Le 16 septembre 2026, à l'occasion du discours annuel sur l'État de l'Union européenne (UE), la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait annoncé que le Canada pourrait devenir prochainement le tout premier "membre associé" de l'UE.
C'est dans ce contexte que le 21e sommet entre l'UE et le Canada a eu lieu à Montréal les 29 et 30 octobre 2026.
Un accord sur le commerce numérique
En 2025, les échanges de services réalisés par voie numérique entre l'UE et le Canada ont atteint plus de 19,8 milliards d'euros.
Afin de consolider ces échanges, le Digital Trade Agreement (DTA) pose un cadre s'appliquant aux relations bilatérales entre l'UE et le Canada sur le commerce numérique.
Cet accord vise à :
- supprimer les obstacles pouvant ralentir les opérations ;
- renforcer la confiance des entreprises souhaitant commercer à l'international ;
- protéger les consommateurs contre les pratiques trompeuses ou frauduleuses.
Ainsi, le DTA contribue à renforcer l'économie numérique en réduisant les procédures administratives et en soutenant le recours aux contrats électroniques et aux factures électroniques.
Le texte sera bientôt transmis pour approbation auprès du Conseil de l'UE et du Parlement européen.
Le début d'une "Alliance pour l'avenir"
Le sommet des 29 et 30 octobre 2026 a permis de poursuivre le renforcement des liens entre l'UE et le Canada. La déclaration commune des parties annonce le début de "l'Alliance pour l'avenir du Canada et de l'UE". Il convient de noter que cette déclaration, qui rappelle les réalisations communes des parties, ne mentionne pas le futur statut de "membre associé" du Canada.
Cette alliance porte autour d'une coopération stratégique renforcée dans plusieurs secteurs dont la défense et le commerce.
Ainsi, le Canada et l'UE ont annoncé notamment :
- la finalisation de négociations sur un accord facilitant les investissements européens dans les matières premières stratégiques canadiennes ;
- la volonté du Canada de participer, à hauteur de 500 millions d'euros, au financement du Prêt de soutien à l'Ukraine ;
- une plus grande coopération entre l'agence Frontex et l'Agence des services frontaliers du Canada ;
- des efforts communs dans le domaine de l'intelligence artificielle (développement et innovation).
Les parties précisent vouloir approfondir leur relation "sans qu'il s'agisse d'une pleine adhésion à l'UE". Enfin, elles indiquent souhaiter atteindre des objectifs "de sécurité économique et d'autonomie stratégique".