Plateforme pour la Crimée : soutien réaffirmé à l'intégrité et à la souveraineté de l'Ukraine

Le deuxième sommet de la plateforme pour la Crimée a eu lieu le 23 août 2022. Chefs d'État et de gouvernement et organisations internationales ont participé à l'événement retransmis sur la chaîne du ministère des affaires étrangères ukrainien. L'Union européenne a réaffirmé ne pas reconnaître l'annexion de la Crimée.

Ministère des Affaires étrangères, à Kiev, en Ukraine.
Le Conseil européen, par la voix de son président Charles Michel, a réaffirmé son "soutien" à la "souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine". © Dima Sergiyenko - CC-BY-SA 4.0

Aucune faiblesse, aucun esprit de compromission ne doivent être montrés à la Russie, a insisté Emmanuel Macron dans sa déclaration du 23 août 2022 lors de la plateforme pour la Crimée. Le président français a appelé la Russie "à cesser les hostilités, à retirer ses troupes de l'intégrité du sol ukrainien, à faire le choix de la diplomatie pour rebâtir la paix".

Initiative du président Volodymyr Zelensky, la plateforme est un outil diplomatique de coordination pour mettre fin à l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014. Le premier sommet concernant la plateforme pour la Crimée avait réuni 46 pays en 2021, à Kiev. Une déclaration commune appelait à cesser l'occupation de ce territoire.

"La Crimée, c'est l'Ukraine"

Le Conseil européen, par la voix de son président Charles Michel, a réaffirmé son "soutien" à la "souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine". L'avenir de l'Ukraine "réside au sein de l'Union européenne" qui "ne reconnaît pas et ne reconnaîtra pas l'annexion illégale de la Crimée et de Sébastopol" a-t-il déclaré dans son discours du 23 août 2022.

Le président a notamment fait part des " profondes préoccupations" de l'UE concernant les risques que font courir les bombardements de la centrale nucléaire de Zaporijjia.

L'UE soutient ainsi notamment :

  • l'enquête de la Cour pénale internationale sur les crimes de guerre ;
  • l'aide humanitaire à l'Ukraine mais aussi l'assistance macrofinancière, les réfugiés ayant quitté leur pays et l'armée ukrainienne.

Quant à l'OTAN, son secrétaire général a confirmé que le partenariat de l'organisation avec l’Ukraine "s'inscrit résolument dans la durée", en particulier en aide, en présence et en équipements militaires.

Les fondements de la plateforme

Lors de la présentation de la plateforme devant l'Assemblée générale des Nations unies, le 24 février 2021, cinq points avaient été précisés :

  • la politique de non-reconnaissance ;
  • la sécurité ;
  • l’efficacité des sanctions ;
  • la protection des droits humains ;
  • des mesures pour inverser les répercussions négatives de l’occupation de l’Ukraine sur l’économie et l’environnement.

Un an après, les mesures d'assistance ont été renforcées, notamment la fourniture de carburant, de denrées alimentaires, de matériel médical, d’équipements de protection pour les soldats, de moyens de communication sécurisés, ainsi que d’équipements de lutte contre les mines et contre les agents chimiques ou biologiques.