Enquête : Votre avis sur Vie-publique.fr nous intéresse ! Répondez à notre enquête. Quelques minutes suffisent.

Image principale 1
Image principale 1
© fanfan - stock.adobe.com

Rapport 2026 sur la fonction publique : focus sur les conditions de travail

Temps de lecture  4 minutes

Par : La Rédaction

Fonction publique d'État (FPE), territoriale (FPT), hospitalière (FPH) : dans son rapport 2026, la Direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP) traite notamment des conditions de travail en 2024 par rapport à celles du secteur privé.

Avec une hausse des effectifs de 0,6% de 2023 à 2024 (soit 37 000 agents), la fonction publique emploie 5,85 millions d'agents au 31 décembre 2024 :

  • 2,58 millions d'agents de l'État (+0,8%) ;
  • 2,02 millions d'agents territoriaux (+0,5%) ;
  • 1,25 million d'agents hospitaliers (+0,5%).

La fonction publique (y compris les contrats aidés) représente 19,8% de l'emploi total - salarié et non salarié - en France. 

Effectifs, rémunérations, flux de personnels, formation... Publiée par la Direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP) le 15 octobre 2026, l'édition 2026 du rapport annuel sur l'état de la fonction publique donne une vue d'ensemble des trois fonctions publiques en 2024 et en 2025.

Quelles contraintes physiques au travail ?

D'après le rapport, il y a moins de contraintes physiques (longue station debout, posture fatigante, port de charges lourdes, mouvements douloureux ou fatigants...) dans la fonction publique que dans le secteur privé. 36% des agents de la fonction publique déclarent subir au moins trois contraintes physiques, contre 40% des salariés du privé.

Toutefois, il existe des différences entre les trois versants de la fonction publique :

  • 56% des agents de la FPH sont confrontés à au moins trois contraintes physiques ;
  • contre 38% dans la fonction publique territoriale FPT ;
  • et 25% dans FPE.

Les métiers qui sont les plus exposés aux contraintes physiques avec 70% des effectifs, sont :

  • les aides-soignants ;
  • les employés d'accueil de la petite enfance ;
  • les agents de service ;
  • les ouvriers.

50% des policiers, militaires et pompiers sont également confrontés à au moins trois contraintes physiques.

 

Reconnaissance et sentiment d'utilité

Selon le rapport, les agents de la fonction publique subissent davantage un manque de reconnaissance professionnelle que les salariés du privé. En 2024, ils déclarent plus souvent :

  • être mal payés au regard du travail réalisé (41% contre 31%) ; 
  • être évalués par des personnes peu au fait de leur travail (26% contre 17%) ;
  • ne pas recevoir l'estime et le respect que leur travail mérite (29% contre 22%) ;
  • ne pas bénéficier de perspectives de promotion satisfaisantes au regard des efforts consentis (46% contre 35%).

Près de six enseignants sur dix jugent que leurs perspectives de promotion ne sont pas satisfaisantes au regard des efforts consentis, contre un tiers des cadres administratifs. Les enseignants déclarent aussi plus souvent ne pas recevoir l'estime méritée, être évalués par des personnes peu au fait de leur travail, et être mal payés au regard du travail réalisé.

Les aides-soignants et les employés d'accueil de la petite enfance sont les plus nombreux à juger leur rémunération insuffisante au regard du travail réalisé (la moitié d'entre eux).

Les agents publics déclarent plus souvent que les salariés du secteur privé faire des choses utiles aux autres (86% contre 76%). 

94% des aides-soignants et employés d'accueil de la petite enfance déclarent toujours ou souvent se sentir utiles. Ils sont suivis par :

  • les professions de l'enseignement primaire et professionnel, de la formation continue et du sport ainsi que les professions intermédiaires de la santé et du travail social (92%) ; 
  • les professions de l'enseignement secondaire, du supérieur et de la recherche, ainsi que les agents de service (84%).

La Documentation française propose