Intelligence artificielle : quelle stratégie européenne ?

Une nouvelle révolution technologique est en marche. Dans cette course où les États-Unis et la Chine investissent massivement, le Sénat estime que l’Union européenne doit agir “vite, fort et de manière globale”.

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L'Europe vue du ciel la nuit reliée par des points lumineux simulant des liens numériques.
"L’intelligence artificielle ne peut se penser dans un cadre seulement national”, Cédric Vallani, député. ©NicoElNino - stock.adobe.com

Les enjeux liés au développement de l’IA

Le 31 janvier 2019, la commission des affaires européennes du Sénat a publié un rapport d’information qui analyse les propositions de la Commission européenne en matière d’intelligence artificielle (IA).

“L’intelligence artificielle ne peut se penser dans un cadre seulement national”. Cette citation du député Cédric Villani, auteur du rapport “Donner du sens à l’intelligence artificielle” préfigure la place de l’IA, technologie qui pourrait être à l’origine d’une nouvelle révolution industrielle, au cœur d’une nouvelle compétition mondiale.

Dans cette course où les États-Unis et la Chine investissent massivement, le Sénat estime que l’Union européenne doit agir “vite, fort et de manière globale”. La communication publiée par la Commission européenne le 25 avril 2018 sur “L’intelligence artificielle pour l’Europe” confirme cette orientation.

La stratégie et le plan d’action proposés par l’UE

Les objectifs et les enjeux de cette initiative européenne sont :

  • renforcer la capacité industrielle et technologique de l’UE, investir dans la recherche et l’innovation, faciliter l’accès aux données tant dans le secteur public que dans le privé ;
  • développer les compétences numériques et soutenir les transitions sur le marché du travail de manière à se préparer aux changements induits par l’IA ;
  • garantir un cadre éthique et juridique approprié.

En appui à cette stratégie, la Commission européenne propose une trajectoire d’investissements publics et privés devant atteindre 20 milliards d’euros d’ici à 2020. Elle propose également de lancer un nouveau fonds pour soutenir les start-ups et les PME dans le domaine de l’intelligence artificielle et des chaînes de blocs.

Pour sa part, la commission des affaires européennes du Sénat plaide pour l’adoption d’un projet important d’intérêt commun en faveur de l’IA (PIIEC), possibilité ouverte par l’article 107 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE).