Le sommet mondial du 10 mars 2026 rassemble des chefs d'État et de gouvernement, des représentants de l'Union européenne (UE), des responsables d'organisations internationales et d'institutions financières ainsi que des acteurs de l'industrie.
Lors de la 69ᵉ Conférence générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), en septembre 2025, Anne-Isabelle Étienvre, administratrice générale du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), avait déclaré que "la France entend faire de ce sommet une occasion unique de consacrer la reconnaissance du nucléaire, à la fois comme moyen de lutte contre le dérèglement climatique et comme garant de la sécurité de nos approvisionnements en énergie".
Quel rôle du nucléaire dans la transition énergétique ?
L’énergie nucléaire représente aujourd’hui près de 10% de la production mondiale d’électricité. Pour de nombreux pays, elle est un complément essentiel aux énergies renouvelables pour produire une électricité abordable et bas-carbone.
Les thématiques suivantes ont été abordées lors du sommet :
- le rôle du nucléaire dans la transition énergétique et dans l'accès à une électricité décarbonée ;
- les conditions de financement des projets nucléaires ;
- l’innovation et les technologies de nouvelle génération, dont les petits réacteurs modulaires.
Le développement de l’atome gagne en effet du terrain.
L’Union européenne change de politique et soutient désormais l’énergie nucléaire
Réduire la part du nucléaire en Europe était une "erreur stratégique", selon la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. "Alors qu'en 1990, un tiers de l'électricité européenne provenait du nucléaire, aujourd'hui cette part est tombée à environ 15%. Cette réduction de la part du nucléaire était un choix. Je pense que c'était une erreur stratégique de la part de l'Europe de se détourner d'une source fiable et abordable d'énergie à faibles émissions."
En septembre 2025, la Cour de justice de l’Union européenne avait d'ailleurs aussi officialisé le nucléaire comme énergie "propre" dans la taxonomie de la finance verte.
Une dépendance à l'uranium russe
L'entreprise d’État russe spécialisée dans le nucléaire, Rosatom, est en première position mondiale en matière d'enrichissement de l’uranium. Rosatom est aussi le premier constructeur de centrales nucléaires dans le monde, selon un rapport de 2023 de la Direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS) rattachée au ministère des armées. Dans son discours d'ouverture, le président de la République, Emmanuel Macron, a d'ailleurs reconnu l’existence de la dépendance française à l’uranium russe et a plaidé en faveur d'une coopération internationale plus importante.