2,6% en euros constants, après -0,4% en 2023) pour l'ensemble des agents civils des ministères et des établissements publics, fonctionnaires ou non dans la FPE ;
- de +3,3% (+1,3% en euros constants, après -0,9% en 2023) pour l'ensemble des agents des collectivités locales, tous statuts et catégories confondus, fonctionnaires ou non dans la FPT ;
- de +2,7% (+0,7% en euros constants, après -0,9% l’année précédente) pour tous les salariés des hôpitaux et des établissements médico-sociaux publics de la FPH, qu’ils soient fonctionnaires, non fonctionnaires ou personnels médicaux.
Ces hausses s’expliquent notamment par des augmentations de points d’indice dans un contexte de recul de l’inflation.
Ces chiffres masquent néanmoins des disparités entre les catégories de fonctionnaires. Par exemple, dans la FPE, la hausse des salaires profite surtout aux catégories A (+3,4%) et B (+2,1%) tandis que le salaire moyen dans les catégories C recule de 2,6% sous l’effet de changements de catégories. Dans la FPT, à l’inverse, ce sont les catégories C qui connaissent la plus forte hausse (+1,6% contre +1,1% pour les catégories B et +0,2% pour les catégories A).
Des écarts de salaires toujours marqués entre femmes et hommes
Dans l’ensemble de la fonction publique, les écarts salariaux entre hommes et femmes sont toujours conséquents, en particulier dans la fonction publique hospitalière :
- dans la FPH, le salaire net en EQTP des femmes est inférieur de 19,1% à celui des hommes ;
- dans la FPE, l’écart de salaire net moyen en EQTP entre femmes et hommes est de 12% ;
- dans la FPT, le salaire net en EQTP des femmes est inférieur de 7% à celui des hommes.
À caractéristiques égales (âge, qualification, statut et type d’employeur identiques), les écarts de salaires entre hommes et femmes sont persistants (4,7% dans la FPH, 4,2% dans la FPT et 2,9% dans la FPE). Ils s’accroissent même légèrement dans la fonction publique d’État et la fonction publique hospitalière (respectivement +0,3 point et +0,2 point).