Quels leviers pour développer la bio économie des produits biosourcés en outre-mer ?

Date de remise :

Auteur(s) moral(aux) : Conseil général de l'Alimentation, de l'Agriculture et des Espaces ruraux

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Présentation

Les bio ressources valorisables et les conditions de mise en place de nouvelles chaines de valeurs sont au cœur de l’ambition du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation pour les territoires ultra-marins. Une mission du CGAAER a approfondi ces questions pour ce qui concerne les bio ressources à usages non alimentaire et non énergétique.
La bio économie des produits biosourcés outre-mer apparait, aujourd’hui, essentiellement consister en une collection de projets techniques par plante, groupe de plantes, ou bioressources – portés par des instituts spécialisés ou quelques entrepreneurs innovants. Ces projets relèvent de domaines variés et notamment de la cosmétique, de la parfumerie, de la pharmacie mais aussi de la construction. Ils communiquent sur l’intérêt d’un recours accru aux produits issus de la nature et sont généralement assez vertueux eu égard à leur impact sur l’environnement. Ils sont, en revanche, moins clairs sur les marchés visés, les quantités à produire et à mettre en marché. Ils apparaissent en conséquence peu susceptibles d’intéresser les financeurs privés et évoluent au rythme des financements publics collectés.
Dans ce contexte, le développement de la bio économie des produits biosourcés outre-mer devra être beaucoup plus pensé territoire par territoire que globalement. Il gagnera, en outre, à s’appuyer sur des produits « typés » visant des marchés de niche plutôt que prétendre installer quelques grandes filières dominatrices.

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Sommaire

RÉSUMÉ

LISTE DES RECOMMANDATIONS

1. INTRODUCTION

2. L’ÉTAT DES LIEUX DE L’ÉCONOMIE DES PRODUITS BIOSOURCÉS EN OUTRE-MER

2.1. La bio économie des produits biosourcés dans les Outre-mer : une histoire ancienne marquée par quelques expériences réussies

2.2. Bien qu’ayant fait long feu, les réussites d’envergure du passé suscitent toujours l’espoir d’un retour à meilleure fortune

2.2.1. La recherche de nouvelles plantes « miracles » ou la résurrection des anciennes
2.2.2. La conviction d’un fort potentiel de bioressources valorisables
2.2.3. Des acteurs de la recherche investis dans la production de connaissances sur les bio ressources
2.2.4. La certitude, portée par de nombreux acteurs ultramarins, que les marchés sauront valoriser et absorber les bio produits élaborés
2.2.5. D’autant que les origines « France » et « Europe » constituent des atouts décisifs

2.3. Mais dans les territoires ultramarins, le rapport à la bio économie est souvent décalé par rapport à la réalité de la demande
2.3.1. En raison, d’abord, d’une méconnaissance du cadrage stratégique sur la bio économie porté par les pouvoirs publics au niveau national
2.3.2. En raison, aussi, d’un portage politique local contrasté selon les territoires mais globalement peu affirmé et sans forte traduction opérationnelle
2.3.3. En raison également d’une absence de synthèse et de hiérarchisation des bioressources potentiellement d’intérêt
2.3.4. Un tissu industriel très spécialisé pour ce qui concerne la valorisation des produits biosourcés
2.3.5. Une connaissance très partielle des marchés et de leurs principaux acteurs
2.3.6. Un secteur privé financier d’une très grande frilosité pour soutenir les quelques initiatives prometteuses

2.4. Au total une approche de la bio économie des produits biosourcés beaucoup plus axée sur l’offre que sur un positionnement par rapport à la demande et les marchés

2.5. Un constat général qui connait des déclinaisons territoriales différenciées

2.5.1. Mayotte
2.5.2. La Réunion
2.5.3. Guadeloupe
2.5.4. Martinique
2.5.5. Guyane

3. COMMENT SOUTENIR L’ÉCONOMIE DES PRODUITS BIOSOURCÉS

3.1. Des traductions différenciées par territoire
3.1.1. Mayotte : reconstruire une histoire à partir de l’ylang-ylang
3.1.2. La Réunion : des orientations affirmées auxquelles se référent de nombreux acteurs désunis
3.1.3. Guadeloupe : une réussite et… ?
3.1.4. Martinique : des essais dispersés à transformer
3.1.5. En Guyane

3.2. Dans le contexte précédemment décrit, des chemins de croissance qui devront être « typés »
3.2.1. Les futurs chemins de croissance devront vraisemblablement reposer sur des marchés de niche plus que dépendre de quelques grandes filières dominatrices
3.2.2. Faisant du ciblage des bioressources utilisées, des produits élaborés et des marchés visés des avantages comparatifs
3.2.3. Et valorisant les conditions de production des marchandises mises en marché ou consommées
3.2.4. Et utilisant à bon escient leur origine « France » et/ou « Europe »

3.3. Et qui appelleront une clarification du rôle et du positionnement des acteurs
3.3.1. Un portage politique devant être affirmé avec un caractère beaucoup plus territorial qu’ultramarin ou national
3.3.2. Un investissement dans la connaissance des marchés beaucoup plus conséquent qu’actuellement
3.3.3. Un rapprochement des acteurs de l’aval pour sécuriser les débouchés
3.3.4. Des acteurs de la recherche devant se rapprocher plutôt que s’ignorer
3.3.5. Des acteurs gagnant à se fédérer
3.3.6. Des financements publics devant être appuyés par des investissements privés

CONCLUSION

ANNEXES
Annexe 1 : Lettre de mission
Annexe 2 : Note de cadrage
Annexe 3 : Questionnaire aux DAAF
Annexe 4 : Cosmetic Valley
Annexe 5 : Contraintes à lever pour l’utilisation des sargasses – Ademe de Guadeloupe
Annexe 6 : L’herbe à pic
Annexe 7 : Liste des personnes rencontrées
Annexe 8 : Liste des sigles utilisés

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Fiche technique

Type de document : Rapport d'étude

Pagination : 70 pages

Édité par : Ministère de l'agriculture et de l'alimentation

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