Image principale 1
Image principale 1
© vip-photoworld - stock.adobe.com

Conditions de logement : quelles différences entre locataires et propriétaires ?

Temps de lecture  4 minutes

Par : La Rédaction

Propriétaires, locataires, parc social, parc privé, âges, types de ménages… une étude de l'Insee publiée le 21 janvier 2026 dresse un panorama des conditions de logement en 2024.

L'étude de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) parue le 21 janvier 2026 sur les conditions de logement au début de l'année 2024 constate la difficulté des moins de 30 ans à accéder à la propriété et, au-delà, à disposer d'un logement de qualité (espace, clarté, bonne isolation, qualité de l’environnement…). Si les familles monoparentales sont plus souvent locataires du parc social, les personnes de moins de 65 ans vivant seules sont également plus souvent locataires mais dans le parc privé. Quant aux propriétaires, qu'ils soient "accédants" ou "non accédants" (avec ou sans emprunt en cours), ils sont plus fortement représentés parmi les plus de 40 ans et les couples avec enfants

 

 

Des propriétaires généralement mieux lotis que les locataires

Comme le souligne l'Insee, "la surface des résidences principales a légèrement augmenté en dix ans, avec une surface moyenne de 90,6 m² en 2013 et 92,5 m² en 2024", 56% des résidences principales étant des maisons (logements individuels).

La surface moyenne des maisons est en légère hausse par rapport à 2013 (116 m2 contre 111m2). Les disparités de surface dans les maisons sont toutefois importantes entre propriétaires et locataires (63% des propriétaires vivent dans une maison de cinq pièces ou plus contre 33% des locataires du parc privé et 23% des locataires du parc social).

Les ménages propriétaires de leur logement (57% des foyers) disposent de presque deux fois plus de surface d’habitation que les locataires (112,8 m2 contre 64,2 m2). Les propriétaires de plus de 65 ans, qui sont plus souvent non accédants (ils ont fini de payer leur logement), disposent généralement d'une plus grande surface par habitant.

Les locataires, qu'ils soient en parc social ou privé, vivent dans une surface de logement plus petite (en moyenne 38 à 39 m2 par habitant).

Mais, l'étude relève que 9% des ménages vivent dans un logement surpeuplé (moins de 18 m2 par personne). Cette situation concerne beaucoup plus largement les locataires que les propriétaires (écart statistique de 1 à 6). Les catégories les plus touchées sont les habitants du parc social et les couples avec trois enfants (43% des cas de logement surpeuplé). 

Des locataires qui déclarent plus souvent des défauts dans leur logement que les propriétaires

L'étude de l'Insee détaille aussi les défauts les plus récurrents signalés par les locataires et les propriétaires :

  • les difficultés à chauffer le logement (41,3% des locataires contre 26,4% des propriétaires) ;
  • les difficultés à rafraîchir le logement en été (36,8% des locataires contre 18,7% des propriétaires) ;
  • le logement jugé trop cher par 35,1% des locataires contre 18,3% des propriétaires ;
  • le bruit (29,1% des locataires, en particulier dans les logements collectifs du parc social et en commune dense contre 9,8% des propriétaires) ;
  • le manque de luminosité (pour 13,6% des locataires contre 7,2% des propriétaires).

Ces difficultés touchent plus particulièrement des familles vivant dans un logement surpeuplé. À ces difficultés peuvent s’ajouter l’insuffisance des services médicaux et de services publics en zone rurale ou les problèmes de délinquance et de qualité de l'environnement en commune dense et dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV).

La mobilité des ménages est plus fréquente chez les locataires et les moins de 30 ans. Dans cette catégorie d'âge, l'accès à la propriété est rare (14%) tout comme il est rare pour les familles monoparentales et les personnes seules.