Interviews de M. Raymond Barre, député apparenté UDC, dans "Le Quotidien de Paris" du 3 novembre et "Le Monde" du 21 novembre 1992, sur la cohabitation, l'adaptation de la Constitution, les média, la social-démocratie et le libéralisme social.

Résumé

Institutions : position défavorable à la cohabitation (affirmation que le Président de la République peut nommer un Premier ministre et un gouvernement qui ne soit pas le reflet de la nouvelle Assemblée et attendre l'adoption d'une éventuelle motion de censure pour dissoudre l'Assemblée) et commentaires sur les relations de M. Barre avec M. Giscard d'Estaing lorsqu'il était président-position favorable à un maintien du septennat mais aussi à une adaptation de la Constitution (extension du champ du référendum, saisine du Conseil constitutionnel par le citoyen, réforme de la Haute Cour de justice, plus large prise en compte des propositions de loi, maintien de l'article 49-3, mais seulement pour des textes essentiels).<br>- Politique : critique du système des primaires et du rôle des partis dans la désignation du Premier ministre, souhait d'une règle sur l'incompatibilité des fonctions pour limiter le cumul des mandats et d'une plus grande "flexibilité" des partis-commentaires sur le décalage entre partis, élus et électeurs. Analyse des relations entre média et monde politique (proposition de mise en place d'un "comité national d'éthique médiatique" et d'un code de déontologie médiatique) et définition de la social-démocratie et du libéralisme social. Commentaires sur la convergence des courants politiques sur plusieurs questions (économie, Europe...), sur la nécessité de lourdes adaptations structurelles (envisageables grâce à l'accord de tous les "Républicains de gouvernement") qu'un nouveau premier ministre élu en 1993 risque de ne pas pouvoir mener (pas de candidature de M. Barre à ce poste), sur la place de la morale en politique.- 4 PAGES