Covid-19 : l’Union européenne finance de nouveaux projets de recherche

Face à la pandémie persistante de Covid-19, l’Union européenne (UE) va investir 128 millions d’euros dans 23 projets de recherche. Cet investissement pour lutter contre le virus s’ajoute aux 26 programmes déjà soutenus à hauteur de 165,2 millions d’euros.

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Covid-19 : groupe de chercheurs en plein travail.
Les 23 nouveaux projets concernent 347 équipes de recherche provenant de 40 pays. © Ledomstock - stock.adobe.com

Dans un communiqué publié le 11 août 2020 sur le financement de nouveaux projets de recherche, la Commission européenne dévoile les grandes lignes des projets retenus.

Un besoin urgent de solutions innovantes

À la suite d’un appel à propositions lancé le 19 mai 2020, des scientifiques se sont mobilisés pour préparer en moins de quatre semaines des projets de recherche collaborative. Au terme d’une évaluation accélérée réalisée par des experts indépendants, la Commission a sélectionné les projets les plus prometteurs.


Ces projets sont financés au titre d’Horizon 2020, le programme de l’Union européenne pour la recherche et l’innovation. Celui-ci s’inscrit dans le cadre de l’engagement pris par la Commission de consacrer 1,4 milliard d’euros à la "Réponse mondiale au coronavirus".


Les 23 nouveaux projets concernent 347 équipes de recherche provenant de 40 pays ; 34 d’entre elles sont issues de 16 États non membres de l’Union.

Cinq axes d’intervention

Les projets choisis visent à :

  • réorienter l’industrie manufacturière pour qu’elle produise rapidement les fournitures et les équipements vitaux nécessaires aux tests, aux traitements et à la prévention ;
  • développer des technologies médicales et des outils numériques destinés à améliorer le diagnostic, la surveillance et les soins, et à protéger les professionnels de santé ;
  • analyser les incidences comportementales et socioéconomiques des réponses apportées par les États à l’épidémie, en matière de santé mentale par exemple, en vue d’optimiser les stratégies de prévention et de traitement ;
  • tirer des leçons de l’étude de grands groupes de patients (cohortes) dans toute l’Europe afin de repérer des facteurs de risque et de mieux comprendre les causes possibles de la maladie ;
  • renforcer la collaboration entre les cohortes européennes et internationales. La mise en réseau des instituts de recherche qui collectent des données sur les soins aux malades doit permettre d’étudier les caractéristiques des patients, les facteurs de risque et l’efficacité des traitements.