Le marché du transport en France - Volume 5

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Auteur(s) moral(aux) : Autorité de régulation des transports

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Dans son cinquième rapport multimodal consacré au transport de voyageurs et de marchandises en France, l'Autorité de régulation des transports (ART) met en évidence les principales évolutions des mobilités observées en 2024 et leurs implications pour les politiques publiques. La baisse des émissions du secteur des transports se poursuit malgré une progression globale des mobilités, principalement grâce au report des voyageurs vers les modes collectifs. Le transport ferroviaire apparaît comme le principal bénéficiaire des recompositions observées depuis la crise sanitaire, tandis que le transport aérien domestique poursuit son recul. La qualité de service des transports collectifs s'améliore sans retrouver son niveau d'avant-crise : elle constitue de ce fait un enjeu majeur pour la poursuite du développement des transports collectifs. À l'échelle européenne, le train renforce sa position sur les liaisons les plus courtes face à l'avion, mais sa progression reste limitée par l'insuffisance des connexions internationales. 

Sommaire
Avant-propos
Synthèse exécutive
Avertissement

PARTIE I - LE MARCHÉ DU TRANSPORT EN FRANCE

Essentiel
Chiffres clés

01 L’offre et la demande de transports de voyageurs
1.1 Les déplacements des voyageurs ont connu une légère hausse en 2024 portée par les transports collectifs
1.2 Une poursuite de la hausse des transports ferroviaires et en autocars ainsi que de la baisse du transport aérien domestique
1.3 Depuis 2022, les déplacements à longue distance en transports collectifs connaissent une croissance plus importante que la voiture sur autoroute

02 Les prix et tarifs des transports domestiques
2.1 En 2024, une nouvelle hausse des prix du transport aérien et une baisse des prix des transports routiers accroissent les écarts de prix entre modes
2.2 Le transport aérien à bas prix reste compétitif face au transport ferroviaire en Intercités et TAGV classique ou à la voiture particulière sur autoroute concédée
2.3 Le TAGV, à partir de 600 km, est moins cher que la voiture individuelle sur autoroute mais plus cher que l’avion classique en cas de correspondance
2.4 La baisse du prix de l’énergie en 2024 n’a pas conduit à une baisse des prix des services de transport collectifs, du fait d’une hausse des péages ou des taxes
2.5 L’évolution du prix des transports collectifs dépend de la période de départ et de la date d’achat, mais est plus marquée pour les avions et les TAGV

03 Qualité de service
3.1 Les services longue distance ont bénéficié d’une baisse notable des annulations
3.2 En 2024, une légère amélioration de la ponctualité moyenne est constatée pour les transports longue distance mais sans retrouver les taux observés en 2019
3.3 En 2024, près de 40 % des retards à l’arrivée relevaient de la responsabilité des entreprises ferroviaires
3.4 Le temps perdu reste stable en moyenne en 2024 mais avec toujours de fortes variations saisonnières
3.5 Le taux de réalisation s’est nettement amélioré pour les services conventionnés de courte distance, atteignant son niveau le plus élevé depuis 2017
3.6 Le taux de ponctualité est en hausse en 2024 pour les services ferroviaires de proximité avec une amélioration plus marquée pour les transports d’Île-de-France
3.7 La répartition des causes de retard diffère également pour les transports de proximité du fait des spécificités propres à chaque service
3.8 L’amélioration de la qualité de service pour les Transilien-RER en 2024 se traduit également par une baisse du retard moyen

04 Le transport de marchandises
4.1 En 2024, le transport intérieur de marchandises progresse mais s’inscrit toujours en continuité de la stagnation globale qu’il connaît depuis 2010
4.2 Le rebond observé en 2024 est essentiellement porté par les flux internationaux et de transit
4.3 La dynamique du transport ferroviaire est principalement portée par les flux nationaux
4.4 Une croissance portée par les flux agricoles et alimentaires, dans un marché dominé par les marchandises groupées en conteneurs
4.5 La progression des flux conteneurisés favorise le développement des solutions intermodales
4.6 Le coût du pavillon routier français continue à progresser quand celui de ses concurrents internationaux reste stable

05 L’impact environnemental des transports
5.1 L’impact environnemental du secteur des transports baisse significativement en 2024 par rapport à 2019
5.2 Quasiment tous les modes de transport ont stabilisé, voire réduit, leurs émissions … 
5.3 … dans un contexte de recomposition des mobilités des voyageurs et d’intensification du transport de fret
5.4 Les émissions unitaires ne baissent que légèrement, la baisse globale des émissions s’explique par le report des voyageurs sur des modes moins émissifs
5.5 Le transport routier a contribué à une légère hausse des émissions de métaux lourds

PARTIE II - LE TRANSPORT DE VOYAGEURS ENTRE LA FRANCE ET L’EUROPE

06 Panorama des liaisons directes entre la France et les pays européens
6.1 En moyenne, 2 000 circulations sont effectuées chaque jour pour relier la France aux pays européens en 2024
6.2 L’activité européenne représente seulement 16 % de la fréquentation ferroviaire, mais 32 % de celle des autocars SLO et 80 % de l’aérien court et moyen-courrier
6.3 Au sein des 12 aires métropolitaines françaises, Bordeaux, Toulouse, Nice et Grenoble ne disposent pas d’offre ferroviaire régulière directe à l’international
6.4 L’aérien et les autocars SLO disposent des réseaux étendus de destinations européennes alors que le réseau ferroviaire se limite aux voisins proches de la France
6.5 Le ferroviaire montre des faiblesses marquées pour les marchés espagnol et italien

07 Concurrence modale sur les liaisons européennes
7.1 En dépit d’une offre de liaisons prépondérante, les autocars exercent une concurrence très limitée aux modes aériens et ferroviaires
7.2 Le ferroviaire est le mode le plus utilisé, devant l’aérien, sur les liaisons européennes en concurrence tri-modale mais cette majorité se concentre sur seulement un tiers des liaisons
7.3 Le ferroviaire est dominant face à l’aérien sur les liaisons de moins de 4 heures mais perd rapidement sa part modale quand le temps de trajet est au-delà
7.4 L’aérien reste le mode le plus onéreux sur la plupart des liaisons en concurrence, à l’exception notable des destinations espagnoles et italiennes

GLOSSAIRE
ANNEXES

  • Type de document : Rapport d'activité
  • Pagination : 96 pages
  • Édité par : Autorité de régulation des transports