Le 4 août 2026, trois drones explosifs avaient été découverts à l'aéroport de Leipzig (Allemagne), à proximité de plusieurs avions cargos ukrainiens. Le 1er septembre 2026, le ministre de l'intérieur allemand a officiellement désigné la Russie comme étant à l'origine de l'opération. Le 2 septembre 2026, l'Union européenne (UE) et l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) se sont positionnées aux côtés de l'Allemagne.
Un acte d'ingérence pour la première fois attribué officiellement à la Russie
L’enquête menée par les autorités allemandes, dont les conclusions ont été présentées par le ministre fédéral de l'intérieur, Alexander Dobrindt, et par le ministre fédéral des affaires étrangères, Johann Wadephul, désigne la Russie comme "l'auteur de l'attaque hybride de Leipzig". Ils ont confirmé que les drones chargés d'explosifs retrouvés à l’aéroport de Leipzig présentaient les mêmes caractéristiques que d'autres précédentes ingérences suspectées d'être d'origine russes (cibles, modes opératoires et profils d’auteurs comparables).
Ainsi, pour la première fois, la Russie est officiellement désignée par l’Allemagne comme étant l'auteur d'une opération de "guerre hybride" sur son sol.
Ce nouvel épisode d’ingérence se déroule dans le contexte particulier d’élections régionales qui doivent se tenir dimanche 6 septembre 2026 dans le Land allemand de Saxe-Anhalt.
Soutien de l'UE et de l'OTAN à l'Allemagne
En réaction à cet épisode, l'Allemagne a annoncé plusieurs mesures à l'encontre de la Russie :
- la fermeture du consulat russe de Bonn à compter du 18 septembre ;
- la résiliation du contrat relatif à la Maison Russe de la science et de la culture, située à Berlin.
Au niveau européen, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a exprimé la "pleine solidarité" de l'UE avec l’Allemagne. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a affirmé que "les tentatives d'intimidations envers l'Europe sont vouées à l'échec" et que les sanctions contre la Russie allaient s'accentuer. Elle a également annoncé la convocation du chargé d’affaires russe auprès de l'UE.
Pour sa part, le Secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a déclaré que l'unité de l’OTAN demeure "inébranlable".
Lors d'un déplacement aux Pays-Bas le 2 septembre 2026, le président de la République, Emmanuel Macron, s’est exprimé sur la situation en évoquant "une guerre hybride que nous mène la Russie" tout en apportant son "plein soutien" à l'Allemagne. C'est dans ce contexte que la France a aussi convoqué le chargé d'affaires russe à Paris pour "protester très vivement" contre cette attaque.