L'étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) publiée le 2 septembre 2026 s'attache à l'activité des 308 hôpitaux de proximité – dont huit sur dix sont publics – présents sur le territoire. L'étude met en avant différentes caractéristiques de ce type d'établissements : âge des patients, durées d'hospitalisation, types de soins prodigués, niveau d'équipement des établissements…
Des patients souvent plus âgés
De taille plus réduite que les grands établissements de santé (CHR ou CH), les hôpitaux de proximité (HPR) dispensent une médecine polyvalente mais sans activité de chirurgie et sans soins obstétriques. Ils sont moins souvent équipés en plateaux techniques de pointe (IRM, scanners...) et ne sont que 6% à disposer, en interne, d'un laboratoire de biologie médicale.
Ils se distinguent par ailleurs par :
- des patients plus âgés en courts et moyens séjours (70 ans contre 50 ans dans les établissements non HPR pour les courts séjours et 74 ans contre 67 ans dans les établissements non HPR pour les moyens séjours) ;
- une capacité de lits de médecine nettement moindre que les hôpitaux publics non HPR mais avec un taux de lits supérieur en unités de soins longue durée (USLD) et pour les soins médicaux et de réadaptation (SMR) ;
- une activité de soins palliatifs moins importante (64% contre 75% dans les établissements non HPR) ;
- peu de services d’urgence (19%) ;
- peu d’établissements dotés d’un centre périnatal de proximité (18%).
Une implantation majoritairement en zones rurales
Concernant leur implantation géographique, les HPR sont majoritairement situés en zones rurales (56% contre 4% en zones urbaines denses). Dans certains territoires enclavés où ils sont présents, la distance moyenne à un établissement de santé non HPR peut être importante comme, par exemple, en Haute-Corse où la distance moyenne observée peut être de 80 kilomètres. En revanche, en région parisienne comme par exemple dans les Yvelines, les HPR se situent dans un rayon de 10 kilomètres d'une commune où est implanté un autre établissement de santé avec une activité de médecine.
Si le statut des HPR prévoit qu'ils offrent un accès à des équipements de télémédecine, ils jouent davantage un rôle d'intermédiaire avec d'autres établissements mieux équipés pour l'expertise médicale. Seulement 11% des HPR sont réellement sollicités pour des téléconsultations, note l'étude.
Concernant les praticiens hospitaliers en HPR, il est précisé qu'ils sont plus souvent en activité libérale par rapport aux praticiens exerçant dans les hôpitaux publics non HPR et en temps partiel (possiblement en exercice mixte salarié/libéral).